27 avril 2009

Tous ensemble le 1er mai !

AFP :

 

Treize organisations de gauche, dont le PS, le NPA, le PCF, le Parti de Gauche et le MRC, ont signé un appel commun pour réussir un 1er mai "historique" pour "mettre un coup d'arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef".


        "Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l'origine de conflits de plus en plus nombreux", écrivent les organisations dans une déclaration commune datée de samedi, disponible sur le site internet du NPA.


        "Le 1er mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l'efficacité", ajoutent-elles, jugeant que le gouvernement "refuse d'entendre les exigences sociales" exprimées dans la "plate-forme intersyndicale du 5 janvier" et lors des journées des 29 janvier et 19 mars.


        Selon ces organisations, le gouvernement qui "semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité", "renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective", "tente d'instrumentaliser les +séquestrations de patrons+" et veut "museler la contestation sociale et politique".


        Appelant à "la réussite d'un 1er mai 2009 historique", elles souhaitent "mettre un coup d'arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l'exigence d'autres choix de justice et de solidarité".


        Cet appel est signé par ADS, Alter-Ekolos, Alternatifs, CNCU, Ecologie Solidaire, Gauche Unitaire, La Fédération, MRC, NPA, Parti de Gauche, PCF, PCOF et PS.

25 avril 2009

A Nice, un canton que la DROITE voudrait reprendre

A tous ceux qui sont pour une opposition franche, pour ceux qui croient à la possibilité de faire vraiment les choses dans le bon sens !
A ceux qui en ont marre du système MEDECIN/PEYRAT/ESTROSI

A ceux là je dis VOTEZ FREDERIQUE GREGOIRE CONCAS

http://www.frederique-gregoire-concas.com/

Une femme bien, proche des gens, de la réalité quotidienne !

S' il y a une expression que je n'aime pas c'est "le vote utile" ... pourtant je le dirai sur et sous tous les toits ! SEULE FREDERIQUE peut battre le candidat de la DROITE !

Excuses et Pardon ...

Je ne décolère pas depuis 2007.

Pardon....

SARKOZY est là, avec sa clique de droite, parfois d' anciens de la droite extrême, d' autres issus de la gauche...

Un Président si présent et si qui se comporte si peux en représentant de la FRANCE, que j' ai souvent HONTE pour nous petits citoyens...

On en arriverait même à regretter le tueur (politique) CHIRAC ...

La situation se dégrade en France et ailleurs.

La FRANCE ne va pas si mal nous dit on, OK, grâce peut-être à ce qu' il nous reste de notre système social que nombre de politiciens voulaient et veulent toujours abattre...

L' explosion est possible à tout moment

Et SARKOZY et sa clique espèrent cela, la SECURITE sera de retour dans les esprits...

La DROITE joue toujours avec cette notion de SECURITE, alors que jamais la SECURITE n' est aussi malmenée qu' avec une DROITE au pouvoir.

SARKOZY est venu à NICE voir son ami ROI de Nice, ont ils été jouer au Golf de Nice ?

Nenni SECURITE....Meeting UMP...

Ca fait chicos, et puis dans un canton, le mec chargé de la SECURITE par Estrosi se présente contre le PS...

Venue surprise de SARKO ! à quelques semaines des Européennes, à quelques jours d' une cantonale....quant on connaît l' agenda chargé de celui qui n'aime pas la Princesse de Clèves, Estrosi doît être satisfait.

Je souhaite que le 1er mai soit un beau jour de manifestations sympathiques, festives, colorées, les vacances ne doivent pas nous faire oublier que marcher c'est bon pour la santé et se montrer que l' on existe ça fait du bien!

08 avril 2009

Alain DESTREM un élu parisien méprisant et méprisable

Hilarité de ce mec pour une photo de Ségolène au Sénégal en boubou bleu.

Il peut à la limite rire d' une personnalité politique mais son explication révèle un profond mépris pour une autre personne...Je fais exprès de ne pas mentionner ce qui m' a profondément choqué .... cliquez sur le lien ci-dessous :

Destrem le raciste débile ou simplement un pauvre c...

Va-t-il demander pardon ce conseiller parisien, cet employeur ???

Pour se faire une opinion sur le discours de Ségolène au Sénégal le voici en intégralité :

http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/discours-de-segolene-royal-a-dakar/06-04-2009-0

Un petit extrait : "  ....Honneur aux maîtres de la parole qui conservèrent et transmirent. Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont rappelé au monde que non seulement l’Afrique était le berceau de l’humanité mais qu’elle était avec l’Asie mineure le berceau de la civilisation humaine.

    Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont rappelé au monde l’existence des grands royaumes et des grands empires de l’Afrique. Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont retracé les mille et une relations nouées bien avant la conquête, en des temps où le Sahara, la Méditerranée et l’Océan Indien n’étaient pas des frontières mais des points de passage et de mise en contact.

    Quelqu'un est venu ici vous dire que « l’Homme africain n' est pas entré dans l' Histoire ».

    Pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et qui n’engagent pas la France. Car vous aussi, vous avez fait l’histoire, vous l’avez faite bien avant la colonisation, vous l’avez faite pendant, et vous la faites depuis.

    Et ce que Léopold Sedar Senghor et Aimé Césaire  ont magistralement accompli avec le concept « négritude » , vous l’avez poursuivi avec le mot « Afrique », cet étendard d’une dignité reconquise.

    C’est pour cela que les œuvres des historiens Cheikh Anta Diop du Sénégal et de Joseph Ki-Zerbo du Burkina Faso, constituent non seulement un sommet de la science, mais aussi un sommet de la lutte pour la liberté....."

 

Je souligne que moi petit citoyen français, j' ai parfois HONTE des propos , des comportements du Président de la République Française et d' autres personnalités politiques, comiques ou économiques... et je n' hésiterai pas à demander pardon au nom de la FRANCE, car la FRANCE n' appartient à personne et chaque français la représente...

Comme dirait un autre homme politique j' ai une CERTAINE IDEE DE LA FRANCE.

Ma France est mal représentée, et  ...

OUPS j' en ai trop à dire !

Rendez-vous ce soir 18h Place du Palais de Justice

06 avril 2009

Frédéric Lefebvre ou le porte-parole de l' UMP sans scrupule ....

AFP

L 'UMP a dénoncé lundi les responsables politiques du PS et du MoDem qui, selon elle, "participent à l' incitation à la violence", en réaction aux violences du week-end à Strasbourg et en Corse, et aux récentes séquestrations de patrons.


"L' UMP sort un carton rouge aux responsables politiques du Parti socialiste, du MoDem qui, à force de courir derrière M. (Olivier) Besancenot, la vitrine légale des casseurs, sont en train d'inciter matin, midi et soir, à la violence dans notre pays", a déclaré Frédéric Lefebvre, porte-parole de l' UMP, lors du point de presse hebdomadaire du parti majoritaire.
       

Laurent Fabius "n 'a qu' un mot à la bouche, le mot révolte", le parti socialiste et le président du MoDem François Bayrou "essaient de faire passer Nicolas Sarkozy pour un anti-républicain" et "veulent rassembler les républicains contre lui", s 'est-il indigné.
      

"Quand on a une crise de cette ampleur dans notre pays, on travaille à l' unité nationale, on ne travaille pas à la division nationale", a ajouté le député des Hauts-de-Seine.
      

"Or aujourd'hui, pour des raisons de pure politique politicienne, Mme (Martine) Aubry, M. Bayrou, Mme (Ségolène) Royal, passent leurs journées à essayer de surfer sur les angoisses des Français, pour essayer de se refaire une santé", a-t-il affirmé."

************************************

Après mon article d' hier dimanche 5 avril, me donnerait-il raison ce mec sans scrupule, menteur, fourbe pris en flagrant délit de mensonge éhonté ?

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=3675

J' ai déjà eu l' occasion de parler de cet énergumène le 17 mars ...

05 avril 2009

OTAN...SARKO ...CHATELLERAULT ... STRASBOURG .... VIOLENCES

Avec la "crise" d' autres choses se passent en France et ailleurs...

Nicolas et sa clique ont mis le bazar à Strasbourg ..

Et à chaque fois maintenant lui et sa clique amènent leur "claque"... militants UMP  mobilisés comme à RUNGIS ou au Salon de l' agriculture..

Chatellerault, ville quadrillée, 1500 forces de l' ordre, le "pôle emploi" contrôlé, manifestants mis à l' écart, invités triés pour écouter la bonne parole!

Dimanche + nous en a appris de belles sur ce Président ...

Emission à voir ou à revoir à la télévision, et je pense bientôt sur internet !

http://video.google.fr/videosearch?q=chatellerault%20sarkozy&hl=fr&ie=UTF-8&rlz=1B3GGGL_frFR297FR298&tab=nv#

A Strasbourg, il y a eu de violents affrontements ... mais tout va bien ....

