28 octobre 2007

Traité simplifié ...piège à cons-

-titution ! drapeau

Le traité constitutionnel a été rejeté par une majorité de français, alors que les plus importants partis politiques avaient opté pour le OUI.

Le peuple a parlé.

Rejet à l'époque en raison de la mise en cause des services publics, du libéralisme renforcé avec plus de dumping sur les salaires, souvenons nous du plombier polonais...

Rejet aussi par ras le bol de RAFFARIN, oui cela a joué d'une manière importante.

Après maintes hésitations, j'ai voté OUI car je pensais que l'on pouvait avec des négociations, des pétitions, garder nos services publics, nos acquits sociaux.

Maintenant SARKOZY engage une politique de démantèlement de tout se qui a été obtenu depuiss 1945,  la concurrence est à l'ordre du jour, les conditions de travail sont menacées avec ce capitalisme débridé, le pouvoir d'achat en chute libre, les taux d'intérêt augmentent, l'inflation repart... et la "gauche" ronronne, si elle n'est pas déjà dans le gouvernement, dans le camp sarkozyste  avec des ex figures emblématiques.

Et SARKOZY nous pond un traité simplifié, qui reprend l'essentiel du traité rejeté par le peuple...

Traité encore plus illisible, il faut le vouloir pour le lire

J'ai renoncé à tout lire, si un internaute courageux pouvait me confirmer que ce texte parle de religion et de la chrétienté en Europe j'en serai heureux...le Traité modificatif introduirait un préambule au Traité sur l’Union européenne qui reconnaîtrait les héritages culturels, religieux et humanistes de l'Europe.

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/cg00001re01fr.pdf

"Le traité de Lisbonne se présente ainsi comme un catalogue d'amendements aux traités antérieurs. Il est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de Rome et de Maastricht, auxquels s'appliquent ces amendements. Voilà pour la forme..." nous dit VGE, ancien président de la Convention européenne ....

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-971315@51-958156,0.html

François Hollande a affirmé que les socialistes "ne s'opposeront pas" à la ratification du nouveau traité sur les institutions européennes, car il faut que "l'Europe sorte de l'impasse". ...même si ce traité est "imparfait (...) il peut être l'occasion de faire repartir l'Europe s'il y a une volonté politique",.... et souhaite  "une position responsable qui, je l'espère, sera collective" se dégage au sein du parti.

Il dit aussi : "Je lui dirai  [à Sarkozy] que nous aurions organisé un référendum". Cette question "ne nous dispense pas d'un jugement sur le traité lui-même"...

Sacrée langue de bois !

Bref le PS ne semble pas réclamer un réferendum, pour moi c'est une nouvelle erreur...

Pour les citoyens, on se demande pourquoi Ségolène a lancé et imposé les débats participatifs, pour qu'ensuite seuls les élus décident de leur avenir.

Si le traité est une bonne chose pour les français, il faudrait que le peuple vote.

Le PS, l'UMP, le MODEM ne seraient-ils pas capables de dire aux français pourquoi ce nouveau texte est bon pour eux?

Et SARKOZY semble plus apte à diviser le PS et la gauche en général,  que de  garder son épouse...c'est ma petite pointe de perfidie.

Oui le "traité simplifié" est une arnaque à la démocratie, un piège dans lequel une fois encore le PS va tomber.

22 octobre 2007

Guy Moquet


Au dela de la récupération par Sarkozy de ce jeune homme mort pour un idéal, mort parce qu'il ne voulait pas se coucher devant le nazisme, le fascisme.. je voudrai dire que depuis des années j'entends nombre de français cracher sur les fusillés communistes, cracher sur la résistance !
Oui des personnes de gauche, socialistes et communistes ont lutté contre la barbarie nazie, et n' ont pas attendu la fin du Pacte Germano Soviétique...
Oui il faut respecter la mémoire de ce jeune, oui il faut respecter la Résistance, mais il ne faut pas tomber dans le populisme, la volonté sarkozienne de faire pleurer dans les chaumières !
Il faut se méfier qu'un manipulateur comme Sarkozy récupère une telle figure... et n'oublions pas les autres résistants !
Souvenons nous de LUCIE AUBRAC qui a pu et voulu se battre jusqu'à sa mort le 14 mars 2007, contre le racisme, les inégalités, contre les révisionnistes et autres négationnistes !
Sûr elle ne pouvait s'allier un jour avec Le Pen ou Peyrat !
Et j'insiste, sous couvert de glorifier un jeune mort sous les balles nazies, il ne faudra pas accepter dans quelques mois, de partir en guerre en Irak, en Iran ou en Afrique !
OUI GUY MOQUET a tout pour faire un héros, un héros qui s'est battu pour la LIBERTE, il ne s'est pas battu pour le pétrole ou pour les marchés financiers ou économiques...


