12 novembre 2008

Des infos la DROITE est toujours là ....et le PS ????

La commission des Finances du Sénat a estimé que les retraites de la fonction publique "sont le principal facteur de dérive des dépenses de l' Etat" et recommandé la mise en oeuvre de la réforme de la gestion des pensions.

"Le coût des pensions augmentera de 2,5 milliards d' euros par an sur la période 2009-2011 et, avec la charge de la dette, absorbera 70 % des marges de manoeuvre budgétaires", assure le rapporteur de la mission "régimes sociaux et de retraites" et "pensions" du projet de budget 2009 examinée par la commission sénatoriale.

"Plus de 55 milliards d' euros seront consacrés en 2009 au financement des retraites de la fonction publique et des principaux régimes spéciaux dont l' Etat assure l' équilibre financier", précise la commission.

"50,3 milliards d' euros" iront aux "pensions des 2,3 millions de retraités de la fonction publique civile, militaire et des établissements industriels de l' Etat et "5,18 milliards d' euros répartis entre les régimes de retraite de la SNCF (3 milliards d' euros, 300.000 retraités), des marins (747 millions d' euros, 122.000 retraités), des mineurs (587,5 millions d' euros, 356.000 retraités) et de la RATP (501,1 millions d' euros, 44.000 retraités)", détaille-t-elle.

La commission rappelle que "la réforme de la gestion des pensions" représente "un gisement d'économie de 1.200 emplois sur les quelque 3.000 emplois répartis entre le service des pensions, les centres régionaux et les ministères employeurs".

Elle a décidé d'envoyer le 17 novembre le rapporteur au service des pensions de Nantes "pour effectuer un contrôle sur place et sur pièces de la réforme de la gestion des pensions de l'Etat".

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Les réformes mises en place par le gouvernement dans la Fonction publique "vont coûter de l'argent et pas en économiser" dans les prochaines années, même si "elles sont nécessaires", a déclaré lundi à l'AFP George Tron, député UMP de l'Essonne et auteur d'un rapport sur le sujet.
Ces réformes "sont nécessaires, mais dans les trois à cinq ans à venir, elle vont coûter de l'argent et pas en économiser", a estimé M. Tron, auteur d'un rapport présenté vendredi en Commission des Finances à l'Assemblée nationale dans le cadre de l'examen du budget 2009.
Les "surcoûts liés à la réforme elle-même vont être importants", a-t-il ajouté.

Dans son rapport, dont une copie a été transmise à l'AFP, M. Tron cite l'exemple de la fusion Impôts-Trésorerie qui a abouti à la création de la nouvelle Direction générale des Finances publiques (DGFiP) et a entraîné "une diminution des effectifs de plus de 6.000 emplois temps plein entre 2006 et 2009".
Or, "en dépit de cette réduction d'effectifs, les dépenses de personnel (...) continuent à augmenter",
note-t-il. Et selon les projections effectuées pour les années à venir, la baisse des effectifs "ne fera que freiner l'augmentation des dépenses".
"Le même raisonnement pourrait être tenu avec les autres fusions", poursuit-il, comme "à l'Intérieur pour la police et la gendarmerie ou dans tous les autres ministères qui ont été réorganisés par la RGPP (révision générale des politiques publiques)", vaste chantier lancé par le gouvernement qui vise à limiter les dépenses de l'Etat en réduisant le nombre de fonctionnaires.
M. Tron cite aussi le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires visant à faciliter le transfert d'agents d'une administration à l'autre, voire d'une Fonction publique à l'autre (Etat, territoriale ou hospitalière), dans le cadre de la RGPP.

Ce projet s'accompagne de primes compensatoires (pécule de départ, prime de restructuration de service, aide à la mobilité du conjoint, etc) "aboutissant à des dépenses de plusieurs centaines de millions d'euros", selon M. Tron.

"Un conjoint par exemple se verra octroyer des incitations suffisamment importantes mais extrêmement coûteuses", juge-t-il.
Enfin, certaines réformes ont "un coût immobilier important": "quand on concentre des bâtiments immobiliers, comme au ministère de la Justice, c'est une opération immobilière qui coûte de l'argent", a-t-il expliqué.

Le budget 2009 prévoit la suppression de 30.600 postes de fonctionnaires, ce qui permettra à l'Etat de réaliser 776 millions d'euros d'économies, dont la moitié, soit 338 millions d'euros, seront redistribués aux agents.

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PARIS, 12 nov 2008 (AFP) - Gérard Collomb, premier signataire de la motion soutenue par Ségolène Royal, a estimé que cette dernière devait briguer le premier secrétariat du PS si d'autres présidentiables se lancent, tout en marquant sa préférence pour une "candidature de synthèse". "Nous avions dit préalablement que le premier secrétaire ne devait pas être un présidentiable", a rappelé sur LCI le maire de Lyon.

Mais, a-t-il poursuivi, si "d' autres présidentiables commencent à émerger et à présenter leur candidature, à ce moment-là, évidemment Ségolène Royal est déliée de l' engagement qu' elle avait pris et doit présenter sa candidature dans les prochains jours", a-t-il ajouté.

Ségolène Royal a "évidemment la légitimité" pour se présenter, a dit M. Collomb, jugeant qu' avec 29% du vote des militants, sa motion est arrivée "assez loin devant les autres". "Si elle doit y aller parce que les autres motions ont refusé un rassemblement autour de la motion qui est arrivée en tête, nous la soutiendrons.

Mais aujourd'hui, notre préférence, c' est encore une candidature de synthèse qui permette de rassembler l' ensemble du parti", a ajouté le maire de Lyon.

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Le député PS de l' Indre Michel Sapin a estimé mercredi qu' une candidature de Ségolène Royal au poste de premier secrétaire serait "une candidature d' affrontement" et souhaité un autre candidat du même camp qui favoriserait "une coopération" au sein du parti.

"Aussi légitime soit-elle, une candidature de Ségolène Royal serait une candidature d' affrontement, dont on ne sait pas sur quoi elle déboucherait", a déclaré M. Sapin, proche du premier secrétaire François Hollande, interrogé par l' AFP.

Le secrétaire national du PS a aussi fait remarquer que le fait que la présidente du Poitou-Charentes devienne la numéro un du parti "ne changerait rien au parlement" du PS, le conseil national, où aucune des quatre grandes motions ne sera majoritaire.

M. Sapin a préconisé "une autre solution" autour de la candidature de "quelqu'un qui serait issu de la motion de Ségolène Royal mais qui serait dans la coopération avec les deux autres motions" issues de la majorité sortante: celle de Bertrand Delanoë et celle de Martine Aubry.

Ce point de vue est partagé par d' autres proches de M. Hollande, comme Jean-Yves Le Drian et Alain Rousset, respectivement présidents des régions Bretagne et Aquitaine, a-t-il précisé.

L' ancien ministre s' est dit convaincu que "si c' est Ségolène Royal" qui est candidate au nom de sa motion, "il n' y aura pas de rassemblement au congrès de Reims" (14-16 novembre) et Reims sera "le premier meeting de sa campagne présidentielle" en vue de l' élection de 2012.

Michel Sapin a qualifié de "cancans extérieurs" à la motion Delanoë, venant de partisans de Mme Royal, les informations de presse sur des divisions entre les soutiens du maire de Paris. Il a précisé qu' il entendait travailler à "maintenir l' unité" des signataires de la motion Delanoë.

Voilà deux articles sur les socialistes ... et les deux premiers qui démontrent que la DROITE continue son travail de sape.

Et le summum, le député Vanneste et la JUSTICE

PARIS, 12 nov 2008 (AFP) - La Cour de cassation a blanchi mercredi le député UMP du Nord Christian Vanneste et annulé sa condamnation pour injure envers la communauté homosexuelle, déclenchant l'indignation des associations.

"A l' heure où des personnalités de tout bord s' engagent en faveur du +manifeste pour l' égalité réelle+, la décision de la Cour de cassation semble relever d' un autre âge", a ainsi réagi Me Caroline Mécary, défenseur patentée de la communauté homosexuelle.

L' affaire est née de l' opposition de M. Vanneste à la loi du 30 décembre 2004, réprimant les injures et discriminations homophobes au même titre que les injures et discriminations racistes ou sexistes.

M. Vanneste avait justifié sa position dans deux interviews, disant notamment dans la Voix du Nord que l' homosexualité "était inférieure à l' hétérosexualité. Si on la poussait à l' universel, ce serait dangereux pour l' humanité".

SOS-Homophobie, Act-Up Paris et le Syndicat national des entreprises gays (Sneg) avaient alors porté plainte.

En janvier 2006, le tribunal correctionnel de Lille leur avait donné raison et avait condamné l' ancien professeur de philo à 3.000 euros d'amende, ainsi qu'à 2.000 euros de dommages et intérêts à chacune des parties civiles.

Le 25 janvier 2007, la cour d' appel de Douai (Nord) avait confirmé cette décision.

Estimant qu'"un parlementaire est investi d' une parcelle de la souveraineté nationale" et que "sa liberté d' expression est une condition de la démocratie et de l' Etat de droit", M. Vanneste avait formé un pourvoi en cassation.

Allant contre l' avis de l' avocat général, qui le 14 octobre avait conclu au rejet de ce pourvoi, la chambre criminelle a "cassé" mercredi la décision de la cour d' appel.

"Si les propos litigieux, qui avaient été tenus dans la suite des débats et du vote de la loi du 30 décembre 2004, ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d' expression", a considéré la cour suprême.

"C'est une décision de grande ampleur dans la mesure où la plus haute juridiction sanctionne l' ensemble de la procédure et des poursuites au regard de la protection de la liberté d' expression", a réagi l' avocat de M. Vanneste, Me Eric Morain, saluant "l' aboutissement d' un long combat judiciaire".

Depuis trois ans, de nombreuses personnalités ont évoqué la condamnation judiciaire de Christian Vanneste à Lille, puis à Douai. Rappelant que ces décisions n'étaient pas définitives, tant que la Cour de cassation ne s' était pas prononcée, le député a engagé plusieurs actions en diffamation contre ses détracteurs.