A lire l' article sur le Post et à apprécier les vidéos...

http://www.lepost.fr/article/2009/04/03/1482687_a-strasbourg-l-accueil-de-sarkozy-et-obama-a-ete-reserve-a-90-de-militants-ump.html#xtor=ADC-218

A regarder le zapping de CANAL + du 04 avril 2009 et les autres aussi ....

http://player.canalplus.fr/#/229528

N' oublions pas Stéphane guillon !

http://www.canalplus.fr/c-humour/pid2053-c-encore-de-rire.html?

Une dernière chose attention DANGER, le gouvernement Sarkozy/Fillon/Besson/Kouchner et l' extrême droite ont tout intérêt aux débordements lors des manifestations !

Citoyens attention DANGER !

Bon dimanche ...

P.S.  Un numéro à retenir celui de Marianne le 624 ... du 4 au 10 avril 2009 sur les parachutes dorés, stock-options, retraites chapeau ... Enquête sur l' État complice

22 mars 2009

LE SIDA ON EN MEURT




SIDACTION

Appelez le 110

Utiliser la capote n' est pas un crime !

Dites non au pousse au crime, l' ami des intégristes, des révisionnistes et des excommunicataires d' une fillette de neuf ans violée par son père et qui a dû se faire avorter !

Comme a dit Jean-Pierre COFFE on jouit aussi avec un préservatif !



20 mars 2009

LA JOURNEE DE LA JUPE

Splendide, bouleversant film sur ARTE.

Adjani en femme mure, aux prises avec des jeunes élèves de banlieues, la vie d' une collectivité éducative effleurée, un huis clos étouffant, émouvant.

Isabelle dans une interview dit "ce film dresse un bilan d' urgence"

Je pense aux enseignants et à ces gosses de banlieue, à leurs parents.

Que la vie est encore terrible au 21ème siècle !

BOULEVERSE je suis, vraiment

Ce film LA JOURNEE DE LA JUPE sortira dans les salles le 25 mars .... allez-y si vous ne l' avez pas vu !

Ségolène et la mobilisation des français !

Ségolène Royal (PS) a estimé vendredi que "la colère qui s'est exprimée" lors des manifestations de jeudi "ne peut que se démultiplier" et elle a appelé à "continuer la protestation et la pression" contre un pouvoir "maintenant coupé du peuple".
        "La colère qui s'est exprimée dans la rue avec beaucoup de dignité (...) ne peut que se démultiplier aujourd'hui face à un gouvernement et à un président de la République qui restent sourds, qui restent aveugles à l'égard des aspirations profondes d'un pays qui veut vraiment que ça change", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle sur France Info.
        Interrogée sur les propos du conseiller social de l'Elysée Raymond Soubie jugeant que la protestation sociale n'avait "pas franchi d'étape", elle a déclaré : "Je pense que c'est une grave incompétence et la démonstration que ce pouvoir est maintenant coupé du peuple".
        Selon la présidente de la région Poitou-Charentes, l'exécutif a, "de la même façon qu'en Guadeloupe (...), le discours du mépris et de l'indifférence, mais c'est devenu insupportable".
        "Je crois qu'il faut continuer la protestation et la pression", a-t-elle jugé, alors que les syndicats devaient se réunir vendredi pour décider de la suite à donner au mouvement.
        Mme Royal a aussi affirmé qu'à droite des responsables politiques devaient "se désolidariser de cette inertie, de cette incompétence et de ce mépris gouvernemental et présidentiel".

Lu sur http://www.resistance2007.com/article-29139304.html

Mardi 17 mars 2009

Mais pourquoi a-t-il été élu ?

Not'Camembert  a déclaré ce matin qu'il n'avait pas été élu pour augmenter les impôts... Certes, il a été élu pour que les français gagnent plus... et donc paient plus d'impôts... logique ?

Donc pour que les français, mais il est vrai qu'il n'a jamais dit QUEL français, gagnent plus, il a agi tout de suite sur les impôts (histoire que l'augmentation de leur revenu ne soit pas aussitôt sanctionnés par une feuille d'impôts exorbitante... sans doute)

Et hop paquet fiscal en juin 2007 !

Deux ans plus tard, une crise économique qu'une certaine « cruche » avait prédit en 2006 sous les quolibets des grands économistes politiques comme l'impuissant patron du FMI (je ne parle que de son action politique, n'y voyez aucun sous entendu...)... même les députés UMP demandent à ce qu'on reviennent sur certaines dispositions du Paquet fiscal ! D'autant qu'on apprend que cette petite plaisanterie a coûté 468 millions d'euros pour la mettre en place !!!!

Agacé not'Bon Maître ? Oui certainement, d'autant qu'aujourd'hui le gouvernement met sa responsabilité en balance sur l'entrée de la France dans l'Otan... oh bien sûr la majorité votera pour... les députés ont cette particularité de ne savoir utiliser qu'une touche sur le pupitre de vote « pour » !

Ils ont beau beugler comme des veaux dans les couloirs de l'Assemblée qu'ils ne sont pas contents, quand il faut voter... hop, une seule solution... « pour » !

Alors quand les veaux appellent leur gardien à revenir sur LA décision de son quinquennat... ben il est pas content pépère ! pas du tout content !

Au point que l'on sente le « casse toi pov'con » à portée de micro !

Alors dans un magnifique : "Si on veut augmenter les impôts dans notre pays, il y a tellement de candidats pour les augmenter, vous aurez l'embarras du choix aux prochaines élections ! Moi, j'ai été élu pour réconcilier la France avec l'entreprise et avec l'usine"... notre Président mal aimé (60 % d'opinion défavorable selon son institut de sondage, opinion Way) nous pousserait il à voter contre l'UMP aux prochaines européennes ???

Bon il n'aurait pas à nous pousser beaucoup... mais quand même...

Il déclare donc avoir été élu pour réconcilier la France avec l'entreprise et l'usine (à gaz ?)... les ouvriers de Continental, de Gandrange voire de Total (excédentaire de 14 milliards d'Euros mais avec un petit plan social visant à se débarrasser de 550 emplois !) seront sans doute ravis de l'apprendre !

Sans parler des dizaines de milliers de chômeurs qui attendent désespérément que leur dossier soit traité par des agents du pôle emploi (qu'on devrait rebaptiser pôle chômage) débordés... Comment ne pas s'étonner du manque de personnel de la plus grande DRH de France ?

"S'il y en a que ça démange d'augmenter les impôts, ils oublient qu'on est dans une compétition. Mon but, c'est de faire venir en France, faire investir en France des gens qui ont de l'argent dans nos usines et dans nos entreprises, ce n'est pas de les faire partir"... lui ferais je l'affront de reprendre les deux exemples précédents Continental et Arcelor Mittal ?

Sans parler de son ami Johnny qui part en Suisse, même s'il trouve que c'est encore trop d'impôts payés le pauvre chéri ! Bon peu de chance de le voir investir dans une usine... même pas Optic 2000 !

"Je ne veux pas enrichir Monaco, moi. Je ne veux pas enrichir la Suisse, je ne veux pas enrichir l'Autriche. Je veux que les gens viennent dépenser leur argent en France et investir en France"... comme il le fait  en se faisant inviter dans les plus grands hôtels d'Amérique Latine ??? sur les yachts de ses amis ? dans les palaces d'Amérique du Nord ????

Alors Mr Mon Président Malgré Moi... pourquoi avez-vous été élu ? si ce n'est pour pouvoir penser à autre chose en vous rasant le matin !

18 mars 2009

Le Pape a une capote sur le coeur

BENOIT XVI ....

On pourrait déjà déverser pas mal de récriminations envers lui mais sa phrase sur la capote et le SIDA, une nouvelle fois me scandalise !

Surtout lorsque cela concerne le continent africain !

Etre fidèle  et pas besoin de capote !

Les africains souffrent, crèvent de faim, des millions d' enfants ne vivront pas longtemps, sûrement à cause de la mise de la capote par leurs pères !

Si seulement les pays "développés" ne foutaient pas la merde sur ce continent, si les multinationales n' avaient pas imposé des cultures de légumes pour les pays riches, la famine n' en serait pas là !

Si les groupes pharmaceutiques étaient plus proches des malades des pays pauvres...

Si les touristes catholiques ou pas n' allaient pas tirer leurs coups en Afrique, en Asie les maladies sexuelles seraient moins élevées ....

Je n' ose écrire que le SIDA aurait vu le jour en AFRIQUE avec des expérience de certains laboratoires.

Ce Pape est la caricature d' une Eglise en perdition !

Et dire que des curés, des prêtres, des missionnaires eux bossent pour que des HUMAINS échappent aux risques importés par les amis de BENOIT XVI.

FIDELITE ? il est FIDELE au message d' AMOUR de JESUS ?

A VOMIR

17 mars 2009

LEFEBVRE FREDERIC vous connaissez ?

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=3675

 

Si celui-là  n' est pas un menteur ou un malade, je ne comprends plus rien !

 

 

Un sarkozyste pur jus !

15 mars 2009

RÉFLEXIONS DOMINICALES ...

CIAO ALAIN ... il y a quelques mois, j'ai vu un homme malade, sur le coup je ne t'avais pas pas reconnu.
Tu laisses une oeuvre derrière toi et devant tous les amateurs de chansons et de musiques agréables !