Sa lettre :

"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,


Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !

J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.
A toi, petit Papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis et à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.17 ans et demi ! Ma vie a été courte !

Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.Je vais mourir avec Tintin, Michels.
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant.Courage !

Votre Guy qui vous aime

Dernières pensées : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !""


Estrosi avec M. Polac et E. Zemmour... et PEYRAT ?

Souvenirs souvenirs ....

Merci Michel POLAC !


Christian Estrosi Zemmour Polac
Vidéo envoyée par Raed

Ecoutons M. Estrosi ex bébé Médecin

Pendant ce temps l'ex maire Front National ?

Peyrat, sera reçu vendredi par le président Nicolas Sarkozy....

Cette annonce intervient après que le ministre de l'Outre-mer et président du conseil général des Alpes-Maritimes, Christian Estrosi (UMP), eut annoncé, dimanche, sa candidature.
....

Maire de Nice depuis 1995, M. Peyrat, 74 ans, a plusieurs fois déclaré qu'il briguerait un 3ème mandat, avec ou sans l'investiture de l'UMP...

Ca sent le roussi pour le maire innocent sur tout, au courant de rien, maltraitant ses collaborateurs, méprisant ses électeurs et les autres, imbu de sa personne !

Il pourra jouer au golf à NIce, que les Estrosi connaissent bien !

21 octobre 2007

Bébé moto ou le retour de Jacques Médecin !


ESTROSI bébé médecin se déclare candidat à la municipale de NICE...


L'ami de Nicolas brigue la mairie de NICE, et au diable le cumul des mandats


Le père PEYRAT peut se faire des cheveux


Estrosi aidé de Denise Fabre va redresser l'image de Nice et gageons que le golf de NICE retrouvera des couleurs s'il était élu....


Je vote Patrick Allemand dès aujourd'hui !

16 octobre 2007

Régimes spéciaux !

Vu sur internet ce message et la vidéo très instructive !



Nos élus ont eux aussi un régime de retraite très spécial. Ne serait-il pas temps de lancer la grande réforme du statut des élus ? C'est le dossier d'iPol.

13 octobre 2007

Assez de ces chômeurs ! Vive le paquet fiscal !

La loi de 2002 portant création de l’Allocation équivalent retraite pour les chômeurs de moins de 60 ans totalisant au moins 160 trimestres d’activité validés aux caisses de retraite est toujours restée en travers de la gorge de Nicolas Sarkozy et de sa bande de milliardaires. Si on les laisse faire, l’AER vit ses derniers jours.

C’est - c’était ? - l’une des lois les plus confidentielles concernant les chômeurs : rares sont les conseillers ANPE qui informent de son existence les personnes qui peuvent y prétendre. Souvent, ils ne la connaissent même pas. Omerta semblable du côté de l’Assedic, laquelle est pourtant chargée par les pouvoirs publics de la gérer, depuis la délivrance des dossiers d’admission jusqu’au paiement et au contrôle de ressources. Conséquence : lorsqu’ils finissent par la réclamer, quand ils la réclament, ces chômeurs ont perdu plusieurs mois, voire plusieurs années, à rester au RMI, en ASS, voire sans aucune allocation. Malgré tout, le gouvernement n’arrivait pas à avoir sa peau. Le 1er janvier prochain, ce sera chose faite si les chômeurs ne se mobilisent pas pour la défendre.

La suppression de l’AER est prévue dans le projet de loi de finances. Motif affiché : « Dans le cadre du plan pour l’emploi des seniors, il est proposé de mettre fin aux multiples dispositifs de cessation précoce d’activité »...

« Cessation précoce d’activité » alors que cette allocation concerne principalement des travailleurs manuels qui ont commencé très jeunes (14 ans, 15 ans) leurs carrières professionnelles ! « Cessation précoce » alors que les allocataires sont au chômage (c’est leur entreprise qui les a foutu à la porte) et que la suppression de l’AER n’aura pour conséquence que de prolonger leur misère aux minima sociaux (ASS, RMI) ! Cynisme d’un « plan pour l’emploi des seniors » dont le seul et unique alinéa consiste à les affamer !