Débouté le 16 octobre face au maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, qui l' avait traité de "délinquant", il pourrait connaître un revirement de fortune en appel.

De leur côté, les associations trépignent d' indignation, déplorant une décision "pas conforme à l'esprit de la loi du 30 décembre 2004".

"Le respect du principe fondamental de la liberté d' expression (...) ne saurait en aucune manière justifier une atteinte intolérable à la dignité de la personne des homosexuel(le)s", a réagi Me Mécary, avocate des trois associations parties civiles, regrettant qu' une fois de plus, ils "apparaissent comme une catégorie de sous-hommes que l' on pourrait injurier à loisir".

07 novembre 2008

C'est dans l' air le 07 novembre 2008 ... Changer d'ère !

C dans l'air…Changer d' ère !



C dans l'air le 7 novembre 08




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Des rires à NICE .....


Ils ne se serrent pas la ceinture !

Mercredi 5 novembre, Le Monde signalait "l'explosion" des frais de personnel dans les différents ministères. Matignon a publié un communiqué contestant nos informations.


Voici l'évolution des effectifs des ministères entre le 1er septembre 2007 et le 1er juillet 2008 et des montants d'indemnités pour sujétions particulières (ISP, en euros). Ces chiffres ont été établis par Le Monde à partir des annexes aux projets de loi de finances pour 2008 et pour 2009.

Premier ministre : François Fillon
cabinet : 64 (+1)
personnels : 480 (+36)
ISP : 7 100 000 (+2 220 000)

Ecologie et Développement : Jean-Louis Borloo
cabinet : 27 (-6)
personnels : 272 (+45)
ISP : 1 326 200 (+137 000)

Transports : Dominique Bussereau
cabinet : 6 (=)
personnels : 16 (-9)
ISP : 219 720 (=)

Ecologie : Nathalie Kosciusko-Morizet
cabinet: 7 (=)
personnels: 15 (-22)
ISP: 195 650 (=)

Développement région capitale : Christian Blanc (création)
cabinet : 6 (+6)
personnels : 17 (+17)
ISP : 72 200 (+72 200)

Aménagement territoire : Hubert Falco (création)
cabinet : 7 (+7)
personnels : 21 (+21)
ISP : 190 000 (+190 000)

Intérieur : Michèle-Alliot-Marie
cabinet : 22 (+2)
personnels : 243 (+1)
ISP : 1 418 000 (+96 000)

Collectivités territoriales : Alain Marleix (création)
cabinet : 9 (+9)
personnels : 25 (+25)
ISP : 185 000 (+185 000)

Outre-mer : Yves Jego
cabinet : 11 (+1)
personnels : 77 (+9)
ISP : 420 000 (+70 000)

Affaires étrangères : Bernard Kouchner
cabinet : 22 (=)
personnels : 209 (+11)
ISP : 1 306 400 (+146 400)

Affaires européennes : Jean-Pierre Jouyet
cabinet : 14 (+2)
personnels : 39 (-1)
ISP : 307 320 (=)

Droits de l'homme : Rama Yade
cabinet : 9 (+2)
personnels : 27 (+6)
ISP : 255 840 (+14 400)

Coopération francophonie : Alain Joyandet
cabinet : 11 (+1)
personnels : 51 (+4)
ISP : 324 000 (-76 000)

Economie, industrie et emploi : Christine Lagarde
cabinet : 27 (-6)
personnels : 109 (-13)
ISP : 1 335 000 (-157 000)

Emploi : Laurent Wauquiez
cabinet : 11 (-1)
personnels : 33 (-1)
ISP : 375 600 (-84 400)

Industrie, consommation : Luc Chatel (+porte-parole du gouvernement)
cabinet : 18 (+14)
personnels : 64 (+36)
ISP : 496 800 (+226 480)

Fonction publique : André Santini
cabinet : 10 (+4)
personnels : 40 (+7)
ISP : 360 000 (+54 000)

Commerce, artisanat et PME : Hervé Novelli
cabinet : 10 (+5)
personnels : 33 (+2)
ISP :: 420 000 (+70 000)

Commerce extérieur : Anne-Marie Idrac (création)
cabinet : 6 (+6)
personnels : 24 (+24)
ISP : 290 000 (+290 000)

Budget : Eric Woerth
cabinet : 20 (-1)
personnels : 112 (+11)
ISP : 1 020 000 (=)

Immigration et intégration : Brice Hortefeux
cabinet : 15 (-5)
personnels : 97 (+25)
ISP : 685 000 (+45 000)

Justice : Rachida Dati
cabinet : 19 (+1)
personnels : 171 (+4)
ISP : 972 700 (+25 080)

Agriculture, pêche : Michel Barnier
cabinet : 27 (+5)
personnels : 99 (+9)
ISP : 519 600 (=)

Travail, relations sociales et solidarité : Xavier Bertrand
cabinet : 22 (+2)
personnels : 105 (-5)
ISP : 950 000 (+120 000)

Solidarité : Valérie Létard
cabinet : 8 (+7)
personnels : 50 (+12)
ISP : 427 000 (=)

Famille : Nadine Morano (création)
cabinet : 6 (+6)
personnels : 29 (+29)
ISP : 274 000 (+274 000)

Education nationale : Xavier Darcos
cabinet : 22 (+1)
personnels : 59 (-1)
ISP : 770 000 (+110 000)

Enseignement supérieur, recherche : Valérie Pécresse
cabinet : 22 (+2)
personnels : 59 (+1)
ISP : 710 000 (=)

Défense : Hervé Morin
cabinet : 22 (+2)
personnels : 126 (+6)
ISP : 1 142 888 (+31 200)

Anciens combattants : Jean-Marie Bockel
cabinet : 10 (+3)
personnels : 55 (+11)
ISP : 370 000 (+168 100)

Santé : Roselyne Bachelot
cabinet : 36 (+11)
personnels : 107 (+6)
ISP : 1 412 585 (+46 000)

Jeunesse et sports : Bernard Laporte (création)
cabinet : 10 (+10)
personnels : 46 (+46)
ISP : 0

Logement et ville : Christine Boutin
cabinet : 20 (+1)
personnels : 75 (+5)
ISP : 755 000 (+115 000)

Ville : Fadela Amara
cabinet : 8 (+3)
personnels : 38 (+12)
ISP : 203 700 (=)

Culture et communication : Christine Albanel
cabinet : 20 (=)
personnels : 120 (+9)
ISP : 783 000 (=)

Relations avec le Parlement : Roger Karoutchi
cabinet : 12 (+1)
personnels : 43 (-2)
ISP : 520 000 (+40 000)

Prospective et développement économie numérique : Eric Besson
cabinet : 13 (+5)
personnels : 37 (+11)
ISP : 684 000 (+378 180)

Solidarités actives : Martin Hirsch
cabinet : 10 (+1)
personnels : 35 (+11)
ISP : 370 740 (+96 380)


Patrick Roger

Succès incroyable de M. DELANOE 29 %


Incroyable, formidable M. Delanoë avec 29 % va pouvoir rassembler autour de lui les autres motions.

Le rassemblement se fera sans aucun problème, sa motion ayant distancé les autres motions d' au moins 4 %.

Saluons la réussite du maire de Paris qui a rassemblé sur son nom autant de voix alors qu' il y avait 6 motions en lice.

HELAS ....

C' est Mme ROYAL ou plutôt "sa" motion qui a obtenu ce score ....

Et alors, on revoit les vieux démons ressurgir ...

HARO sur Ségo !

Quelle mesquinerie !

Quelle imbécilité !

Qu' ils dégagent du PS, ceux qui ne veulent pas que les militants aient leur mot à dire !

Pierre Moscovici :"Aucune motion n'est dans une situation confortable". Ségolène Royal "avait fait 60 % [lors de la primaire socialiste pour la présidentielle] il y a deux ans, elle est à 29 % aujourd'hui, personne ne peut s'approprier je crois un triomphe"

F Hollande : ...le score de Mme Royal "n'est pas une victoire qui lui permet aujourd'hui d'être majoritaire dans le parti"."Le problème, ce n'est pas cet ordre d'arrivée, c'est comment on donne au parti (...) une majorité stable capable de le conduire"...

Qu' il parte vite, un départ à la BUSH !

B. Hamon : sa motion est à 19 %, bien au-delà des pronostics. "C'est une très bonne nouvelle. C'est la marque d'une volonté de changement, la volonté des militants socialistes de réorienter le message et la parole des socialistes vers une gauche plus décomplexée, plus résolue". (...) "La grande victoire" réside dans "le fait que le débat du congrès s'est organisé autour de nos analyses et de nos solutions". "Cela nous donne une grande crédibilité et une grande légitimité à diriger ce parti" ...

Propos corrects et cohérents.

J-L Mélenchon et Marc Dolez, député du Nord, de l'aile gauche du parti, ont annoncé qu'ils quittaient le PS pour créer un nouveau mouvement "sans concession face à la droite", après la victoire de la motion de Ségolène Royal.

Respect de la démocratie interne ?

Les militants sont de la m ....

Henri Emmanuelli a voulu relativiser la performance de la motion de Ségolène Royal : "On peut faire deux lectures : on peut dire : elle est en tête, ou bien on peut dire : elle a perdu la moitié des voix depuis la désignation à la présidentielle", a déclaré le député des Landes sur France Info faisant référence aux plus de 60 % obtenu par Mme Royal lors de la primaire socialiste il y a deux ans. "Je n'ai jamais vu un candidat à la présidence de la République faire moins de 30 % au congrès suivant"...

Arrêtons nous un instant sur ce grand homme politique donneur de leçons :

Mars 1990 Congrès de Rennes : membre du secrétariat national du PS, chargé du Budget, de l' Administration et de la Trésorerie. Il contribue à faire échec à la première tentative de prise de contrôle du PS par Laurent Fabius, en soutenant la motion de Pierre Mauroy et de Lionel Jospin dans cette lutte fratricide entre Jospiniens et Fabiusiens.