CHAPEAU Sean PENN époustouflant dans HARVEY MIILK.
HARVEY MILK sacré homme, agitateur, homosexuel américain, un homme qui a existé pour que l' AMERIQUE ne sombre pas dans la bêtise réactionnaire, imbécile.Cet homme courageux a été assassiné en même temps que le maire SAN FRANCISCO.Les gays ont obtenu un peu plus de droits, moins de discrimination, grâce à MILK.
Reste qu'il y a quelques temps une député française brandissait la BIBLE dans l'enceinte de l'ASSEMBLEE NATIONALE !
Rien n'est jamais acquis ...

ESTROSI omniprésent veut les JO d'HIVER en 2018 ...la gauche suis !
ESTROSI/CIOTTI inconcournables dans NICE MATIN, dans les rues ...
Tout va bien amis Niçois ... les amis de NICOLAS dirigent Nice !

19 MARS, serons nous nombreux à dire non à la politique antisociale de SARKOZY/FILLON/KOUCHNER ...
Et que l'on ne me dise pasque c'est la crise ... depuis 2007 SARKOZY et sa clique ne pense qu'à leurs amis -riches- ...
Sacré voyage de SARKOZY au Mexique ... une française condamnée là bas purgera une partie de sa peine en FRANCE, bravo SARKO ...et il était logé où ? par qui et à quel prix ?
Des "supermarchés" de produits périmés s'ouvrent, on licencie à tour de bras, on massacre le SERVICE PUBLIC ... pourtant je ne sens pas une mobilisation ce 19 mars ...
Calme avant la REVOLTE ....

23 février 2009

Sarko le paysan hyper protégé vu sur rue89 ....

Un an après son "casse-toi pov' con", le chef de l'Etat a pris toutes les précautions pour être bien accueilli par le public, lors de sa venue ce samedi au Salon de l'agriculture. Pari réussi, mais pari forcé. Si sa visite s'est déroulée dans un climat chaleureux, tout avait été prévu pour.

La sécurité, d'abord. En plus des agents de sécurité élyséens qui guettaient dans les allées alentours, deux cordons de gardes du corps encadraient Nicolas Sarkozy et le long cortège présidentiel. Le premier autour de lui, et l'autre pour retenir les visiteurs et exposants qui n'étaient pas autorisés à s'approcher.

Les médias, ensuite. Entre les deux cordons, quelques journalistes dûment sélectionnés en possession d'un badge "Présidence de la République - Pool". Les seuls qui avaient droit de cité autour du chef de l'Etat. Les autres accréditations de presse ne permettaient à peine plus de s'approcher qu'un simple ticket d'entrée.

Pour beaucoup de journalistes, impossible d'entendre un seul mot de Nicolas Sarkozy. Surtout, un bon moyen d'éviter que ressurgisse une vidéo à la "Casse-toi pov' con", qui avait été filmée l'année dernière par une agence de pigistes, YouPress.

Le public, enfin. A côté des jeunes UMP venus acclamer Nicolas Sarkozy, la sécurité du Président veille. "Attention à l'homme en anorak rouge avec des cheveux blancs et des tracts verts à droite du cortège", "éloignez le gros barbu qui s'approche devant en jean et pull bleus"... Et lorsque certains osent dégainer une pancarte, ils sont écartés. Temporairement. On ne perturbe pas la visite du chef de l'Etat.

Des militants contre les agrocarburants "encagés" dehors

C'est ce qui est notamment arrivé au collectif "Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde". En amont du passage du Président et du ministre de l'Agriculture, moins d'une dizaine de représentants de trois associations reconnues, Les Amis de la Terre, CCFD - Terre solidaire et Oxfam France, ont été "encagés" (c'est le terme utilisé par le service de sécurité présidentiel) à l'extérieur du Parc des expositions de Paris.

Leur crime: être déguisé en épi de maïs ou affublé d'un masque de Nicolas Sarkozy ou de Michel Barnier, voire même de brandir une affiche "Agrocarburants = danger"... Le tout, dans la bonne humeur. La sanction ne s'est pas fait attendre: contrôle d'identité puis expulsion, jusqu'à la fin de la visite du chef de l'Etat au salon.

"On espère qu'au moins une personne à l'Elysée lit Rue89, peut-être fera-t-elle passer nos revendications à Nicolas Sarkozy ou à Michel Barnier", s'amusait l'un des militants, après avoir été relâché. Voici donc ce que disait leur dangereux tract:

"Loin d'être la solution miracle pour compenser l'épuisement des réserves de pétrole et lutter contre le réchauffement climatique, les agrocarburants, produits à grande échelle dans les pays du Sud, aggravent la crise alimentaire en empiétant sur les cultures vivrières destinées à nourrir les populations locales.

Malgré ces dangers, les dirigeants français et européens ont décidé d'incorporer 10% d'agrocarburants dans nos réservoirs d'ici à 2015 en France et d'ici à 2020 dans toute l'Union européenne. Nous contestons cette mesure injuste qui a des conséquences dramatiques pour les populations les plus pauvres."

Des militants qui garderont un meilleur souvenir du Salon de l'automobile: "Au moins, là-bas, notre épi de maïs géant n'avait pas été enfermé dehors!"

A lire aussi sur Rue89
► La France, lanterne rouge de l'agriculture bio européenne
► Salon de l'agriculture 2008: après le couac Sarkozy, la Chirac mania
► Hypothèses à propos du "Casse-toi pauv' con!" de Sarkozy
► "Casse-toi pov'con": au tribunal pour outrage au Président

Ailleurs sur le Web
► Le site officiel du Salon de l'agriculture
► Le site du collectif "Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde"

22 février 2009

Théâtre et cinéma

Le BAR FRANCO-ITALIEN joué à Nice, est une pièce pleine de sensibilité, d' amour, l' histoire d' une famille d' immigrés italiens en France.

On y ressent du racisme, de la xénophobie, des difficultés des gens déracinés et de leur descendance née sur le sol français..

Histoire de l’immigration italienne en France : trois générations se découvrent, se racontent et se comprennent, en reconstruisant avec la documentation et tous les souvenirs d’une famille, la dramatique expérience de l’abandon de la terre natale et la dure transplantation en terre étrangère.

La pièce est jouée en français et en italien, avec des surtitres.. des souvenirs en pagaille, de la nostalgie, des souvenirs inoubliables ...

Des comédiens superbes : Maria Alberta Navello , Lorenzo Charois , Jean-Claude PENCHENAT

Une mention spéciale pour la comédienne qui passe d'un rôle à l'autre : la fiancée du fils, la grand mère et la mère de son aimé...

 

Le film ..LE CODE A CHANGE film de Danielle THOMPSOM et de CHRISTOPHER son fils.

Un dîner le jour de la fête de la musique, une belle brochette d'acteurs : Karin Viard, Dany Boon, Marina Foïs, Emmanuelle Seigner, Patrick Bruel, Marina Hands, Christopher Thomson, Blanca Li, Patrick Chesnais, Pierre Arditi et Laurent Stocker...

J' ai aimé, aimé l' humour et aussi les émotions que l' on peut ressentir lorsqu' il y a des réunions d' amis, de parents..

La vie sa réalité, ses mensonges, ses drames, ses trahisons...

La VIE quoi !

DE l' humanité à chaque plan.

Bruel est formidable, tous le sont, soulignons les rôles des "vieux" Chesnais et Arditi.

 

Deux spectacles tout à différents mais lorsque sort des salles on est remué...

18 février 2009

Humour décapant ..Aïe pour DSK

Après les props d' ESTROSI

Déclaration du groupe "Changer d'ère" suite au propos de C. Estrosi

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Photo Le Tuyo

Nous, conseillers municipaux du groupe « Changer d’ère » dénonçons les propos intolérables tenus par le maire lors du débat sur le vote du budget.
Mis en difficulté sur les choix budgétaires, le maire a déplacé le débat accusant successivement les élus de gauche d’avoir lors des manifestations pour la paix en Palestine :

  • encouragé des slogans antisémites
  • encouragé les casseurs.

Enfin, il a qualifié Patrick ALLEMAND d’homme très dangereux, pas digne d’être un élu de la République, menteur, falsificateur avec des méthodes de communication rappelant les grands leaders d’extrême droite d’avant guerre qui ont abouti à des drames dans notre histoire, notamment en 1939.

L’antisémitisme est un fléau qui a conduit à l’holocauste. C’est un sujet grave qu’il n’est pas admissible de manier pour discréditer ses contradicteurs.

Le groupe « Changer d’ère » :

  • Condamne sans réserve l’ensemble de ces propos
  • Demande au Maire de Nice de les retirer et de présenter des excuses
  • Se réserve le droit de traduire en justice pour diffamation et injure publique le Maire de Nice en cas de refus.

15 février 2009

Réflexions dominicales

* ARTHUR n' est pas un de mes animateurs préférés mais la campagne antisémite contre lui me débecte.

* Pierre Perret aussi est attaqué pour un de ses  livres, les coups sont bas, ça me débecte.