Second motif affiché : « Cette mesure permet de réaliser une économie estimée à 60 millions € »...

Après avoir accordé 15 milliards de cadeaux à ses richissimes amis au titre du « paquet fiscal », il est temps de continuer à faire des petites économies sur le dos des pauvres.

11 octobre 2007

Reflexions toujours

Langage.

BHL a qualifié de "raciste" Henri Guaino, la plume du chef de l'Etat, en évoquant le discours, selon lui, "ignoble" que Nicolas Sarkozy a prononcé en juillet à Dakar.

Guaino a répliqué en traitant l'écrivain de "petit con prétentieux", selon des propos rapportés par le site Rue89 "ce petit con prétentieux ne m'intéresse pas (...) Il ne m'aime pas, moi non plus. Il n'aime pas la France, moi si. Il a la bave aux lèvres, avec la haine qui suinte de partout". "Vous pouvez l'écrire", a ajouté M. Guaino…

C'est dégueulasse à dit une ministre, c'est honteux a dit un chanteur de là bas...

Ces enfants ! quelle éducation ils reçoivent dan sles établissements scolaires !

Trop de médecins…

Les internes en lutte !

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008 :

article (no 32) suscite plus particulièrement la colère des internes. Il prévoit d'adapter "en fonction des besoins de santé sur le territoire" les règles de conventionnement qui relient les praticiens à l'assurance maladie et permettent aux patients de bénéficier des tarifs remboursables.

Plusieurs rapports, notamment de la Cour des comptes, ont récemment souligné les limites de la liberté d'installation des médecins libéraux, appelant le gouvernement à "mettre en place des mécanismes de pénalisation financière" pour dissuader les praticiens de s'installer dans les zones où ils sont trop nombreux (Sud, villes, centres-villes).

Un rapport sénatorial rendu public propose également de limiter l'installation de médecins dans les zones où ils sont suffisamment nombreux et de développer la "télémédecine" pour améliorer "l'accès aux soins" dans les zones manquant de praticiens.

Internet  la webcam et le sthétoscope en ligne ...

Fraude, délits d'initiés EADS !

Enfin on va prendre des mesures contre ces fraudeurs, ces délits d'initiés !

Mais non Sarko ne veut pas dépénaliser les "affaires" les "délits" dans les entreprises !

Le gouvernement va en efft mettre en place une série de mesures pour lutter contre la fraude fiscale et sociale en renforçant les contrôles et les sanctions, annonce Eric Woerth dans une interview au Figaro Magazine à paraître samedi....

Enfin !

Ainsi, "à partir de fin 2007, des rapprochements de données entre services fiscaux et sociaux vont permettre de vérifier que les conditions de ressources sont bien respectées dans le cadre du versement de certaines allocations, comme les prestations familiales, le RMI ou encore la CMU-C (Couverture maladie universelle complémentaire)",

Ah bon c'est pas pour les milliards volés, fraudés par les potes de Sarko et Fillon !

Je n'y comprends rien....

Régimes spéciaux

Les vilains de la SNCF, de la Ratp, de EDF-GDF vont trinquer, bosser comme les autres 40 ans, alignés sur la Fonction Publique avec pour base les six derniers mois de salaire...

En 2008, ce sera 41 ou 42 ans de cotisation et les 25 dernières années de travail comme base de calcul pour tous ? ?

Alez voir ce site  http://www.regimesspeciaux.org/spip.php?article1

Pourquoi braquer les français sur les personnels ci-dessus ... qui parle des marins, des comédiens français, des clercs de notaire, des sénateurs et des curés par exemple ?

Johnny

Bonne nouvelle il a pu s'acheter une villa sur les hauteurs de Malibu et une petite moto...

Cécilia

En Suisse, elle ne serait plus avec son Nicolas ...

Johnny a raté le coche !

05 octobre 2007

Réflexions....


Le tramway sillonne la ville du Nord au sud... il est joli, sa cloche est sympa... les habitants de Nice sont toujours aussi indisciplinés, le soleil est là depuis quelques jours.

J'ai lu le tract de Patrick Allemand, j'ai aimé et j'espère que sa liste largement ouverte aux personnes de gauche et aux personnalités civiles gagnera les élections municipales.