19 juin 1994 : Conseil national de la Villette : grâce à l'appui des Fabiusiens, il est élu premier secrétaire du PS, à titre provisoire, après avoir battu son seul concurrent, le Jospinien Dominique Strauss-Kahn (140 voix contre 64).

20 novembre 1994 : Au Congrès de Liévin, il est réélu premier secrétaire du PS avec 92,15% des voix des militants (soutenu par Laurent Fabius, Lionel Jospin, Michel Rocard, Pierre Mauroy et Jean Poperen). Jospin prend sa succession en octobre 1995.

En vue de l' élection présidentielle de 1995, il se porte candidat à la candidature au sein du PS, mais Lionel Jospin l'emporte lors du vote des militants (65,83% pour Lionel Jospin et 34,17% pour Henri Emmanuelli soutenu, puis lâché au dernier moment par Laurent Fabius).

2002 : Il fonde à la gauche du PS avec Jean-Luc Mélenchon le courant Nouveau Monde.

2005 : Partisan du non au référendum sur le traité constitutionnel européen, il est, dès le début du mois de mars 2005, le premier dirigeant socialiste à entrer en campagne pour le non.

Que des réussites, que de retournements d' alliances, un sacré politicard !

Tout sauf Ségolène une fois de plus ?

La motion E se résume à une seule personne ! ! !

Triste

05 novembre 2008

Une vidéo pour la motion E

Je surfe sur Internet et je viens de trouver cette vidéo pour la motion E, je partage cette analyse.

Dès le 6, il faudra faire front, ensemble face aux médias, à la droite...
Que les socialistes ne donnent pas encore des occasions d' être raillés, qu' ils restent dignes, la situation en France et dans le monde réclame de la tenue.
Arrivera ensuite le Congrès de REIMS, que celui ou celle qui sera choisi, soit soutenu par l' ensemble des grosses pointures, que les perdants acceptent leur défaite.
La seule chose qui vaille est de battre la DROITE et surtout d' oeuvrer pour les français, pour la FRANCE, pour l' Europe.
Sarkozy et ses alliés sont là,forts, méprisants, Sarko ne recule devant aucune forfanterie, aucune honte quand il tient des propos démagogues, tous les coups sont permis..
En 2009 il lui restera 3 ans à être Président, ne lui donnons pas 8 ans ....

Espoir et craintes...

Il est élu !

Un métis Président des USA après BUSH ...

Quel espoir il suscite, un sacré challenge  doit être réalisé et réussi.

Barack Obama sera vraiment Président des USA le 20 janvier 2009.

Ce pays est dans un état lamentable après la Présidence de BUSH...

Les promesses ne pourront être tenues immédiatement, je me souviens de 1981...

Les espoirs, les espérances nourris par l' élection de F. MITTERRAND , seul Président socialiste de la Vème République...

Et dès 1982 1983, il a fallu faire machine arrière face à la puissance des contraintes du système économique, face aux règles de l' Europe, à la puissance du Patronat.

La France n' est pas les USA, mais l' espoir né avec cette candidature et l' élection de M. OBAMA sera plus ou moins vite déçu si des signes forts ne sont pas donnés au peuple américain.

N' oublions pas non plus, la puissance des multinationales, le racisme aux USA.

Que Dieu veille sur OBAMA... Dieu ou de bons gardes du corps...

OUI je suis heureux ce 5 novembre 2008, mais pas rassuré...

J' ai un rêve que BARACK OBAMA réussisse ce pourquoi il a été élu.

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05 novembre 2008 - 09:00

Communiqué de Ségolène Royal :

" L’élection de Barack Obama est un extraordinaire message d’espoir. C’est un changement d’époque car le monde vient de franchir un nouveau cap.

Je forme le vœu que l’Amérique métissée fasse du même coup progresser partout la fraternité mondiale.

Trois chantiers doivent désormais avancer en partenariat avec l’Europe. Premièrement, résoudre la crise sociale et financière en changeant les règles du jeu, deuxièmement, agir pour la paix, troisièmement, lutter contre le réchauffement planétaire."

03 novembre 2008

Ségolène écrit aux militants

Lettre aux militants

Chers toutes et tous,

On voudrait nous faire croire que le vote que nous allons faire jeudi est anodin, comme si les élections américaines devaient absorber tous les regards.

Mais non ! Ce vote est très important, historique même, et vous avez une responsabilité essentielle. N’oublions jamais que dans de nombreux pays des hommes et des femmes risquent leur vie pour créer des partis libres. Nous qui avons la chance de pouvoir agir, faisons-le, et je vous appelle à participer très nombreux à ce vote.

Car même si les Français ne comprennent pas toujours nos procédures, ce vote du Congrès va dire ce que l’avenir de la gauche sera.

Oui ou non, voulons-nous écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?

Oui ou non, notre parti va-t-il enfin bouger ?

Oui ou non, la nouvelle génération que nous poussons en avant va-t-elle pouvoir prendre ses responsabilités ?

Oui ou non, le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois, va-t-il venir vers nous parce que nous saurons lui redonner de l'espoir ?

L'histoire nous enseigne que les civilisations sont mortelles. Pourquoi en serait-il autrement pour un parti ? Comme l'ont dit les femmes salariées de la Camif, les ouvriers de Ford et bien d’autres : « Le PS peut disparaître s'il s'éloigne du peuple. »

Même si ces mots nous secouent, il faut les entendre. Alors secouons-nous. Ne retournons pas à la case départ. Choisissons l’avenir. Donnons-nous un temps d’avance.

Nous n’avons pas le droit d’être faibles ou de disparaître au moment où la France a besoin de nous. N’oublions jamais la confiance que dix-sept millions de Français ont placée en nous, et pensons aussi à toutes celles et ceux cruellement déçus par une droite dont l’insolence le dispute à l’incompétence.

Aujourd’hui l’Amérique métissée assume son histoire. Et nous? Pourquoi renoncer à tendre la main à la France métissée qui a tant cru en nous et ne demande qu’à revenir vers nous ? N’y renonçons pas. Nous le ferons.

Imaginons que les Français, grâce à nous, se ré-intéressent à la politique.

Imaginons qu’on leur donne, nous socialistes, les clefs pour comprendre le monde et donc peser sur les choix de société.

Imaginons que nous apportions au mouvement social notre énergie pour inverser les rapports de force entre le capital et le travail.

Imaginons un parti dans lequel le coût de l’adhésion, désormais très modique, permettrait à la jeunesse, aux employés, aux ouvriers, aux petits retraités, de venir nous rejoindre.

Il faut oser un parti tellement uni et où les militants sont tellement respectés que lorsqu’ils désignent un ou une candidate, tous les autres font campagne pour la victoire. C’est possible, comme viennent de le montrer les forces qui se sont rangées autour de Barack Obama.

Il faut oser tout transformer pour mieux atteindre notre objectif. Quel est cet objectif ? Humaniser le monde. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent toujours sur le cynisme financier. Un bout de changement ne suffira pas. Les tumultes actuels le prouvent.


Deux millions d’Italiens se sont levés contre Silvio Berlusconi et sa politique de destruction de l’éducation publique et laïque.

Je vous assure que nous sommes capables d’en faire autant. A condition de le vouloir.

Jeudi 6 novembre, vous pouvez le faire : votez pour une transformation radicale, sereine et utile.

Cette transformation que la droite redoute. Mais une transformation que les Français, notamment ceux qui souffrent, attendent de nous, parfois désespérément.

Oui, nous le voulons ! Oui, nous le pouvons ! En avant !

Fidèlement,

Amitiés socialistes,


Ségolène

02 novembre 2008

Jean-Jacques Goldmann

Une chanson aujourd' hui ...

Le rêve d' une vie meilleure, là-bas !

Rêves, espoir d' une vie meilleure...

Que d' illusions, que d' espoirs déçus...

Espérance et luttes c' est ce que nous devons faire tous les jours.

France,1er novembre 2008 ... les français POURRONT travailler jusqu' à 70 ans s' ils le VEULENT.

Crise des subprimes, crises des financiers véreux et de l' ultralibéralisme : États-Unis, les saisies immobilières ont augmenté de 21 % en un an. Certains groupes républicains cherchent à empêcher les propriétaires expulsés de voter.

01 novembre 2008

VINCENT PEILLON à LYON

Vincent Peillon était à Nice, j' ai entendu les presque mêmes propos qu' à LYON...

Très bon orateur, il a fait vibrer las salle.

Des propos clairs, offensifs, des analyses de le crise financière, économique très très pertinentes. Un bon orateur, qui n' a pas passé son temps à critiquer les hommes de son camp.

Un bon moment à NICE.

Plus que jamais, je pense avoir raison de soutenir la motion E.

Ensuite, quel que soit le résultat du CONGRES DE REIMS, LE PS devra repartir en ordre de marche, pour redevenir un parti d' opposition et de propositions, face à SARKOZY, le bulldozer, qui détruit tant de maillages de la REPUBLIQUE, de la DEMOCRATIE,de la LAICITE. . .

29 octobre 2008

Rocard ...ferme la ! Elkabbach et Ségolène

Michel Rocard n'a pas exclu de quitter le PS si Ségolène Royal devait l'emporter lors du Congrès de Reims.

Comme on lui demandait, lors de l' émission "Questions d'info" (LCP-France Info-AFP), s'il partirait de son parti en cas de victoire de la présidente de la région Poitou-Charentes, M. Rocard, partisan de Bertrand Delanoë, a répondu indirectement : "je vais fêter l'an prochain mes soixante ans de parti. J' ai tout endigué: la guerre d'Algérie, les trahisons de Guy Mollet, la folie des premières nationalisations de 1981 qui ont failli mettre notre économie à genoux. On a digéré beaucoup de choses".

Mais "c' est vrai que ce résultat ne me ferait pas plaisir", a-t-il poursuivi à propos de l' ex-candidate à la présidentielle.