* Besson demandant aux sans papiers de dénoncer les passeurs, ça me débecte

* Le retour de la FRANCE au commandement de l' OTAN ça me débecte, pour moi l' ONU existe, un point c' est tout, nous n' avons pas à être à la botte des USA et autres pays "occidentaux".

* les départements et territoires d' outre mer, les chercheurs, les employés, les médecins maltraités par -Sarkozy Gouvernement- de la France me débecte

* L' attitude du roi de Nice Estrosi vis à vis de l' opposition de gauche me débecte.

* Sarkozy préférant aller à Bagdad plutôt qu' en Guadeloupe ça me débecte!

* Le pape BENOIT XV1 réhabilitant les excommuniés et les intégristes, parfois négationnistes ça me débecte.

* Ecrire un livre sur KOUCHNER et être accusé pour cela d' antisémitisme, ça me débecte

* Evidemment l' antisémitisme et le racisme ça me débecte !

* Monopoliser plusieurs chaînes de télévision pour dire tout et son contraire, je parle de -SARKOZY GOUVERNEMENT-, ça me débecte.

 

Bref ce dimanche, je prends mon médicament contre le reflux gastro-oesophagien, pas de nom, pas de publicité !

La France avec SARKOZY-GOUVERNEMENT

La France est dirigée par un politique, qui joue trop perso, les ministres n' existent plus, le gouvernement c' est Nicolas 1er.

La FRANCE méritait mieux mais voilà il a su organiser l' UMP en parti de combat, il a su parler, mentir sans vergogne.

La gauche et le PS en particulier était trop divisée, trop de querelles de personnes..

Puis l' élection de Sarkozy a vu certaines personnalités de gauche rejoindre l' équipe sarkozyste.

Le pire à mes yeux c' est ERIC BESSON adversaire de SARKOZY quelques semaines avant.

Ce même BESSON remplace HORTEFEUX dans la chasse aux sans papiers, pire il relance l' idée de délation, à vomir !

Le paquet fiscal fait aux riches en 2007 et pour durer, n' arrange rien pour les plus pauvres frappés de plein fouet par la crise.

Tout est en train d' être dérèglementé, tout est cassé, la télévision aux mains des amis du Président redevient une grande ORTF avec plusieurs chaînes..

La gauche parlementaire a beau s' agiter, il ne peut rien faire...

La colère gronde.

La colère en métropole,dans les départements e territoires d' outre mer, mais les mécontents n' accordent pas confiance à la gauche parlementaire.

Avec un Président qui ne sait dire "je je je", alors qu' Obama lui emploie le "nous", la gauche parlementaire semble être aux abonnés absents malgré sa mobilisation ...

BAYROU est marginalisé, Besancenot veut rassembler les mécontents mais ne veut pas gouverner.

Les ministres de la Républiques sont malmenés, des manifestants sifflent le Préfet et le Directeur de la Police sont déplacés..

La situation est pire qu'en 1967.

Personne ne croit plus en un avenir meilleur.

On nous bassine avec les déficit phénoménale de la Sécurité Sociale, 10 ou 15 milliards mais les patrons ont bénéficié de centaines de milliards d' exonérations...et que dire des aides accordées aux banques, à l' industrie automobile ! si encore cela permettait au moins d' éviter les suppressions d' emplois ! Cf émission INFRAROUGE sur FRANCE 2

Sarkozy et sa clique démantèle le service public, l' hôpital, l' université sont exangues..

Le Président, JE suis partout,JE sais tout, s' agite....

Et la FRANCE AGONISE..

Que les querelles s' arrêtent au PS, que ce parti de gouvernement propose et le fasse savoir, qu il soit présent dans les manifestations, qu' il discute avec les syndicats, les associations !

La situation est grave

Autre méfait politico judiciaire le PROCES COLONNA ...pas clair l' instruction et les témoins mis de côté.

07 février 2009

Humour....

Humour noir....

Triste réalité

La Veuve et Robert Badinter

C' est un article que je vais remanier, j' ai tant de choses à dire sur la peine de mort et sur R. Badinter, F. MItterrand et d'autres.

Sarkozy sur la télévision ce jeudi 5 février m' a permis de visionner les 2 téléfilms de Jean-Daniel Verhaeghe sur Robert Badinter.

Deux téléfilms bouleversant, avec un Charles Berling magnifique, un G. Depardieu incarnant Henri Torres très prenant.

Henri Torrès, avocat, homme de gauche a été député des Alpes Maritimes, clin d' oeil aux niçois....

Non, vraiment regarder ce 5 février SARKOZY je ne pouvais pas, et ces deux téléfilms m' ont rappelé quelques jours tragiques et aussi magnifiques pour le jeune que j' étais à l' époque.

En regardant l' abolition, je me suis rappelé M. Sardou chantant "je suis pour" et en réplique Julien Clerc chanter "l' assassin assassiné " !

L' assassin assassiné je l' ai écouté des centaines de fois à une certaine époque...

Mais le 10 mai 1981 tout a changé.

Pour Bontems R. Badinter avait dit "On ne tue pas quelqu' un qui n' a pas tué"

Il n' a pas été écouté, je pense qu' à partir de de cette exécution il a vraiment commencé son combat pour l' abolition de la peine de mort.

"Qu 'on ne se leurre pas sur la nature humaine : l' homme est un animal qui tue. Quand un crime atroce est commis, l' émotion et la colère libèrent l' instinct de mort chez les autres êtres humains. Cet instinct veut s' exercer au nom de la justice. L' abolition est donc l' une des plus grandes victoires que l'humanité puisse remporter sur elle-même." R. Badinter dans Télé Obs du 24 au 30 janvier 2009

Avant 1981, il y avait les faux culs ceux qui se disaient contre la guillotine, mais qui devant un crime épouvantable et la réaction populaire l' ont appliquée ou ont refusé son abolition.

La FRANCE n' a pas été exemplaire sur le sujet.

En pleine campagne électorale pour 19814, F. MItterrand lui a été clair, il a déclaré qu' il était contre cette peine, au diable les sondages.

Notons que Jacques Chirac a voté pour son abolition et que Président il a fait inscrire dans la Constitution l'abolition de la peine de mort.

Rappelons aussi que Robert BADINTER a été le 1er Garde des Sceaux de F. Mitterrand, il a proposé " au nom du Gouvernement de la République" d'abolir en France la peine de mort en septembre 1981.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/abolition-peine-mort/badinter.shtml

Il a également présenté à ce titre des projets de lois, issus des 110 propositions du candidat François Mitterrand comme :
-la suppression des juridictions d' exception comme la Cour de sûreté de l'État et les tribunaux des Forces Armées en temps de paix ;
-permettre à tout justiciable de porter un recours devant la Commission et la Cour européenne des droits de l' homme
-le développement des peines non privatives de libertés par l 'instauration des jours-amendes et des travaux d'intérêt général pour les délits mineurs.

-le renforcement des libertés individuelles par la suppression de dispositions légales pénalisant les relations homosexuelles avec un mineur pour des âges où les relations hétérosexuelles étaient légales...

- l' amélioration du droit des victimes, à travers la Loi du 5 juillet 1985 sur les accidents de la circulation ;
- l' instaurateur du nouveau Code Pénal

F. Mitterrand l' a nommé Président du Conseil constitutionnel, de mars 1986 à mars 1995.
Lors du renouvellement du 24 septembre 1995, R BADINTER est investi face à la sortante Françoise Seligmann et devient l' unique sénateur PS des Hauts-de-Seine.
Au niveau international , il a présidé la "Commission d'arbitrage pour la paix en Yougoslavie" appelée Commission Badinter créée le 27 août 1991 par la Communauté européenne.

Avec quatre autres présidents de cours constitutionnelles européennes, la commission Badinter rend, de novembre 1991 à janvier 1993, quinze avis sur les problèmes juridiques qu' entraîne la sécession de plusieurs États de l 'ancienne Yougoslavie. Ces avis ont notamment permis de préciser certains points comme l'existence et la reconnaissance des États, les règles de succession et de respect des traités internationaux par ces derniers et la définition des frontières[7].
En 1991, il participe à l'élaboration de la Constitution de la Roumanie.

Depuis 1995, Robert Badinter est président de la Cour européenne de conciliation et d'arbitrage de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

À la suite de problèmes de santé, notamment des problèmes de vue, il annonce sa décision de ne pas se représenter au poste de sénateur des Hauts-de-Seine. Il se représente finalement et est réélu en 2004.

C 'est un homme que je crois avoir sa place un jour au PANTHEON ....

Sarkozy sur l' ORTF 2009

L'intervention de Nicolas Sarkozy du 5 février - Nouvel Obs
L'intervention de Nicolas Sarkozy du 5 février - Nouvel Obs

Interview de Sarkozy : le SNJ-CGT dénonce une "insulte" NOUVELOBS.COM
Le syndicat de journalistes estime que la profession "ne sort pas grandie" au lendemain de l'intervention du président : David Pujadas, Laurence Ferrari, Guy Lagache et Alain Duhamel ont "parfaitement joué leur rôle de fou du roi" car le chef de l'Etat les a "adoubés".