Des manifestants dans les rues de Nice cet après midi, des internes...


Sarko chute dans les sondages.

Cécilia a redisparu...

Le Service Public continue d'être attaqué de front par le gouvernement Fillon/Sarko.

Les immigrés, les clandestins sont traités comme des êtres sans âme.

EADS et ses dirigeants me donne la nausée, cupidté, fraude et nombreux sont les amis d'un certain Nicolas..

On dépénalise les "délits" des entrepreneurs...

DSK est Président du FMI, il a un bon salaire, aura une très belle retraite.

On fait payer aux plus nombreux, les plus pauvres ou les moins aisés, le déficit de la Sécu, et "on" fait des cadeaux somptuaires aux -riches-

Je lis que, omniprésent sur toutes les chaînes de télévision, Sarkozy continuera d'échapper aux pointages du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) : "le temps de parole du président de la République n'a jamais été pris en compte pour l'application des règles définies par les autorités successives de régulation de l'audiovisuel depuis 1982"...

BREF tout va bien, je suis heureux.

Comme disent les amis de Sarko et lui-même il a été élu à 53%, avec un pourcentage d'électeurs de 85 %, alors il a le droit de faire ce qu'il veut, la "rue" n'a rien à dire...

Et au niveau national, le PS semble bien absent... comems les autres partis de gauche !

On attend les prochains élus de l'ouverture de Sarko...




30 septembre 2007

Un peu d'amour, d'amitié ....

De belles images, de beaux sentiments...



Free hugs perpignan
envoyé par cinema66

Et si à NICE nous organisions une manif de ce style !

27 septembre 2007

De retour...


Quelques réflexions



*Voila des années que je voulais écrire à Jacques Martin souffrant, malade, pour lui dire mon affection, pour lui dire qu'il avait bercé mon enfance, mon adolescence...

Sa culture, ses imitations, sa voix, ses chroniques, son humour, son impertinence m'avaient plu et soudain la chaine publique l'avait jeté, lui homme du service public...

Je sais que beaucoup ne me comprendront pas, mais à lui je lui dis Merci Jacques, et j'ai un pincement au coeur d'avoir vu ces médias, ces personnalités lui rendre hommage après l'avoir ignoré pendant plus de vingt ans.

*Le mime Marceau est parti lui aussi, et voila une idée saugrenue qui me vient à la tête : imaginons Sarkozy en mime Marceau !

Grimaces, mimiques,agitations, gageons qu'il n'aurait pas réussi une si belle carrière.

*"Monsieur Joseph" superbe téléfilm d'après G.Simenon et magistralement interprété par Daniel Prévost, ex complice de Jacques Martin.

Daniel Prévost un de mes comiques, comédiens préférés .... Ce téléfilm est bouleversant, histoire cruelle et toujours d'actualité.


REMARQUABLE cette fin d'été !


Remarquable, un mot qu'affectionne notre Président Sarkozy....

Remarquables, ces livres de socialistes qui flinguent leur ex candidate, leur parti, au lieu de se concentrer au combat contre la politique actuelle, au lieu de penser à un nouveau projet, au lieu de débattre !

Remarquable l'aigreur de Jospin, qui n'a pas encore fait son autocritique, le bilan de Jospin est remarquable, lui moins...

Fillon, collaborateur de Sarkozy est "à la tête de l'Etat" et est remarquable de suffisance et de bêtise! -remarquable- sa France en faillite, après avoir grévé les finances de l'Etat de 11 ou 15 milliards d'euros de cadeaux pour les amis de Nicolas.

Un remarquable Plan de rigueur se profile à l'horizon et il touchera essentiellement les moins aisés...

Remarquable l'équité...la réforme des régimes spéciaux, sûr il y aura concertation... combien y a t il de régimes spéciaux ? faut-il y ajouter la Comédie Française, les Parlementaires, les ministres ?

Remarquable l'alignement de ces régimes spéciaux sur la Fonction Publique, qui va un jour s'aligner sur le secteur privé (base des retraites)

Remarquable la diminution du nombre de fonctionnaires ! Lesquels ? ceux d'Etat !

Alors, pourquoi parler de 5 ou 6 millions de fonctionnaires en y englobant ceux de la Fonction Publique territoriale et les hospitaliers !!!