Partir du PS "ce n' est pas des décisions qu' on prend tout seul", a tempéré M. Rocard. "Ca dépend des conditions, ça dépend de ce qui va être dit au Congrès", a-t-il encore argumenté.

"Elle a encore le temps de faire des bons discours, on ne sait jamais", a-t-il glissé. "Elle a aussi le temps d' en faire de mauvais".

Elle est certainement plus intelligible que lui !

 

Ségolène Royal était sur Europe 1 

Ecoutez la, ses propos sont clairs et nets !

27 octobre 2008

Ceci n'est pas une crise financière ! Pierre LARROUTUROU sur Marianne.fr

Marianne2.fr

Par Pierre Larrouturou, délégué national Europe du PS, auteur du « Livre noir du libéralisme » (Le Rocher). On en est là après trente ans de productivité mal gérée. La part de salaire a baissé, la dette a augmenté. C'est une crise sociale.

Wikimedia Commons

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C' est en analysant les statistiques de la Réserve fédérale pour les cinquante dernières années qu'on comprend les causes profondes de la crise. Jusqu'à la victoire de Ronald Reagan, le ratio dette/PIB (1) était parfaitement stable aux Etats-Unis. Des règles collectives assuraient une progression régulière des salaires et un partage équitable de la productivité entre salariés et actionnaires. Mais, en 1981, Ronald Reagan arrive à la Maison-Blanche. Les libéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui favorise la dette publique. Et la dette augmente, surtout parce que les politiques de dérégulation amènent à la multiplication des petits boulots et à la baisse de la part des salaires dans le PIB.
Nicolas Sarkozy parle souvent du « plein-emploi américain ». Pourtant, les Etats-Unis sont très loin du plein-emploi : en 2008, la durée réelle moyenne du travail – sans compter les chômeurs – est tombée à 33,6 heures (2), car des millions de salariés ne font que 10 ou 15 heures par semaine. Une durée moyenne de 33,6 heures ! Ce « partage » du travail conduit à un partage des revenus de plus en plus inégalitaire : une étude de BNP Paribas montre que, sur les huit dernières années, « seuls les 5 % d'Américains les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter ». Trente pour cent ont vu leurs revenus réels diminuer. Ces 30 % auraient dû diminuer leur consommation. Si la consommation a continué d'augmenter, c'est uniquement parce qu'on a poussé les classes moyennes et les pauvres à s'endetter chaque année un peu plus. A s'endetter au-delà du raisonnable.
Dans tous les pays occidentaux, la peur du chômage déséquilibre la négociation sur les salaires : « Si tu n'es pas content, tu peux aller voir ailleurs. » En vingt-cinq ans, en France, en Allemagne comme au Japon, la part des salaires dans le PIB a diminué de 11 %. Cette année, en France, quelque 200 milliards d'euros sont allés aux bénéfices, alors qu'ils seraient allés aux salariés si l'on avait gardé l'équilibre salaires-bénéfices du début des années 80. « Sans la hausse de la dette des ménages, la croissance serait nulle en zone euro depuis 2002 », explique Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis. En Grande-Bretagne, la dette des ménages dépasse 160 % du revenu disponible. Une étude récente montre que, sans augmentation de la dette des ménages, la Grande-Bretagne serait en récession depuis 2002 !
« Les Français sont prêts à entendre la vérité », affirmait Sarkozy dans son discours de Toulon. Eh bien, chiche ! Voici la vérité : la crise de la dette n'est pas un incident de parcours dû à l'inconscience de quelques traders isolés. Pour garantir aux actionnaires des bénéfices colossaux tout en assurant un haut niveau de consommation de l'ensemble de la population, le néolibéralisme a structurellement besoin chaque année d'un endettement privé plus élevé ! Pendant vingt-cinq ans, cette fuite en avant a été très rentable pour les actionnaires et les banquiers, mais elle nous conduit dans le mur ! Des actionnaires trop gourmands qui veulent 10 ou 15 % de rentabilité, il y en a toujours eu. La nouveauté des dernières années, c'est qu'ils ont pu obtenir ce qu'ils voulaient, car des gains de productivité colossaux ont produit un chômage de masse qui a totalement déséquilibré la négociation sur les salaires. Les racines de la crise financière, c'est trente ans de crise sociale ! Trente ans de productivité mal gérée. C'est à cause du chômage que la négociation sur les salaires est tellement déséquilibrée et que la part des salaires a tant diminué. C'est à cause du chômage que nos économies ont tant besoin de dette. C'est seulement en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie capacité de négocier des augmentations de salaire que l'on sortira de la crise. Hélas, dix-huit mois après son arrivée au pouvoir, tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy ne fera rien d'utile dans ce domaine. Il ne se passe pas une semaine sans qu'il annonce un « Grenelle », un « Grand Plan » ou une « Grande Mobilisation »... mais, contre le chômage, il n'a encore rien annoncé ! Absolument rien. Vu la gravité de la situation, il y a urgence à remettre la gauche au travail. Mais, vu l'importance des déséquilibres accumulés, une réponse nationale ne peut pas suffire. C'est l'ensemble de la gauche européenne qu'il faut rassembler et mettre au travail pour définir, très concrètement, de nouveaux outils de régulation.
Voilà pourquoi, avec mes amis de Nouvelle Gauche, avec nombre de militants qui ont signé la motion « Un monde d'avance » de Benoît Hamon, initiative historique et invite les socialistes des 27 pays (ceux qui sont au pouvoir et ceux qui n'y sont pas) à se retrouver pendant trois semaines, en décembre et janvier, pour travailler avec quelques prix Nobel d'économie sur l'ensemble des nouvelles régulations nécessaires à notre époque. Quelles régulations financières et monétaires ? Quelles régulations de nos échanges avec la Chine ? Quelles régulations intra-européennes ? Comment lutter radicalement contre le chômage, la précarité, etc. ? « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire », disait Einstein. Nous autres, socialistes, ne pouvons pas nous contenter de critiquer Nicolas Sarkozy. Nous devons faire des propositions concrètes et nous devons agir ! Après vingt-cinq ans de fuite en avant néolibérale, après vingt-cinq ans de socialisme tiède, il est temps de relever la tête.
(Source : http://www.marianne2.fr

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25 octobre 2008

La déclaration de Londres de la confédération européenne des syndicats

13 octobre 2008

La déclaration de Londres : un appel à la justice et une action résolue

La crise financière internationale doit constituer un tournant et provoquer un changement complet dans la façon dont le monde financier fonctionne. Le modèle dominant du capitalisme financier est sur le point de s’effondrer. Ce capitalisme, libéré de tout contrôle il y a 25 ans, notamment aux Etats-Unis, a été utilisé comme le modèle à suivre dans le reste du monde. Il a traité de haut la grande majorité tout en les exploitant pour le bénéfice de quelques uns, après des années de privatisations, de déréglementation et de marchés sans limites.

Aujourd’hui, les excès du capitalisme casino l’ont presque conduit à sa ruine – menaçant l’économie réelle. En effet, l’économie européenne vit dans la crainte d’être touchée par le tsunami financier arrivant d’outre-Atlantique, en dépit de la relative solidité, jusqu’à présent, de la zone euro. Le gouvernement américain rassemble péniblement des centaines de milliards de dollars pour sauver les banques de leur propre folie ; la crise du crédit étrangle le financement du secteur industriel car les banques stockent l’argent pour se protéger. La récession menace.

Qu’une chose soit bien claire. Cette crise a été causée par l’avidité et l’imprudence de Wall Street, de Londres et des autres principales places financières. Les grands patrons ont autorisé la spéculation à une large échelle sur des investissements auxquels ils ne comprenaient pas grand chose. Les spéculateurs ont exacerbé les sérieuses augmentations observées sur les prix du pétrole, des denrées alimentaires et des matières premières. Il y a beaucoup de perdants, et parmi eux des travailleurs du secteur financier, mais pas seulement, il y a également des retraités, des familles, des fournisseurs, des entreprises cherchant du capital d’investissement, et chacun de nous, en tant que contribuable doit payer les pots cassés. Les coûts du sauvetage américain sont énormes et l’engagement des banques centrales, dans le monde entier, a déjà été substantiel. Cela prendra des années avant de récupérer cet argent, si l’on y arrive un jour, et notre future capacité de financer des services publics de qualité est sérieusement compromise.

Aujourd’hui, il s’agit de prendre un véritable tournant. L’irresponsabilité des banques, des hedge funds et du reste, ne doit plus jamais amener les nations au bord de la faillite. Plus jamais non plus, l’argent du contribuable ne devra servir à soutenir des institutions qui continuent à payer grassement ses grands patrons, au moyen de salaires et de bonus énormes. Plus jamais la valeur de l’action, et les bonus des managers, qui sont liés à ces actions, ne devront être le seul objectif des sociétés. Nous ne pouvons pas nous permettre de voir se répeter cette grave irresponsabilité, cette avidité et cette négligence.

La CES en collaboration avec la Confédération syndicale internationale, UNI-Europa, représentant les travailleurs du secteur bancaire, et d’autres, travaille à apporter une réponse syndicale à cette crise. Mais, il est d’ores et déjà clair pour nous qu’il y a un besoin urgent de mettre en place les mesures suivantes :

* injections d’argent public dans les institutions financières à condition qu’il y ait un contrôle public et, ce faisant, un changement fondamental de comportement ;

* un contrôle plus étroit sur la capacité des institutions financières à s’endetter, en renforçant les ratios de capital propre ;

* une réglementation efficace aux niveaux européen et international. Cette nécessité s’impose car l’échelle du capitalisme financier dépasse le cadre des nations. Une agence européenne de notation est nécessaire ;

* une action gouvernementale qui assure que des fonds soient disponibles pour investir dans l’économie réelle (industrie, manufacture), les technologies et les emplois verts, et le développement durable ;

* une aide en direction des travailleurs touchés, des ménages menacés d’expulsion, des retraités risquant la pauvreté arrivés à un âge avancé, des entrepreneurs cherchant à investir. Il n’est pas juste que les principaux bénéficiaires soient précisèment ceux qui ont causé le désordre ;

* une réponse européenne à la crise qui se déploie dans l’économie réelle dans le but d’éviter un bouleversement financier qui encore aurait d’autres répercussions. Eviter également un retour de l’approche « sauve qui peut au détriment des autres », par une modération compétitive des salaires et une réduction des systèmes de protection sociale qui portent préjudice aux travailleurs et à leurs familles ;

* un retour urgent d’attention aux politiques publiques, et à la question des inégalités salariales. C’est l’inégalité et la faible évolution des salaires qui conduisent les ménages à s’endetter par le biais de techniques financières à risque.