Le SNJ-CGT a estimé vendredi 6 février dans un communiqué que la profession de journaliste ne "sortait pas grandie" de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir, dénonçant une "mascarade" et une "insulte" au métier. "Interlocuteurs déférents, questions convenues et jamais dérangeantes, absence de contradiction quand le président assénait des contrevérités. La profession de journaliste ne sort pas grandie du 'show télévisé' du président de la République", écrit le syndicat. Rôle de "fou du roi"

Pour le SNJ-CGT, ces journalistes (David Pujadas de France 2, Laurence Ferrari de TF1, Guy Lagache de M6 et Alain Duhamel de RTL) ont "parfaitement joué leur rôle de fou du roi" car le chef de l'Etat les a "adoubés". "Dans aucun autre pays dit démocratique les politiques en responsabilité ne choisissent leurs interlocuteurs", poursuit-il. Le SNJ-CGT dénonce une "mascarade qui va encore accroître la méfiance du public envers les journalistes".

Ce soir là j' ai regardé les deux téléfilm enregistrés sur ROBERT BADINTER, j' y reviendrai !

29 janvier 2009

Main basse sur l' école publique

Reçu ce message qui parle d' un livre, l'article est paru sur Bakchish

C’est avec un enthousiasme inquiétant que Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos sont en train de transformer l’école publique. Derrière ces réformes, il y a une idéologie, inspirée de mouvements sectaires ou d’extrême droite. Elle est expliquée avec brio par Eddy Khaldi, enseignant et Muriel Fitoussi, journaliste, dans un livre à paraître lundi 25 août aux éditions Demopolis, « Main basse sur l’école publique ». « Bakchich » publie quelques bonnes feuilles de ce livre-enquête qui dépasse de loin le simple résumé des événements de l’année en matière scolaire.

Nouveaux programmes, suppression des cours le samedi matin, introduction de leçons d’instruction civique et morale, voilà un aperçu de ce qui attend nos petits inscrits à l’école primaire à la rentrée de septembre.

Il faut dire que l’école intéresse beaucoup le père Darcos.

Depuis septembre 2007, Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, a entamé son projet de réformes du primaire, qui n’est pas du goût de tous. Nombreux sont les enseignants et parents d’élèves qui jugent ces propositions menaçantes pour l’école publique et son principe d’équité, et s’inquiètent de la qualité de l’enseignement, elle aussi un brin menacée. Ca y est, c’est dit, les professeurs des écoles devraient perdre beaucoup moins de temps à prendre des notes sur des cours de pédagogie sur les bancs des IUFM d’ici 2010.

Contre cette avalanche de réformes, les mobilisations ont été nombreuses avant les vacances estivales. Et aujourd’hui, qu’en est-il ? Bien que « la priorité soit donnée à la rentrée des enfants, des Assemblées Générales sont d’ores prévues pour le jour de la pré-rentrée », indique à Bakchich une représentante parisienne du Syndicat National des Ecoles (SNE-CSEN). Elle ajoute : « Avant de penser dans le détail aux actions à mener à la rentrée, nous attendons le rapport de la commission de juillet du rectorat, que nous n’avons encore reçu ».

Pas de doute, Xavier Darcos doit revoir sa copie sous peine de s’exposer à de nouvelles grèves. Mais le monsieur est chanceux, le service minimum imposé aux salariés de l’éducation publique est passé depuis.

Les deux auteurs de Main basse sur l’école publique, Eddy Khaldi, enseignant et spécialiste de la laïcité et l’école, et Muriel Fitoussi, journaliste spécialisée dans les questions politique et sociale, montrent dans leur livre sur quelle toile de fond idéologique se repose notre Darcos pour réformer l’Education nationale. C’est avec surprise que derrière les idées du ministre, apparaissent des noms tel que l’Opus Dei.

EXTRAITS DU LIVRE

« Si l’on veut vendre à défaut d’être lu, si l’on veut faire les plateaux de télévision, il ne faut pas hésiter à affirmer que l’école française ne fabrique que des crétins et que les enseignants français sont tous des privilégiés qui ne font même pas 35 heures de travail par semaine…

Christian Forestier et Claude Thélot

Une vingtaine d’organisations tentent de peser sur la campagne des présidentielles

Lors de l’élection présidentielle de 2007, fait inhabituel, tous les candidats ont fait l’impasse sur les questions d’éducation, qui ne furent jamais spontanément conviées dans les débats. Il ne fut quasiment question que du problème de la carte scolaire, dont le sort était mis en balance par les deux principaux candi- dats, qui annonçaient, qui sa « suppression », qui son « assouplissement ». Dans ses discours de campagne sur l’éducation, le candidat de l’ump n’évoque pas, ou si peu, l’« Éducation nationale » en tant que telle. En revanche, il propose déjà, sans aucune ambiguïté, des privilèges nouveaux en vue d’un redéploiement des établissements privés.

(…)

Certains libéraux ne s’y sont pas trompés et déclarent, sur leur site Internet Liberté chérie : « Voilà sans doute le sujet que Sarkozy semble le mieux avoir compris. En effet, il est partisan de la remise en cause de la planification éducative par la carte scolaire, se posant ainsi en défenseur de la liberté des parents de choisir l’école de leurs enfants. »

Valoriser l’école publique, voilà qui n’est décidément plus un sujet porteur. Exemple révélateur, le journal Libération qui organisait, dans le cadre de la préparation de la campagne « trois jours de débats, d’expression et d’échanges » les 13, 14 et 15 septembre 2006 à Grenoble, abordait quasiment tous les thèmes de campagne, sauf l’éducation. À l’exception d’une unique table ronde sur la citoyenneté, rien ne fut dit sur les structures, les contenus et la gestion du système éducatif…

Malgré ce peu d’intérêt des candidats, un certain nombre d’organisations tentent de peser sur la campagne. Une vingtaine d’entre elles 6, peu connues du grand public, publient dans Le Figaro du 10 janvier 2007, une plate-forme commune : « Lettre sur l’injustice scolaire », sans doute pour attirer l’attention peu soutenue des présidentiables et s’imposer dans le paysage et les débats politiques de la campagne en désignant les deux ou trois candidats porteurs de leurs desseins. Rien de neuf sous le soleil de ces mouvements – parmi lesquels Créer son école, l’oidel, Enseignement et Liberté – si ce n’est l’affichage de leurs connexions. Ce qui traduit, sur le terrain de l’éducation, une offensive concertée de mouvements français idéologiquement très proches et liés. À l’intérieur du vaste essaim de signataires, mentionnons l’association clé (Catholiques pour les libertés économiques), dont l’objet n’est pourtant pas celui de l’enseignement, qui est clairement liée à l’Opus Dei, dont elle partage certains locaux parisiens. Les propositions de la lettre publiée dans Le Figaro sont reprises par des think tanks du secteur économique et résumées dans le Guide du candidat 2007-2008 publié par l’aleps.

(…)

L’Education nationale, un mammouth à foutre à la corbeille

Autre acteur de poids dans la campagne, l’oidel (Organisation internationale pour le développement de la liberté d’enseignement), ong suisse reconnue par le canton de Genève, qui s’intéresse de près à la question du dualisme scolaire français. L’organisation a l’insigne honneur de jouir du statut consultatif auprès des Nations unies, de l’unesco et du Conseil de l’Europe. Elle collabore par ailleurs étroitement avec l’Union européenne. Notons aussi que Enseignement et Liberté est membre de l’oidel.

L’oidel est au centre de nombreuses initiatives entreprises depuis quelques années. Ses constats pas toujours objectifs s’appuient principalement sur des accusations sans cesse ressassées, ainsi résumées : l’Éducation nationale est un mammouth ingérable qui coûte cher et fabrique des illettrés. Ses solutions : suppression de la carte scolaire, un directeur d’établissement chef d’entreprise, la suppression du monopole de la collation des grades 16, le maintien ou la fermeture d’écoles, la sanction des résultats obtenus, l’ouverture de nouveaux établissements privés.

(…)

L’organisation s’est très opportunément signalée au moment de la campagne présidentielle. Le 22 avril 2007, entre les deux tours, surgit le rapport de l’oidel sur « la liberté de l’enseigne- ment en France » : « Après une première version en 2002, un “Rapport sur la liberté d’enseignement dans le monde” est en cours de préparation […]. Voici une étude concernant la France [pour] analyser les politiques scolaires sous l’angle de la liberté d’enseignement. » Les objectifs de privatisation y sont très clairement exprimés. Ce rapport souligne qu’en 2002, sur 85 pays étudiés, tant dans les dispositions juridiques que dans la pratique, la France est placée en quatrième position, relativement à la « liberté d’enseignement » qui y règne. Nous savions déjà, par plusieurs enquêtes, que l’enseignement privé, presque exclusivement catholique en France, y était surreprésenté, et le mieux financé parmi 25 pays d’Europe.

(…)

L’influence de cette organisation sur les propositions de campagne du candidat Sarkozy ne serait après tout pas très nouvelle, si l’on ne précisait la nature véritable de l’oidel, qui se présente sous des dehors éminemment respectables d’ong mondialement reconnue, et qui place son combat sous la bannière irréfutable des droits de l’homme. L’État fédéral de Genève affirme, pour sa part, que l’oidel est une émanation de l’Opus Dei.