Remarquable : Sarko juge inacceptable que les patrons s'octroient des augmentations de salaires et/ou des stocks options, alors qu'ils refusent des augmentations à leurs salariés

Remarquable, la France en faillite, ne pourra augmenter les traitements des fonctionnaires...

Remarquable, la Cour des Comptes qui s'indigne que les stocks options ne subissent aucune cotisations sociale !quel manque à gagner pour la Sécurité Sociale...

Remarquable le énième "déficit" de la Sécu, quand on connaît toutes les exonératons de cotisations accordées par des gouvernements de droite et de gauche qui n'ont jamais été compensées pour la Sécu....

Remarquable Le gouvernement a annoncé le doublement de la taxation des préretraites d'entreprises et un dispositif contre les mises en retraite avant 65 ans. Vous avez lu ou entendu cet âge : 65 ans ....

Remarquable ! les travaux du tramway semblent avancer et se terminer...

Remarquable Estrosi voudrait détrôner Peyrat et ...remarquable P.Mottard a décidé de faire cavalier seul et pourrait ainsi gâcher les chances de la gauche de ravir la municipalité niçoise...

Bref, remarquable est la rentrée !

Le PS est remarquablement absent, les syndicats sont remarquables dans leur impuissance...


La rue sera-t-elle REMARQUABLE ?

08 septembre 2007

Les partageux, l'individualisme, la pauvreté, la solidarité...

Dans le Nouvel OBS du 30 août, j ai trouvé ce courrier d'un lecteur :

".....Le PS a perdu des voix chez les ouvriers et employés.
Il n’en a pas gagné chez les " petits " travailleurs indépendants.

Parce que la " culture ouvrière " a disparu. On ne va plus travailler avec son père à 14 ans. L’individualisme est généralisé, chacun pour soi… et Dieu y pourvoira (la main invisible).

Le PS, la gauche, c’est dans le subconscient (que cite J. Julliard) les " partageux ", comme disait ma mère.
Elle, mère au foyer, épouse d’employé, n’avait pas envie de partager le peu qu’elle avait. Je sais,
car ma famille compte toujours des gens " modestes ", qu’ils pensent comme elle.

L’espoir de " gagner plus en travaillant plus " est plus séduisant, même s’ils ne sont pas sûrs
de bénéficier des baisses d’impôts de Sarkozy, ils sont certains que les socialistes leur prendraient des « sous » pour les donner aux chômeurs – dont certains " n’aiment pas se lever
tôt " – ou aux étrangers – qui feraient mieux de rester dans leur pays – Sarkozy a su parler
à ces électeurs-là, et il a gagné les élections.

Ne pas comprendre cela et ne pas en tirer les conséquences politiques est-il une question de
paresse intellectuelle ?

C.D. Paris"

Ce courrier est significatif de la situation française, il est certainement plus proche de la r&alité française que les sondages ou les prises de positions personnelles de certains dirigeants politiques particulièrement de gauche !

Rénovation, refondation du PS ?

Soit et aussi redonnons un sens aux mots -solidarité- -partage- -égalité- -fraternité-...

Plus loin j'ai lu aussi que le slogan "Travailler plus pour gagner plus " était une affirmation dépourvue de sens ! Il est impossible de lui opposer : " Travailler plus pour gagner moins " Ou " Travailler moins pour gagner plus ".

Christine Lagarde qui a parlé du "plan de rigueur à l'étude" ... plus spécialement dans la Fonction Publique (démentie par Guéant et le pseudo 1er ministre Fillon) a aussi donné le sens
caché du "Travailler plus pour gagner plus" : " La France doit se retrousser les manches, il y en
a marre de ce pays qui pense trop. .."

Voilà le véritable slogan de la campagne : " Travailler plus pour penser moins. "

Dégraisser dans l'Education Nationale ne portera pas à conséquence, il y aura moins d'heures de cours... supprimons les heures d'histoire, de philo par exemple ou de français...

Français ne pensez, plus bossez !

Fermez la NICOLAS veille sur vous...
Tout va bien !

07 septembre 2007

La machine à faire gagner !

La machine à faire gagner la DROITE à Nice est lancée.

M. P. Mottard élu socialiste, brillant conseiller municipal, poète à ses heures, refuse le débat interne !

Un égo très développé, un sentiment de supériorité, une année 2007 faite de coups bas en tous genres, le voilà allié objectif de la DROITE niçoise !

Ras le bol de ces élus qui se croient supérieurs !