Compte tenu de ces éléments, la CES appelle l’Europe à se battre pour les droits des travailleurs, pour des emplois stables, un système solide de négociations collectives, indépendant et non subordonné aux tribunaux et aux juges.

                                   

http://www.re-so.net/spip.php?article4570

21 octobre 2008

Message du groupe Changer d' ère Pétition pour le tram

Chère camarade, cher camarade,

Les conseillers municipaux du groupe Changer d' ère étaient présents sur le marché de l' Ariane mardi 14 octobre pour faire signer la pétition « Pour un tram à L' Ariane et à La Trinité ! »

Entre cette opération et la signature en ligne sur le site www.nice2008.org , cela nous a permis de recueillir plus de 850 signatures.

Merci donc à tous ceux qui ont déjà signé mais il faut rester mobiliser pour que Christian ESTROSI prenne en considération notre volonté de voir la ligne 1 se poursuivre jusqu' à son terme.

Pourquoi une ligne jusqu' à la Trinité ?

Parce que « la ligne 1 ne doit pas être saucissonnée : la liaison avec l' hôpital Pasteur maintenant et le reste plus tard ou jamais. L' extension a été conçue dès le départ comme un tout. On fait tout ou rien. » (Patrick ALLEMAND).

C' est pourquoi, je te demande de bien vouloir encore te mobiliser notamment en faisant activer tes carnets d' adresses.

Signe et fait signer la pétition !

Je compte sur ta mobilisation et t'en remercie par avance.

Le Groupe Changer d’ère

Groupe Changer d' ère Mairie de Nice - 5, rue de l' Hôtel de Ville 06 364
NICE Tél. 04 97 13 36 60 / 34 69 / 3115

20 octobre 2008

Madeleine Cinquin

C' est une des personnalités préférées des français.

Elle vient de s' en aller .

Ci-dessous un petit film où elle parle, et je ne fais pas l' apologie d' une religion, mais je rend hommage à quelqu'un de bien.

Les politiques de tous bords lui rendent hommage... Elle est devenue célèbre en s' installant au Caire pour s' occuper des chiffonniers d' un bidonville...

Triste que des personnalités comme l' Abbé Pierre, ou Soeur Emmanuelle soient célèbres et admirées pour leurs actions humanitaires !

Au XXIème siècle nous avons toujours besoin de la charité.

Simplement ici, je voudrai lui dire merci à elle et aux sans grade, laïcs, athées,  ou religieux qui travaillent pour améliorer la vie des plus démunis.

15 octobre 2008

Histoire du tram et du Prince Estrosi, lu sur le blog de P. ALLEMAND

Communiqué de presse de deux élus de la Liste Changer d' ère

Déraillement de la ligne 1 du tramway à l' hôpital Pasteur ?

C' est avec stupéfaction que nous venons d' apprendre que le Maire de Nice envisage le train comme extension de la Ligne 1 du tramway jusqu' à La Trinité.

Pourtant, Monsieur ESTROSI vient de nous expliquer qu' avec la transformation de la CANCA en Communauté Urbaine, il disposerait de 300 millions d' euros supplémentaires à investir sur les 5 prochaines années !

Les moyens financiers existent. Dès lors pourquoi ne pas tenir un engagement signé avec l' Etat ?

L' engagement était clair. Plus de moyens pour la ligne 1 à condition que le Tram aille jusqu'au cœur de l' Ariane.

Le maire, souhaite-il opposer une nouvelle fois la Promenade des Anglais au quartier de l' Ariane, les quartiers qui méritent et le quartier qui ne mérite pas ?

Est-ce que Monsieur ESTROSI pense que la municipalité PEYRAT a déjà suffisamment investi à l' Ariane pour qu' il puisse aujourd'hui se désintéresser de ce quartier ?

Nous rappelons à Monsieur ESTROSI que l' ancien Maire de Nice avait lancé une consultation auprès des habitants de ce quartier et qu' il s' était engagé auprès d' eux pour la réalisation de cette ligne.

De l' Ariane à La Trinité, une immense déception et un sentiment d' abandon se font jour.

Les élus de la gauche souhaitent faire redémarrer les travaux pour terminer le trajet de la ligne 1, pour qu' elle aboutisse comme prévu au terminal de la Trinité en 2012.

Dans ce but, nous lançons une pétition dès aujourd'hui. Nous avons pour objectif de recueillir les vrais chiffres de la priorité des niçois qui souhaitent que la ligne 1 du tramway aille jusqu' à la Trinité en passant par le cœur de l' Ariane.

Les élus de gauche souhaitent remettre l' extension de la ligne 1 sur les rails.

Dès samedi 11 octobre, le conseiller municipal Monsieur Fetnan, proposera la pétition à la  signature sur le quartier de l' Ariane.

Abderrazak FETNAN et Sophie DUEZ

14 octobre 2008

Ultralibéralisme gagnant ! et Carla...

A bas l' Etat ...

Dérégulariser !

Dépénaliser le droit des affaires.

Assez de payer les retraites des fonctionnaires, d' augmenter ces mêmes travailleurs, on vit sur le dos des générations futures.

Et les branquignols ultralibéraux mettent la panique au niveau mondial ...

Et revoilou l' Etat, c' est à dire nous, les citoyens qui allons payer pour les imbécillités de ces personnes...

Dieu, qu' elle est belle L. PARISOT, un vrai syndicaliste de gôche !

Et SARKO l' ami des milliardaires joue un plan majeur, Président de l' Europe il s' active, il condamne les méchants traders, trouve des centaines de milliards d' euros.

CIRCULEZ Y A RIEN A VOIR  dirait Coluche.

Et mes états d' âme ?

Moi, pauvre citoyen, je pense qu' il faut mettre les milliards pour que la situation n' empire, et tant pis si mon pouvoir d' achat va encore dégringoler...

Hier, lundi 13 octobre j' étais tenté par l' émission de sur EDITH PIAF ... émission populaire tant cette chanteuse est dans le coeur des français et des autres.

Bon, bien sûr c' était présenté par l' ex gendre idéal, le papy DRUCKER et bien sûr i l y avait Bernadette Chirac, venue pour son association d' aide aux personnes âgées.

Émission en direct paraît il et après deux chansons ....

CARLA, la femme du maître de la France...

Propos de DRUCKER sirupeux, à la limite du dégoût, j' ai eu de la peine pour Mme Chirac, de l' exaspération en voyant Carla...

Un sourire en entendant Drucker parler du Président Chirac qui se démenait pour lutter contre la crise.

http://www.youtube.com/watch?v=U-_wm-wn-XI&eurl=http://www.i-actu.com/index.php?2008/10/14/5780-michel-drucker-confond-nicolas-sarkozy-et-jacques-chirac  

Et j' ai éteint la télé, chaîne publique FRANCE 3, je n' ai pas apprécié.

Dans l' après-midi, j' avais appris que la grande chanteuse Carla et sa soeur Valéria avaient elles-mêmes annoncé mercredi à Marina Petrella, condamnée à la réclusion à perpétuité par l' Italie et gravement dépressive, qu' elle ne serait pas extradée en raison de son état de santé, très dégradé...

C' est bien, très humain d' avoir de si belles femmes people qui s' occupent de prisonnière mal en point.

Peut-être un jour interviendront-elles sur la situation dans les prisons françaises, les prisonniers suicidaires.

Dégoût, nausée.

Mots croisés et dodo...

11 octobre 2008

Lu sur 20 minutes.fr et quelques réflexions

07 octobre 2008

Dépénalisons le monde des affaires, disait-il

Lisez un peu :

http://afp.google.com/article/ALeqM5hecQ8RJqQhEnQ1ugsoIAF...


Le patron de la banque Lehman Brothers, tombée en faillite, aurait touché plus de 200 millions de dollars et des versements de dizaines de millions de dollars auraient été faits à ses collaborateurs dans les tous derniers jours de la banque.

Bien entendu, cet homme n' ira jamais en prison, il faut s' appeler Monsieur Machin pour y être envoyé.

Qu'en pense notre président ? Lui qui voulait "américaniser" le crédit en France parce qu'il faut avoir des crédits sur le dos (cf discours de campagne). Lui qui voulait dépénaliser le monde des affaires.

Alors qu' il l' est déjà pas mal, nan ?

Aujourd'hui encore, l' Etat se contentera de promesses du MEDEF pour une moralisation, sans loi, dans le cercle très restreint des grands patrons aux jetons à millions ...

Sûr que le patron de Lehman Brothers aidera à cette auto moralisation !

Se goinfrer à ce point dépasse l' entendement.

Qui pourrait se regarder dans la glace le matin ou supporter le regard de ses propres enfants quand on a un tel comportement ? Les aristocrates de la finance, à la lanterne !

http://lespiedsdedamocles.20minutes-blogs.fr/archive/2008/10/07/depenalisons-le-monde-des-affaires-disait-il.html

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J' insiste le libéralisme imbécile, dénoncé ici et ailleurs depuis des années, était pourtant la solution pour beaucoup d' hommes politiques.

Je salue Viviane Forrester pour sa dénonciation sès 1996 de l' ultralibéralisme dans l' Horreur économique et si décriée par la classe politique française.