Deux sites du gouvernement fédéral genevois le confirment, dans cette [1] transcription du 5 novembre 2002 des débats relatifs à l’attribution d’une subvention de 160 000 francs suisses à l’uedh (Université d’été des droits de l’homme), filiale de l’oidel, pour 2003, 2004 et 2005. »

© Demopolis

 

Et autre précision :

Le Lycée JEAN PAUL II  financé par l' argent public


http://cocomagnanville.over-blog.com/article-27155340.html

 

Je m' interroge sur ce financement !

15 janvier 2009

La chronique de J. Julliard nouvel obs 15 janvier 2009

Sauvons le «petit juge» ! Le juge d’instruction n’est pas une menace mais une garantie pour la liberté des citoyens

Quoi ! « L’homme le plus puissant de France » (Balzac) ne serait pas Nicolas Sarkozy mais le juge d’instruction ? Quelle impudence !

A la trappe, le « petit juge » !

Il y a décidément, dans cette incapacité du chef de l’Etat à supporter un pouvoir qui resterait indépendant de lui, quelque chose d’obsessionnel. Il n’est plus de réforme impulsée par Sarkozy qui, quel que soit son bien-fondé, ne s’accompagne d’une clause adventice destinée à renforcer le pouvoir de l’exécutif. Hier, les directeurs de chaîne de télévision.

Aujourd’hui, la justice.

Du coup, on se sent obligé de défendre le juge d’instruction comme un rempart des libertés individuelles (Renaud Van Ruymbeke), lui qu’on a si souvent accusé de les menacer. Cette toute-puissance du juge, rappelons qu’elle n’existe plus puisque, depuis 2001, le placement en détention provisoire ne dépend plus de lui mais du juge des libertés et de la détention.

Quant à la trop fameuse solitude du « petit juge », qui a été à l’origine de bavures célèbres, comme dans les affaires de Bruay-en-Artois (1972), du petit Grégory (1984) ou encore d’Outreau (2004), elle n’existe plus non plus puisque le Parlement, à la suite de cette dernière affaire, a décidé que les magistrats instructeurs agiraient de manière collégiale.

On lira ici même le point de vue du député socialiste de l’Isère, André Vallini, qui présida avec autorité la commission d’enquête sur Outreau. Celle-ci, après en avoir longuement délibéré, a fini par renoncer à la suppression du juge d’instruction au profit de la collégialité de son action. Tout bouleverser, tout ramener à zéro alors que se mettait justement en place la réforme décidée par le Parlement, cela témoigne à l’égard de celui-ci d’un mépris que son absence de réaction finira par justifier.

Parlons donc du fond.

Si le juge d’instruction est supprimé, par qui sera menée l’enquête ? Cela ne pourra être que par la police, sous la direction du procureur, c’est-à-dire du parquet, lui-même dépendant directement du garde des Sceaux. Eh bien, je le dis tout net : si je devais un jour faire l’objet d’une mise en examen pour un fait grave, je préférerais mille fois encourir les risques inhérents à l’éventuelle inexpérience de mes juges que ceux qu’entraîneraient la dépendance du procureur et la brutalité de la police.

Dans l’état actuel de la justice, dans l’état de prostration de l’opinion publique, il faut le dire hautement : le juge d’instruction, surtout s’il est contrôlé collégialement, n’est pas une menace mais une garantie pour la liberté des citoyens.

Et plus encore pour l’impartialité dans l’application de la loi. Si le recours au juge d’instruction ne concerne que 4% des affaires de justice, ce sont les plus complexes et les plus sensibles.

C’est grâce au courage et à la persévérance des « petits juges » que, depuis une trentaine d’années, les hommes politiques, de droite ou de gauche, ont été poursuivis pour des malversations ou des faits délictueux, comme n’importe quel citoyen.

Inversement, les poursuites entre les mains du procureur, c’est la fin de l’indépendance de la justice, c’est l’impunité pour les riches et les puissants, c’est un formidable instrument de chantage entre les mains du pouvoir !

Voilà la vraie signification de la « réforme » que l’on nous prépare.

Voilà pourquoi, quelles que soient nos préférences – justice inquisitoire à la française, justice accusatoire à l’anglo-saxonne ou système mixte –, il faut, dans l’état actuel des choses, s’opposer sans esprit de recul à la suppression du juge d’instruction, c’est-à-dire d’un juge indépendant.

Une justice sereine suppose une réforme sereine et non une réforme à l’esbroufe, à l’arraché, à l’estomac, annoncée à l’improviste dans le court laps de temps où la garde des Sceaux relevait de couches !

Que Nicolas Sarkozy s’en avise : les Français vont finir par se lasser de ce tourbillon de réformes ébauchées, abandonnées, reprises et, en fin de compte, salopées ; de cet activisme frénétique, aussi stérile que l’immobilisme ; de cette versatilité aussi décourageante que l’entêtement ; surtout lorsqu’ils s’apercevront, pour parler comme jadis le philosophe Vladimir Jankélévitch, que tout ce n’importe quoi débouche finalement sur le presque rien.

J.J.

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Sarkozy et sa clique ne recule devant rien ...

Et Hortefeux sera bientôt ministre du Travail et des Affaires Sociales, l'ex socialiste Besson poursuivra l' oeuvre imbécile de d' Hortefeux ...

TRISTE FRANCE !

14 janvier 2009

La suppression du juge d'instruction

Lu sur le MONDE.FR

Van Ruymbeke : la suppression du juge d'instruction "pose le problème des libertés individuelles"

LEMONDE.FR | 14.01.09 | 12h39  •  Mis à jour le 14.01.09 | 15h01

e juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, dans un "chat" au Monde.fr mercredi 14 janvier, estime que cette réforme implique deux préalables : "L'indépendance du parquet et la possibilité pour l'avocat d'avoir accès à la procédure."

Joseph S. : Une réforme du statut et de la mission du juge d'instruction est-elle selon vous nécessaire ?

Renaud Van Ruymbeke :
Je ne dirais pas nécessaire, mais possible, envisageable. Mais elle suppose deux préalables : d'abord, l'indépendance du parquet, auquel les pouvoirs actuels du juge d'instruction seraient transférés, et ensuite, la possibilité pour l'avocat d'avoir accès à la procédure, ce qui n'est pas le cas actuellement dans le cadre d'une enquête menée par le parquet. Si ces deux conditions sont remplies, on peut fort bien envisager de basculer dans le système préconisé par la commission Delmas-Marty, qui conduit à la transformation du juge d'instruction en juge de l'instruction.

LibertéEquitéSolidarité : Que proposeriez-vous pour que le parquet soit totalement indépendant ?


Renaud Van Ruymbeke :
Que les magistrats du parquet aient les mêmes garanties que les magistrats du siège quant à leur nomination, quant à l'impossibilité de leur donner des instructions et quant à leur inamovibilité. Le problème, c'est que dans la réforme telle qu'elle a été annoncée par le président de la République, il n'a, à aucun moment, été question de donner des garanties statutaires aux magistrats du parquet. On peut même craindre à terme une évolution en sens contraire, à savoir la fonctionnarisation des magistrats du parquet.

Breton_1 : L'indépendance du parquet ne présente-t-elle pas aussi le risque de voir émerger des parquets locaux tout aussi dépendants de pouvoirs locaux ?

Renaud Van Ruymbeke :
Je ne le pense pas. Au contraire, le maintien du lien hiérarchique, voire son renforcement, peut permettre à des pouvoirs locaux d'intervenir en haut lieu et de faire redescendre l'information. Contrairement, par exemple, à l'Allemagne, la France est un pays très centralisé et la carrière des magistrats du parquet est faite par le ministère de la justice.

jbmada : La suppression du juge d'instruction n'est-elle pas un nouveau moyen de mettre les milieux politiques et les milieux d'affaires à l'abri de la justice ?

Renaud Van Ruymbeke : C'est une possibilité, et c'est un risque. C'est certainement le moyen de mettre fin à l'émergence des juges d'instruction qui ont instruit des affaires politico-financières depuis le début des années 1990.

Luciano : Cela va-t-il diminuer les risques de dysfonctionnements tels que ceux que l'on a vus à Outreau ?


Renaud Van Ruymbeke :
Ce n'est pas évident du tout. Je rappelle que dans l'affaire d'Outreau, c'est toute l'institution qui est mise en cause : le juge d'instruction n'a pas placé en détention, c'est un autre magistrat, le juge des libertés et de la détention, le parquet a suivi, la chambre de l'instruction également. Ce serait à mon sens une erreur de se focaliser sur le seul juge d'instruction.

breton_1 : Quel bilan tirez-vous de la fonction (et de l'utilité) du juge d'instruction au terme de votre expérience ? Quelles conséquences tirez-vous de ce bilan dans la perspective d'une réforme de l'institution ?

Renaud Van Ruymbeke :
Je pense que la justice est humaine, perceptible, et le bilan que je tire, c'est que le magistrat, quel qu'il soit, doit toujours se poser des questions et douter, quelle que soit sa fonction. C'est particulièrement vrai pour le juge d'instruction, et ça l'est aussi pour toute autre fonction, que l'on soit au parquet ou au siège.

bjp : Pensez-vous réellement qu'il est possible à la même personne d'instruire à charge et à décharge ?

Renaud Van Ruymbeke : J'espère que oui, car cela fait des années que je le fais. Ce n'est pas un exercice facile, mais c'est une garantie fondamentale pour les personnes poursuivies. Personnellement, j'ai toujours attaché du prix à ce que les droits de la défense puissent s'exercer de façon loyale, et c'est à cette condition que l'on peut rendre une bonne justice. Le magistrat ne doit pas avoir de certitudes, il doit être à l'écoute aussi bien de ce que lui dit le parquet ou la victime que la personne poursuivie. J'ai toujours cru aux vertus du dialogue, et c'est comme cela que je conçois le métier de juge d'instruction. Cela dit, le système est perfectible, et je ne suis pas du tout opposé à une évolution, bien au contraire, dans la mesure où les garanties existant actuellement sont maintenues, voire renforcées. Ce qui est en cause, dans cette réforme, c'est l'exercice des libertés individuelles, qui nous concerne tous.

bijour : Comment se situe aujourd'hui l'indépendance de la justice en France par rapport aux autres pays européens ? Comment sont perçus les juges d'instruction français par leurs voisins européens ?

Renaud Van Ruymbeke :
Il faut distinguer, en France, le siège du parquet, les magistrats qui jugent et les juges d'instruction, qui sont parfaitement indépendants. Par contre, lors d'échanges que j'ai régulièrement avec des magistrats étrangers, j'ai pu constater que le parquet à la française n'était pas du tout perçu comme un parquet indépendant, contrairement, par exemple, à la situation italienne.

L'évolution des démocraties aujourd'hui tend vers une rupture du lien entre le pouvoir exécutif et les autorités judiciaires de poursuite. C'est pour cela que derrière la réforme annoncée se pose immédiatement celle du statut du parquet, et je regrette à cet égard que dans le discours prononcé par le président de la République, il n'ait nullement été question de renforcer le statut des magistrats du parquet.

Djus : Pourquoi la Ve République s'est-elle contentée d'établir une autorité judiciaire plutôt qu'un véritable pouvoir (comme aux USA par exemple) ?

Renaud Van Ruymbeke : Ce n'est pas dans la tradition française. C'est assez paradoxal, car la France est le pays de Montesquieu. Le pouvoir politique s'est toujours méfié des juges, et ce depuis les Parlements de l'Ancien régime qui s'étaient opposés au pouvoir central. On peut constater qu'il n'existe pas de pouvoir judiciaire en France.

Reda_Oulamine : Quelles sont les pressions subies par les magistrats dans des affaires sensibles ?

Renaud Van Ruymbeke : Au niveau des juges d'instruction, elles sont normalement impossibles. A titre personnel, je n'en ai jamais subi. Par contre, au niveau du parquet, elles sont possibles. Dans les affaires sensibles, dites "signalées", le parquet doit rendre compte. Je rappelle que les juges d'instruction ne peuvent instruire des dossiers que lorsqu'ils en sont saisis, et les affaires politico-financières qui se sont développées dans les années 1990 ont montré que les parquets étaient réticents à confier des dossiers au juge d'instruction et à étendre en cours de route leur saisine. Ces mécanismes ont montré des risques d'étouffement en amont des affaires signalées.

Djus : Si le pouvoir des juges d'instruction peut paraître trop grand en France, qu'en est-il des affaires internationales ? Tout particulièrement des affaires financières qui mènent fatalement à un paradis fiscal ?

Renaud Van Ruymbeke : Les principales affaires financières ont une dimension internationale. L'argent circule dans des paradis fiscaux, lesquels rendent les investigations à l'étranger particulièrement difficiles, et le juge d'instruction se heurte à des difficultés parfois insurmontables compte tenu de l'opacité des circuits mis en place dans ces paradis fiscaux.

ap_1 : La Cour européeenne des droits de l'homme a jugé que le parquet français ne pouvait pas être considéré comme une "autorité judiciaire" du fait de sa dépendance notamment ; cela ne bloque-t-il pas le projet de Nicolas Sarkozy de lui confier les enquêtes judiciaires ?

Renaud Van Ruymbeke : C'est tout le problème, car confier les pouvoirs actuels du juge d'instruction à un magistrat dépendant du pouvoir exécutif pose le problème des libertés individuelles. Je pense que ce sera le principal obstacle à la réforme annoncée. La Cour européenne est là pour nous rappeler un certain nombre de principes, que nous devons respecter.

breton_1 : Pourquoi, selon vous, si peu de voix s'élèvent sur le risque que la réforme fait courir à la justice, notamment chez les intellectuels ? Est-ce une question de tradition française que vous évoquiez plus haut ?

isabelle : Pourquoi ne voit-on pas les juges manifester contre le plan Sarkozy ?

Renaud Van Ruymbeke : Je l'ignore. Quel est le degré de conscience de chacun aujourd'hui face aux risques que fait courir la réforme pour les libertés ? C'est vrai qu'en France il existe depuis fort longtemps une culture dite de soumission. Nous portons le poids des Parlements de l'Ancien régime, mais aussi celui du comportement d'une partie de la magistrature durant la seconde guerre mondiale. La justice n'a jamais constitué un véritable pouvoir en France, et je me demande dans quelle mesure une telle évolution est souhaitée, compte tenu de la tradition française.

cathy : Pour diminuer l'impact négatif de cette réforme en terme de garanties des droits, quels devraient être, selon vous, les pouvoirs octroyés au nouveau juge de l'instruction ?

Renaud Van Ruymbeke : Il faut savoir ce que l'on veut. Si on supprime le juge d'instruction, le nouveau juge de l'instruction perd toute prérogative dans la conduite de l'enquête. Il faut être conscient que l'enquête sera menée par le parquet. Le juge de l'instruction ne sera amené à intervenir que pour autoriser ponctuellement des mesures mettant en cause les libertés individuelles. Dès lors, je ne vois pas comment on peut dire que le juge de l'instruction contrôlerait le travail du parquet. Il perd la conduite de l'enquête. C'est ce qui est en jeu.

Chewboccara : Le parquet ne sera-t-il pas "désarmé" si tous ses actes d'investigation impliquant une restriction des libertés fondamentales (perquisition, saisies...) doivent passer devant un juge de contrôle ?

Renaud Van Ruymbeke : Non, il ne sera pas désarmé. Le principe du contrôle par un juge indépendant est fondamental dans la réforme. Il est nécessaire de protéger les libertés. La difficulté vient du fait que l'enquête sera menée exclusivement par un magistrat dépendant du pouvoir exécutif, et que le juge de l'instruction n'aura en quelque sorte qu'un droit de veto au titre de la protection des libertés.

Je rappelle également que dans le système actuel, la personne mise en examen est entendue par le juge d'instruction en présence de son avocat, lequel a un accès au dossier et peut demander des investigations au juge d'instruction. Cela avant que le procès n'intervienne. Si une réforme intervient, il faudra prévoir des droits équivalents pour la défense. Au stade de l'enquête, l'avocat n'a nullement accès au dossier. Lorsque, aujourd'hui, le parquet décide de ne pas confier une affaire à un juge d'instruction et de la diriger lui-même dans le cadre d'une enquête préliminaire, la défense n'exerce aucun droit, en ce sens que la personne poursuivie n'a pas accès au dossier. En ce cas, elle ne découvrira son dossier qu'au stade de l'audience. Supprimer le juge d'instruction en l'état aboutit à généraliser cette procédure, y compris dans les affaires les plus graves et les plus complexes.

Solemnis : Laurent Le Mesle, procureur général de Paris, a déclaré hier sur France Inter que les procureurs avaient toujours la possibilité de se saisir d'une affaire s'ils le souhaitaient et que le ministère ne pouvait pas leur adresser d'injonctions pour qu'ils se désaisissent d'un dossier. Si c'est vrai, comment pourrait-il y avoir des abus avec le nouveau système ?

Renaud Van Ruymbeke : Tout dépend de l'indépendance du magistrat du parquet. Quelle sera son indépendance s'il sait que sa carrière dépend du garde des sceaux et qu'il ne dispose pas d'un statut suffisamment protecteur ? Il pourra s'opposer à toute tentative d'instruction, mais il en mesure les risques, en particulier dans des affaires "signalées". Je ne peux que constater aujourd'hui que la garde des sceaux s'est proclamée elle-même chef des procureurs.

raphael : Ne pensez-vous pas que le réel problème du juge d'instruction aujourd'hui est son manque de moyens plutôt que sa trop grande indépendance ?

Renaud Van Ruymbeke :
Il est vrai que les policiers dépendent du ministère de l'intérieur. L'évolution qui me paraît souhaitable, c'est le rattachement de la police judiciaire au juge d'instruction et au procureur, comme c'est le cas en Italie. En Italie, les procureurs sont indépendants, et la police judiciaire leur est directement rattachée. C'est d'ailleurs l'origine du conflit entre la magistrature italienne et M. Berlusconi [le premier minsitre italien].

ameo : Les systèmes de la co-saisine et des pôles de l'instruction ne seraient-ils pas suffisants pour apporter des garanties au statut de juge d'instruction ?