Le Mur de Berlin tombé, il n' y avait plus de limites, plus de contrepoids.

C' est une évidence, le dirigisme soviétique, la dictature dans les pays de l' Est a été une tragédie, et certains de l' autre bord en ont profité.

La France avec le Plan "ardente obligation" d' après de Gaulle était un moyen de faire de la politique économique à long terme...

Hélas, les politiques ont cessé de croire à l' action de l' Etat, de la nécessité d' avoir des règles.

Cela ne date pas de 2007 mais depuis au moins 20 ans... les "obligations pourries" des USA on en parlait déjà dans les années 90, la dérégulation a été menée, continuée sous les gouvernements de gauche et de droite.

Les retraites par répartition étaient menacées, la panacée les fonds de pensions...

Les fonds de pensions US qui ont fait une rentrée fracassante en France en rachetant des immeubles, des parts dans les banques, les assurances.

Pendant combien de temps encore va-t-on cacher la triste réalité aux français ?

Combien de milliards vont-ils être donnés pour rattrapper l' imbécillité des banquiers, des économistes, des politiciens !

Combien de temps encore les salariés, les pensionnés, les chômeurs vont-ils devoir subir cette crise ?

Ca fait mal très mal de voir que l' on trouve des milliards pour sauver des banques mais pourtant c' est nécessaire !

Alors oui sauvons le système financier mais imposons des règles économiques et morales.

C' est pour cela que j' ai apprécié le discours de Ségolène, pour répondre à JEF que j' estime beaucoup, Ségolène n' a pas été la seule à fréquenter BLAIR...

Il me semble que FABIUS en tant que Ministre des Finances n' a pas été très dirigiste... mais plutôt assez libéral...

Je n' ose évoquer DSK !

J' ai cité des noms de gauche, je n' oublie pas SARKO et ses amis ...mais EUX sont de droite, cette DROITE qui n' a jamais aimé l' ETAT régulateur, qui avait pour modèle Thatcher, Bush et autres penseurs de l' ultralibéralisme.

Et mon amertume c' est qu' en 2007 certains de gauche aient préféré voter SARKO ou BAYROU plutôt que Ségolène ROYAL.

Sarko et sa volonté de dépénaliser le monde des affaires ...

Royal présidente n' aurait pas empêché la crise des subprimes, mais sûr que le paquet fiscal n' aurait pas été fait,que l' Etat aurait eu un rôle plus important, que l' action gouvernementale aurait été autres.

Amertume, regret... à quoi cela sert-il ?

A ne pas oublier cette faute, à voir un espoir aussi un espoir, que cette très grave crise, qui ne fait que commencer, serve la gauche, les penseurs, les intellos, les salariés a enfin reconnaître que la gauche ce n' est pas la droite, que des règles sont nécessaires en politique, dans le social, dans la vie de tous les jours.

Et je ne pense pas qu' un parti anticapitaliste soit la panacée, c' est un leurre.

Si les querelles de personnes au PS cessent on verra vite que ce parti peut et est vraiment capable de diriger un pays dans une société "capitaliste".. une société libérale avec des règles c' est mieux que la dictature du prolétariat et les USA avec cette perversion du libéralisme, faire du profit très vite, mentir, cacher, tricher pour le profit d' un nombre infime de personnes.

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Prix Nobel de la Paix pour Ingrid Bétancourt ?

Hier j' ai crû à une plaisanterie ! bien sûr cette personne a souffert mais cette distinction ne devait pas lui être remise...

Finalement ce prix a été accordé à l' ancien président finlandais Martti Ahtisaari, à mon humble avis il le méritait plus que Mme Betancourt.

Fierté d' un niçois d'adoption que je suis,pour JM Le Clézio, prix Nobel de Littérature, né le 13 avril 1940 à Nice d'une famille bretonne émigrée à l' Ile Maurice au 18e siècle, il est considéré comme un des meilleurs écrivains français de sa génération!

Et Sarkozy avec Merkel à Colombey les deux Eglises pour y inaugurer le Mémorial Charles de Gaulle .... qui osera dire un jour que ce Président est un fantoche, un usurpateur pour les gaullistes, un mec à soigner ?

Bon we à tous.

09 octobre 2008

Discours sur la Gauche et la mondialisation à Athènes de Ségolène Royal

La gauche et la mondialisation

Intervention à Athènes, le 2 octobre sur la mondialisation et la crise financière, voilà les deux thèmes que j’ai abordés et sur lesquels j’ai pu rappeler ma position. En ces temps si difficiles de crise mondiale, l'urgence est à l'action de toutes les gauches européennes.
Ségolène Royal


« Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Monsieur le Président du PASOK, cher George Papandreou,
Messieurs et Madame les Ministres,
Monsieur l’ancien Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les députes,
Mesdames et Messieurs, Chers amis, Chers camarades,

Je suis très heureuse d’être à Athènes et je remercie Monsieur Christos Lambrakis pour son invitation au Megaron, cette extraordinaire réalisation culturelle,
Merci à Monsieur Manos pour son accueil.

Personne n’aurait imaginé, au moment ou vous avez fixé le thème de cette conférence, sa brûlante actualité.

Je souhaite attirer votre attention pour commencer sur deux images tirées de l’actualité, deux images qui sont comme un symptôme du monde dans lequel nous vivons.

Mai 2008 : images d’émeutes dans les rues de Dakar, de Ouagadougou, de Bombay, de Djakarta. Des magasins sont pris d’assaut. Le sang coule parfois. Ce que l’Occident avait rejeté dans les tréfonds de sa mémoire collective refait surface : les grandes disettes sont de retour, des centaines de millions de gens meurent de faim. Et avec elles le déchaînement de violence, les bateaux de la misère qui tentent désespérément de rallier les côtes européennes.

Septembre 2008. Une image imprimée dans nos esprits, celle des salariés de Lehman Brother, la tête dans les mains. Des empires financiers s’effondrent comme des châteaux de cartes. La récession menace. Ceux qui se croyaient orgueilleusement à l’abri sentent le vent du boulet : la faillite généralisée guette, comme une réaction en chaîne désormais incontrôlable.

Deux images, deux réalités, un même monde, une même cause : un libéralisme qui nous met tous, à l’échelle du monde, en danger. L'heure pour la gauche n'est plus aux diagnostics tièdes, ni aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale et a la proposition d’un autre système.

En 1971, 18 milliards de dollars étaient échangés chaque jour. Aujourd’hui, ce sont près de 1 800 milliards de dollars qui circulent quotidiennement sur les marchés financiers. 1800 milliards de dollars : presque neuf fois la dette de tous les pays africains.

Ces mouvements de capitaux ne correspondent bien souvent qu’à des engagements de très court terme : il ne s’agit pas d’investissement dans des projets industriels, mais de placements purement spéculatifs. L’argent circule, l’argent va vite, entraînant le monde dans une spirale vertigineuse, une course au profit immédiat.

Oui, la sphère financière s’est affranchie de l’économie réelle. Et je ne crois pas qu’il s’agisse d’une perversion du système, comme si nous ne faisions face qu’à un simple dysfonctionnement accidentel, ponctuel.

Le capitalisme libéral porte en lui la menace de sa propre destruction, comme une tare originelle : livrés à eux-mêmes, les pulsions du capitalisme deviennent folles. Puisque j’ai le plaisir d’être invitée à Athènes, vous me permettrez donc d’oser
une comparaison entre le capitalisme libéral et l’attelage ailé que décrit Platon dans un de ses dialogues, Phèdre : sans la raison pour le brider, le maîtriser et le guider, le capitalisme est entraîné dans la course folle de ce que les Grecs anciens appelaient l’hybris.

La boucle était vertueuse nous disait-on. La finance devait servir l’économie réelle : ouvrez les marchés, le capital ira là où sont les bonnes idées, là où sont les bons projets, là où sont les bons investissements. Et vous verrez nous disait-on encore : un capital plus libre, c’est une économie plus forte, donc des sociétés plus prospères, donc des citoyens plus heureux. La boucle était bouclée…

Mais c’est l’inverse qui s’est produit : aujourd’hui, la finance ne sert qu’elle-même ; et une partie de l’économie n’est pas tournée vers le développement mais vers le profit pour le profit.
Le bon ordre des choses c’est : la finance au service de l’économie et non d’elle-même et l’économie au service du développement humain (bien être) et durable.

Aujourd’hui le désordre détruit tout.

Et si je me suis engagé en politique, au Parti socialiste, conseillère de François Mitterrand, membre du Parlement pendant vingt ans, trois fois ministre, présidente de Région, puis désignée par mon parti comme candidate à l’élection présidentielle, ce n’est pas pour dire : « Il n’y a rien à faire ».

Non, je suis là pour vous dire qu’un autre monde est possible, un ordre financier, économique, écologique et social juste et efficace. Rien ne serait pire qu’un colmatage de la crise qui conduirait de fait à la consolidation d’un système perverti.

Car, j’en suis convaincue, il n’est pas trop tard : soit la mondialisation est porteuse de toujours plus de malheurs. C’est possible, l’actualité nous le prouve chaque jour un peu plus. Soit la mondialisation provoque un progrès de civilisation. C’est possible aussi. C’est la volonté politique qui arbitrera cette alternative. Cela dépendra de notre volonté politique, de celle des socialistes, de tous les démocrates, de toutes les femmes et les hommes de progrès et de justice à l’échelle du monde.

L’histoire de la gauche, c’est encore et toujours une lutte pour l’émancipation. Son combat, c’est donner à chacun la possibilité de redevenir maître de lui même et de son destin. Son combat, c’est la démocratie réelle et pour tous.

Ces valeurs doivent être mises au service d’un nouveau projet de vie, adapté au monde tel qu’il est. Voilà la gauche que le monde attend avec impatience : une gauche qui bâtisse de nouvelles sécurités collectives pour permettre à tous, individus et Etats, de vivre en paix et dignement. Le chemin sera long. Mais n’en doutons pas, n’hésitons pas : l’avenir est de notre côté.

***

Le contexte de cette conférence est celui de trois défaites : la défaite du système financier, la défaite de la mondialisation et la soi-disant défaite idéologique de la gauche. Pour organiser la réponse de la gauche à ces trois défaites, je vois trois principes pouvant servir à bâtir un monde à la fois plus juste et plus sûr : le besoin du politique, le besoin de la règle et enfin le besoin du contrôle démocratique. Ce sera l’objet de cette conférence.


L’échec de la mondialisation financière

Il y eut le Mexique en 1994. Puis la Russie en 1997. Le Sud-ouest asiatique en 1998. Et puis le cataclysme des subprimes. Et à chaque fois le monde qui retient son souffle, laissant en suspens des questions lancinantes : « Comment en est-on arrivé là ? », « Où allons-nous » ? A chaque fois aussi, la résolution de changer. Et en fin de compte à chaque fois, une nouvelle inertie coupable au fur et à mesure que le souvenir de la crise s’estompe et que l’excitation de l’argent fou prend le dessus.

Ces crises ont toujours eu des causes spécifiques. Crise de change liée à des déficits abyssaux dans le cas du Mexique et de l’Asie du Sud Est.

Défaut d’un grand fonds spéculatif en Russie. Crise bancaire dans le cas des subprimes. Mais par delà ces singularités, on voit toujours le même processus à l’œuvre : celui d’un capitalisme financier ultra-mondialisé affranchi de toute règle. C’est un capitalisme qui a trouvé dans les nouvelles technologies et l’internet le milieu qui lui manquait pour donner la pleine puissance de lui-même.

Revenons un instant sur la crise des subprimes. La radiographie du cataclysme montre un enchaînement implacable
.

D’abord, la mise en échec de toutes les règles prudentielles, notamment celles mises en œuvre par le Comité de Bâle et la Banque des règlements internationaux.

Ainsi que le rappelait récemment l’économiste français Daniel Cohen, la règle du comité de Bâle impose aux banques de détenir
un dollar de capital environ pour 12 dollars de crédit. La finance de marché a contourne cette règle et permis à ses acteurs d'accorder 32 dollars de crédit pour un dollar de capital !

Par le biais de la titrisation, les banques ont pu revendre leurs créances et prêter toujours plus, au mépris de toute prudence élémentaire, en refusant de voir que le taux d’endettement des ménages américains atteignait des niveaux insoutenables.

Quant aux grands fonds spéculatifs, ils n’ont jamais été assujettis à la moindre règle et ce, d’autant moins qu’ils ont souvent leur siège dans des paradis fiscaux.


Cette crise est également une preuve de l’échec de la régulation de la finance par elle même. Les agences de notation n’ont pas fait le travail qui aurait du être le leur. Elles ont systématiquement sous-estimé les risques, continuant à noter triple A des institutions contaminées par des créances douteuses.

Enfin, cette crise montre l’agressivité de l’économie financiarisée pour l’économie réelle, qui produit de la valeur ajoutée. On a vu des banques provoquer le surendettement de millions de foyers dans le monde ; on les voit maintenant fermer irrationellement le robinet du crédit aux petites et moyennes entreprises, plongeant nos économies dans la crise.

Alors oui, il est temps enfin d’ouvrir les yeux et d’agir. Des acteurs privés, non contrôlés, détournant les règles peuvent conduire le monde au bord du gouffre : cela n’est pas acceptable !

***

Au fond, certaines convictions économiques sont devenues des dogmes : le Consensus de Washington en est la preuve absolue. Au début des années 1990, un cénacle d’économistes libéraux de la Banque mondiale et du FMI a considéré que le voie du développement passait par la récitation d’un mantra : pour créer de la croissance, il fallait attirer les capitaux ; pour attirer les capitaux, il fallait créer les conditions de la stabilité financière ; pour stabiliser des économies en proie à l’inflation, il fallait résorber tous les déficits, mener des politiques de rigueur et réduire la part de l’Etat à la portion congrue.

Libéralisation, déréglementation, ajustement structurel : combien de pays africains et latino américains ont ainsi été soumis à une thérapie de choc qui les a laissés exsangue?

Beaucoup pensaient par exemple que la libéralisation du commerce et des marchés financiers suffirait à créer les conditions d’une augmentation générale et équitablement répartie du niveau de vie. Il n’en a rien été.

Je prendrai un seul exemple, celui
de l’abaissement des taxes douanières. Aujourd’hui, dans la plupart des pays en voie de développement, on constate que la libéralisation du commerce n’a pas entraîné de hausse des échanges. La raison en est simple : s’il n’y a pas de ports, ou s’il n’y a pas de routes pour amener les produits aux ports, s’il n’y a pas d’équipements, il est tout simplement impossible d’exporter. Les barrières douanières ne sont rien en comparaison des barrières structurelles qui maintiennent les pays en voie de développement à l’écart des bénéfices de la mondialisation.

Alors bien sûr, la mondialisation a plusieurs dimensions, politiques, culturelles, environnementales, économiques.
Pourtant, force est de reconnaître que seule a prévalu jusqu’ici la dimension économique de la mondialisation. Et pire que cela, c’est une mondialisation libérale, sans régulation économique, qui s’est imposée, au prix de la crise que nous traversons aujourd’hui.

C’est la raison pour laquelle je parle sans détour d’un échec de la mondialisation libérale. Cet échec, il est à la fois :

- dans les têtes : en 2007, 74% des Français jugent la mondialisation « inquiétante » pour les salariés ce qui rend plus difficile la responsabilité que nous avons d’ouvrir nos pays vers les autres pour empêcher les règles nationalistes ;

- dans les faits. Les pays riches se sont enrichis ; les pays les plus pauvres se sont appauvris ; et à l’intérieur des pays riches eux-mêmes, les classes moyennes se sont fragilisées. Regardez l’Europe : dans tous les pays les classes moyennes estiment que leur situation se dégrade.


Le déficit démocratique de la mondialisation

Oui, la mondialisation libérale a échoué. Et la principale raison de cet échec réside d’abord dans le déficit démocratique de la mondialisation.

Par déficit démocratique, j’entends l’absence de prééminence donnée à des règles librement consenties par des citoyens libres d’exprimer ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas.

Je voudrais prendre un exemple, celui de la propriété intellectuelle et de l’accès aux médicaments génériques.

Il est bien entendu de la plus grande importance de reconnaître et de garantir la propriété intellectuelle des chercheurs, des écrivains et des créateurs. Mais cette reconnaissance doit être équilibrée, c’est-à-dire qu’elle doit prendre en compte les droits des bénéficiaires des innovations. Or, trop souvent, des situations de monopole sont créées par des droits de propriété intellectuelle trop forts.

Le cas des médicaments génériques est frappant. Une propriété intellectuelle très stricte a été établie dans ce domaine lors des accords de l’Uruguay round de 1994. En conséquence, les prix de ces médicaments ont beaucoup augmenté et beaucoup de pays en voie de développement n’ont pas pu acheter de médicaments contre le sida.

Le grand prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, rappelle que la valeur d’une année de médicaments contre le sida aux Etats-Unis est d’environ 10000 dollars, alors que cela coûte environ 300 dollars pour les produire.

À cause du régime de propriété intellectuelle, il est devenu interdit aux fabricants africains de les produire et de les vendre moins cher. 10000 dollars pour des pays dont beaucoup d’habitants vivent avec moins de 500 dollars par an : cette équation sans solution est un exemple tragique de l’échec de la mondialisation. Elle a placé les valeurs économiques, en l’occurrence les profits des entreprises pharmaceutiques, au-dessus d’autres valeurs fondamentales, au-dessus même de la valeur de la vie.

Se dévoile bien alors ce qui est, selon moi, la raison principale de l’échec de la mondialisation et la raison de son asymétrie : son déficit démocratique. Celui-ci s’observe ne serait-ce que dans l’attribution des droits de vote dans les institutions internationales. En principe, une personne = un droit de vote. Mais au FMI et à la Banque mondiale, les droits de vote sont proportionnels à la richesse du pays.

Soulignons aussi que les représentants des pays industrialisés ont tendance à défendre, non pas l’ensemble des citoyens de leurs pays, mais des groupes d’intérêts particuliers. Il faut rappeler que ceux qui, au FMI, prennent les décisions qui affectent le plus les politiques économiques des pays en voie de développement, sont les ministres des finances et les gouverneurs de Banques centrales. Ceux-ci ne se soucient pas d’emploi, ni de croissance, mais d’inflation – car quand l’inflation augmente, la valeur des bons du trésor diminue. Ils défendent ainsi plus les intérêts des détenteurs de ces bons que ceux de la société dans son ensemble.

***

Les décisions qui ont le plus affecté le cours de la mondialisation ces vingt dernières années n’ont ainsi presque jamais été le résultat d’un processus démocratique. Pourtant, chaque fois qu’un débat démocratique a été instauré sur des questions déterminantes pour l’économie mondialisée, les citoyens ont fait preuve d’une très haute conscience de l’intérêt général.

Sur toute une série de sujets fondamentaux pour nos sociétés et pour nos existences personnelles, la même carence démocratique de la mondialisation a donc produit les mêmes conséquences désastreuses.

Le philosophe français Jean-Pierre Dupuis, parlant de l’écologie, nous exhorte à pratiquer un catastrophisme éclairé. Il rejoint Hans Jonas, dont le principe responsabilité est arrimé à une « heuristique de la peur ».

Face aux conséquences dramatiques de la mondialisation libérale, nous devons nous aussi être des alarmistes éclairés et rationnels : non pas pour rester dans l’inaction, comme frappés par la gorgone ; mais bien plutôt pour agir, agir différemment, agir avec à l’esprit l’intérêt des citoyens et des peuples de cette planète.


Faut-il sauver le système ou le changer ?

Dans ces conditions, c’est bien la question de la défaite idéologique du capitalisme financier qui est posée.