Renaud Van Ruymbeke :
C'est une excellente évolution, qui devait être généralisée l'année prochaine, et qui permet de rompre l'isolement du juge. L'idée du travail en équipe fait son chemin et le juge d'instruction doit s'y adapter, ce qui n'est pas non plus dans sa culture. La collégialité permet la discussion, la confrontation des idées et en principe agit comme un modérateur. Est-ce suffisant ? Je ne le pense pas. J'ai toujours pensé qu'il fallait refondre la procédure et ne pas se contenter d'effectuer des replâtrages en fonction du retentissement médiatique d' une affaire particulière.

Cette refonte globale nécessite une mise à plat de notre système judiciaire et pose le problème non seulement du statut du parquet, mais, au-delà, celui du pouvoir judiciaire. Elle pose aussi la question de la transparence de la justice et du secret de l' enquête et de l' instruction. Donc celui de la presse et de l' information du citoyen. Il est dommage que l' affaire d' Outreau n' ait pas permis de mettre en place une réforme de cette ampleur. Je trouverais regrettable qu' elle aboutisse purement et simplement à la suppression du juge d' instruction sans que des garanties, nécessaires, soient données au justiciable.

ziloa : Que vont devenir les juges d'instruction actuels ? Seront-ils obligés de " rejoindre " le parquet ?

Renaud Van Ruymbeke : Cela ne me paraît pas possible, car vous ne pouvez pas imposer à un magistrat indépendant de perdre son indépendance. On peut aussi poser la question du devenir, non seulement des six cents juges d' instruction, mais aussi de l' ensemble des dossiers qu' ils traitent et des personnes actuellement mises en examen et assistées d' un conseil.

Chat modéré par Alain Salles

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Magistrat assis, magistrat debout...

Les juges d' instruction dérangent les politiques, les patrons, s' ils commettent parfois des erreurs, une justice aux ordres du gouvernement et autres puissants ce n' est pas un bon signe pour la démocratie.

03 janvier 2009

Lu sur http://kamizole.blog.lemonde.fr/

30 décembre 2008

2009 avec le Sarko’s system : vive “l’Etat-pénitence” ou la preuve par les mutuelles

sarko-pabo.1230596655.jpgRobin des Bois, façon “verlan” : “pouilleder” les pauvres pour avantager les riches… ou - nettement plus élégamment dit - par Montaigne : “le profit de l’un est dommage de l’autre”…

J’espère que parmi les quelques 3 % qui ont fait la différence le 6 mai 2007 - les “pôv cons” : entendre les pauvres et classes moyennes - s’en mordent les doigts jusqu’au sang aujourd’hui ! C’était tellement prévisible… Qu’ils la bouclent - et la ceinture avec !

Cela n’enlèvera rien à mes propres difficultés mais avouez qu’il fallait en tenir une sacrée couche (notamment de peaux de saucisson devant les yeux) pour ne pas sa/voir ce que pourraît être “la France d’après” avec un Sarkozy…

Or donc, après le “bouclier-fiscal” pour millionnaires - qui, de surcroît tout en permettant qu’ils ne payassent pas d’impôt sur le revenu et même perçoivent de substantielles ristournes ! les exonère totalement de la moindre participation à l’effort fiscal qui sera demandé au vulgum pecus des épargnants pour financer le RSA de l’inepte Martin Hirsch - d’où il suit qu’encore une fois pauvres et classes moyennes paieront pour les plus pauvres !

la valse des milliards d’euros pour les banquiers tota-lement responsables de leurs turpitudes - alors que l’ampleur exacte des dégâts de “l’Affaire Madoff” - Bernie la Grande Truanderie - reste encore très certai-nement à découvrir !

les “franchises médicales” qui permettent généreu-sement aux malades de payer pour les malades !

Voilà enfin la récente (mais sûrement pas dernière !) trouvaille des Sarko’s boys du gouvernement et de la majorité : faire porter sur les mutuelles et les assurances-santé complémentaires le poids de la CMU ! Avec, bien entendu, nous annonce Le Monde de fortes augmentations de nos cotisations pour 2009…

Les tarifs des complémentaires santé vont nettement augmenter
LE MONDE | 29.12.08

© Le Monde.fr

J’avoue que cette magnifique réforme m’avait tota-lement échappé quand elle a été votée cet été. On ne saurait avoir l’oeil et l’oreille à tout. Une fois de plus le vulgum pecus est mis à contribution pour aider les plus pauvres ! Bien évidemment, ça me troue le cul mais pourquoi s’en étonner ?

“La France d’après” ne pouvait être que cela !…

L’accentuation en pire - et désormais sans plus aucune retenue - de la dégradation continue de feu “l’Etat-providence” - souhaitée et entreprise depuis une bonne trentaine d’années, à la faveur des crises économiques (1975 et 1978) avec une accélération depuis 1989 : chute du Mur de Berlin et effondrement corrélatif du communisme… plus aucune contre-référence aussi atroce qu’elle fût !

Avec bien entendu, depuis 1995-1998, la soumission totale aux impératifs de compétitivité de l’ultralibéra-lisme, aggravée par le funeste “modèle” des délocalisations.

Au-delà de ces mesures anecdotiques - quoique bien dures à digérer pour nos porte-monnaie - il reste à en analyser la nature exacte et la portée. Cela tient en peu de mots :

l’Etat ultralibéral se désengage de toutes ses missions normales, traditionnelles ou régaliennes (police, armée, prison) pour les faire supporter par les collecti-vités locales, les citoyens voire les concéder au secteur privé.

Auparavant, l’assistance aux démunis, comme la santé publique et la lutte contre les grands fléaux sanitaires et sociaux - tuberculose, cancer, alcoolisme, recherche médicale, etc… était du ressort de l’Etat.

La CMU est l’équivalent de ce qu’était “l’Aide médicale” quand je travaillais (1965- fin 1968) à la DDASS du Loiret. Toutes les dépenses étaient réglées par le Département mais celui-ci - avant les lois de décentra-lisation de 1983 - dépendait encore directement de l’Etat pour son budget.

Cette mission essentielle et traditionnelle de l’Etat s’inscrivait en même temps dans l’ensemble plus large des missions de l’Etat-providence :

HOPITAUX : dépendant du budget municipal mais largement financés par le prix de journée versé par la Sécu pour le “budget de fonctionnememt” : il en est exactement de même pour les établissements privés, à but lucratif ou non lucratif et c’est d’autant plus vrai quand ils participent aux “missions de service public”…

Auquel s’ajoutaient de nombreuses subventions (en partie versées par l’Etat ou des organismes publics) s’agissant du “budget d’investissement”.

Je ne rentrerais pas plus avant dans ces questions qui mériteraient de trop longs développements (voire un ou plusieurs articles) si ce n’est pour souligner que - sauf rares exceptions très locales - l’hôpital est en règle générale “le premier employeur” d’une commune - quelque fût sa taille - en termes du nombre de salariés comme de “masse salariale”, d’où l’enjeu de son maintien et très certainement un certain nombre d’erreurs quant aux décisions d’investissement.

POLITIQUES DE SANTE PUBLIQUE lato sensu - on mesure aujourd’hui ce qu’il en est advenu ! - dont les différents régimes sociaux : Sécurité sociale, allocations familiales, chômage, certes financés par les cotisations patronales et salariales mais encadrés par l’Etat.

Aujourd’hui l’Etat se défausse de toutes ces dépenses, soit sur les collectivités locales soit sur des organismes privés ou - pire - les particuliers: il ne nous reste que “l’Etat-pénitence” !

01 janvier 2009

Vive 2009 ...

Meilleurs voeux à tous.

Que 2009 soit une année paisible, de bonheur et d'espoir.

C' est la 3ème ligne et déjà je pense ...HELAS....

Il va falloir se battre encore plus et nous unir pour faire front face aux manoeuvres de la droite décomplexée, face aux défis du monde libéral.

S' unir aussi pour retrouver une gauche en ordre de marche, pour proposer, pour être vraiment un contrepoids face au libéralisme sauvage.

Beaucoup de mauvaises intentions se réaliseront, suppression d' emplois, démantèlement du secteur public, concurrence acharnée pour les banques, et les plus pauvres devront se serrer encore plus la ceinture.

Plus que jamais il nous faudra être unis, unité des socialistes et de tous les démocrates de progrès.

Unité, discussions avec les associations, les syndicats...

Aux USA, Bush part ce n' est pas rien, mais nous français, européens ne devont pas croire que le nouveau président B. OBAMA nous fera des cadeaux.

Il n' est pas là pour cela.

Au MOYEN ORIENT, je souhaiterai tant que la PAIX s' installe pour les peuples israéliens et palestiniens.

Que la PAIX et la FRATERNITE soient les deux buts principaux pour 2009.

Il n' y a pas d' EGALITE et de LIBERTE sans ces deux notions.

BONNE ANNE A TOUS !