La droite libérale a insisté ces dernières années sur la prétendue défaite idéologique de la gauche.
Et puis j’ai assisté stupéfaite à un revirement qui, en quelques semaines, à mis à mal, vingt-cinq ans de capitalisme libéral.

La crise financière entraîne avec elle des millions de petits épargnants. Elle jette à la rue non seulement des millions de petits propriétaires mais aussi les plus grands établissements bancaires. Alors, paniqués, les ennemis de l’Etat l’appellent à leur secours. Les ultralibéraux retournent leur veste. Et le gouvernement Bush se déclare prêt à injecter en quelques heures 700 milliards de dollars - soit trente fois l’aide publique au développement - qui étaient introuvables, il y a quelques semaines, pour mettre fin aux émeutes de la faim. Soulagement de ceux qui ont entraîné le système dans le mur : leur fortune est faite et ils ne paieront pas les pots cassés.

La question que je voudrais poser ce soir est la suivante : fallait-il intervenir et sauver les banques menacées de faillites ?
Cette question n’est pas posée à la légère. Nous faisons face en effet à un dilemme dont il faut mesurer toute la portée.

- Soit nous renflouons les banques coupables d’un aveuglement sans mesure et c’est tout un système pervers que nous sauvons. Car alors, le système saura que les Etats et derrière eux les contribuables sont là comme un ultime rempart. Et c’est l’irresponsabilité que nous encouragerons alors, avec des citoyens doublement victimes : victimes des agissements de banques qui les plongent dans le surendettement ; victimes d’un accroissement insupportable de la pression fiscale ou de la diminution de certaines dépenses publiques ;

- Soit nous refusons cet aléa de moralité – ce moral hazard comme on dit en anglais – et c’est alors un risque pour toutes nos économies. La peur peut s’emparer des marchés avec une violence que nous n’avons encore jamais vue, les banques refuser de se prêter entre elles ; et s’effondrer, les entreprises s’assécher faute de financement.
Pour dépasser ce dilemme, je propose une condition radicale, immédiate et non négociable : l’intervention publique doit être conditionnée à une révolution en profondeur du système financier international.

Oui, nous devons faire face à l’urgence et pour cela n’avons pas d’autre choix que de mettre en place une action internationale coordonnée. L’Union européenne doit se doter d’une véritable politique financière commune. Il nous faut la création d’un fonds d’intervention commun aux membres de la zone euro : car les sauvetages de Fortis ou de Dexia nous montrent qu’il s’agit de banques intervenant sur plusieurs pays européen.
Mais cette intervention doit être conditionnée : il faut revoir de fond en comble les règles prudentielles, limiter la possibilité de sortir les créances des bilans des banques par le procédé de titrisation ; il faut assujettir les fonds spéculatifs aux règles de solvabilité bancaires ; il faut créer de nouveaux mécanismes d’évaluation, avec une agence publique européenne de notation ; il faut également interdire les bonus non assujettis à l’impôt sur le revenu ; et puis surtout lutter contre les paradis fiscaux en refusant l’accès au territoire européen aux fonds ayant leur siège social dans de tels paradis.

C’est aussi le rôle du FMI qu’il faut revoir profondément. Aujourd’hui, le Fonds ne dispose pratiquement d’aucun moyen d’action. Ses ressources financières sont limitées et il ne peut guère jouer le rôle de prêteur en dernier ressort au niveau international.
Je ne voudrais pas revenir sur le débat qui, au moment de la conférence de Bretton Woods en 1944, opposa John Meynard Keynes et le secrétaire américain au Trésor Harry White. Keynes souhaitait que le FMI soit une véritable banque centrale mondiale, disposant d’un pouvoir de création monétaire lui permettant, en cas de besoin, de refinancer les banques centrales nationales. Il n’obtint pas gain de cause.

Il est possible que les idées de Keynes reviennent à l’ordre du jour. En tout état de cause, le Fmi doit disposer d’une assise financière beaucoup plus large et devenir le gendarme international des bourses et des banques : c’est lui qui doit être responsable de l’élaboration des nouvelles normes ; c’est lui qui doit être également en charge de leur bonne application. Et donc on en revient a sa composition plus démocratique.


Vers une mondialisation politique

La crise financière actuelle montre que depuis le début, ce sont les tenants de l’affirmation du rôle de la politique publique, du besoin de régulation, de droits et de devoirs, du principe de justice sans lesquels la confiance est rompue, qui avaient raison. Alors il est temps pour nous de relever la tête, avec un impératif catégorique : démocratiser la mondialisation.

Trop longtemps, la mondialisation s’est réduite à sa dimension économique, reléguant les valeurs culturelle, intellectuelle, environnementale et sociales. C'est-à-dire l’affirmation de l’action politique pour en définir le contenu.

Il est donc temps de réaliser, à côté, et je dirais même au-dessus de la mondialisation économique, la mondialisation politique.

La mondialisation, c’est en effet l’intégration des pays entre eux, par l’abaissement du prix des transports, du coût des communications, des barrières douanières. Mais cette intégration signifie que nous sommes devenus interdépendants. Pour le dire très simplement : les décisions prises à Wall Street ont des conséquences sur la vie d’un paysan burkinabè.

Donc la mondialisation a besoin de politique, c'est-à-dire de démocratie participative : la retirer des griffes des seuls experts. C’est à cette condition que le principe gagnant/gagnant pourra l’emporter, alors qu’aujourd’hui c’est gagnant pour quelques uns et perdant pour les autres.

J’ajoute que ceux qui me taxeraient d’irréalisme auraient la mémoire courte. Il y a bientôt deux siècles, un processus similaire se réalisait : la formation des Etats-nations. Comme aujourd’hui, les coûts de transport et de communication baissaient, et comme si cela en avait été la conséquence nécessaire, en Allemagne ou en Italie par exemple, les Etats-nations se créaient.

Ils ont permis de réguler le fonctionnement de l’économie pour la mettre au service des citoyens. Souvenons-nous des débuts du capitalisme industriel : l’exploitation du prolétariat et les dégâts sur l’environnement.

Aujourd’hui comme hier, les gouvernements peuvent faire fonctionner les marchés plus efficacement et en harmonie avec l’intérêt général. Ils doivent pour cela intervenir dans l’économie, pour protéger les travailleurs, pour protéger l’environnement, pour repartir les richesses entre le capital et le travail, assurer la confiance de tous les acteurs, pour garantir les dépenses importantes comme la santé, la recherche, l’innovation et l’éducation.

Il faut remplacer la domination des marches sur les peuples par la primauté des gouvernements démocratiquement élus.


Pour conclure, nous avons l’obligation de faire le bilan de la mondialisation telle qu’elle a été menée ces dernières années. A la fois dans chacun des pays mais aussi dans les instances internationales.

L’Union européenne doit être à l’offensive pour proposer de nouvelles règles. Il y a là trop d’inertie et de lenteur. L’Internationale socialiste et le PSE peuvent trouver là, comme nous l’évoquions tout a l’heure avec George Papandreou lors d’une réunion de travail, un rôle d’aiguillon. Nous devons bousculer la lenteur de l’Europe.

Car jamais le monde n’a eu autant besoin d’Europe et de ses valeurs de paix
. Car le principal danger aujourd’hui dans cette guerre économique qui se profile, c’est la montée des violences, du chacun pour soi, du désespoir, du rejet de la politique, du gouffre entre les puissants et les politiques d’un cote, et du peuple de l’autre.

Et nous savons à quoi cela mène. A la montée des régimes totalitaires, à la montée de l’intégrisme, à la montée du terrorisme ailleurs.

Oui, nous faisons face à un grand danger. Ce danger, c’est celui de la peur. On fait peur aux gens, on leur dit : il n’y pas de solution, il faut sauver le système financier tel qu’il est, sinon tout va s’écrouler.

Les réactionnaires ont toujours utilisé la peur des peuples. Les gens se replient sur eux-mêmes, les nationalismes se renforcent, la peur de l’autre s’exacerbe et c’est comme cela, ensuite, que naissent toutes les mauvaises réactions. Ce n’est pas comme cela qu’un système économique rétablit la confiance.

Et c’est pourquoi je pense qu’il faut avoir le courage de continuer à dire que la mondialisation peut aussi porter un progrès de civilisation. Car si on tient un discours différent, si nous disons « La mondialisation, de toute façon c’est le démon », eh bien nous aurons une montée des nationalismes.

On ne peut pas, lorsque l’on est à gauche ou lorsque l’on est socialiste, renoncer à l’internationalisme, renoncer à équilibrer les pays riches et les pays pauvres, renoncer à la liberté de circulation.

Personne ne pourra dire que l’on ne savait pas.

Bougeons-nous pour que nos enfants et les générations qui viennent ne puissent pas dire : « mais comment, ils n’ont rien vu venir ? »

Nous voyons les choses venir, nous savons comment faire, nous avons des principes, nous savons où sont nos valeurs, nous voulons l’émergence de ce monde meilleur, nous savons que l’économie doit être mise au service de l’humain et non pas le contraire.

Cet humain, c’est à la fois l’épanouissement des hommes et des femmes d’aujourd’hui, mais aussi celui des générations qui se lèvent et qui sont trop souvent frappées par le chômage dans des sociétés qui leurs sont fermées.

Ces nouvelles générations ont besoin de comprendre qu’elles ont le droit de choisir leur vie, d’assumer leur liberté, de fonder une famille à leur tour et de transmettre.

Parce que c’est ça, la politique. C’est posséder la capacité de transmettre les valeurs auxquelles ont croit et celle de faire comprendre aux plus jeunes que l’effort scolaire a un sens et qu’au bout de l’effort scolaire, il y aura un métier. Et s’il y a un métier, il y aura un travail. Et s’il y a un travail, ce travail sera bien rémunéré.

Puisque nous avons la chance d’avoir cette capacité de comprendre et cette capacité d’agir, nous avons impérativement le devoir de l’utiliser.

Je vous remercie de votre attention."

Ségolène Royal

http://www.desirsdavenir.org/node/8299