NICE va revoir la clique des médecinistes, peyratistes au pouvoir !

Parce qu'un homme politique élu socialiste refuse de débattre avec son contradicteur, parce qu'il refuse le débat entre socialistes!

Il est vrai sa campagne présidentielle, sa campagne législative n'a pas été d'un niveau très élevé, mais cette fois c'est trop !

Son blog est maintenant connu des niçois, on s'y délecte des messages et commentaires insultants, diffamatoires !

Il ya des mois il a déjà mis en cause une communauté niçoise qui aurait dû voter pour une candidate en fonction de ses origines!

OUI la machine à gagner est lancée !

Ciotti, Estrosi, Peyrat et consorts dites merci à M. MOTTARD !

05 septembre 2007

Cette fois ... j'apprécie de Villepin !

L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin a violemment critiqué le phénomène de cour autour de NICOLAS SARKOZY , comparant le pouvoir politique actuel, auquel préside Nicolas Sarkozy, au Bourgeois gentilhomme de Molière.

"Ce n'est pas quand on est entouré de 'béni-oui-oui', de cire-pompes et de courtisans que vous faites avancer un pays", a-t-il indiqué.

L'ancien Premier ministre a défini "l'esprit de cour" comme "un virus dangereux". "La cour, c'est cette incapacité à se remplir de l'objectif pour exprimer le contentement permanent de celui qui le fait et le mettre en scène".

"On est le pays de Molière, ne soyons pas dupe de la réalité des choses. Le Bourgeois gentilhomme est une pièce qu'il faut voir et revoir" a affirmé Dominique de Villepin.

Pouvoir consacré

Interrogé sur la personne tenant le premier rôle de la pièce sur la scène politique actuelle il n'a pas donné de nom mais a précisé : "c'est toujours celui qui se met en scène, celui vers qui les regards se tournent", avant de faire allusion au livre de Yasmina Reza consacré à Nicolas Sarkozy.
"Le pouvoir n'est pas fait pour être ainsi consacré, il est fait pour rendre des comptes", a-t-il dit.
"L'homme de pouvoir en France est toujours mis dans la position d'être flatté", a-t-il observé, en souhaitant que "les amis de Nicolas Sarkozy soient capables de lui dire les choses, de lui donner un autre son de cloche".

Critique
Dominique de Villepin s'autorise la critique du gouvernement tout en s'affirmant "dans la majorité. "Je suis dans une majorité, dans un pays où il n'y a plus d'opposition et dans cette majorité j'estime que nous devons porter la critique" a indiqué l'ancien Premier ministre.

"Je vais vous citer ma référence : c'est Nicolas Sarkozy. J'ai été dans un gouvernement où Nicolas Sarkozy n'a pas arrêté de dire qu'il fallait animer le débat" a affirmé Dominique de Villepin avant de préciser : "Il avait raison, et je suis celui qui remplit le rôle d'aiguillon d'une majorité qui ne doit pas s'endormir sur ses lauriers."

01 septembre 2007

Démocratie


A-t-on le droit de ne pas représenter le même candidat à une élection ?

Le sortant n'est-il pas d'office le candidat à retenir ?

A Nice, il semble qu'à gauche, au PS une querelle se déroule entre deux candidats socialistes potentiels.

Si le sortant n'a pas démérité, l'autre candidat peut-il faire acte de candidature ?

Les militants vont choisir entre deux personnalités différentes à maints égards, doivent ils d'office reconduire celui qui a été le chef de la gauche plurielle ?

Est-cela la démocratie ?

Je m'interroge.

Comme je n'aime pas trop les élus inamovibles, nul élu ne doît pas être systématiquement reconduit.

On voit même Sarkozy parler de deux mandats pour un Président de la République et pas plus.

Le problème niçois se complique, depuis des mois, l'élu municipal et ses amis tiennent des propos qui ne servent pas la gauche locale, mais au contraire la droite de Peyrat et d'Estrosi avec son Sancho Pancha le Ciotti sautillant, s'agitant comme le Nicolas dit le MALTAIS.

Fin septembre, les adhérents socialistes choisiront leur représentant pour la tête de liste socialiste et/ou gauche plurielle.

Que le perdant quel qui soit accepte sa défaite et qu'il fasse un ticket avec l'autre.

Qu'une seule chose anime les représentants socialistes, l'avenir de Nice !

En ce moment ce n'est pas un spectacle brillant donné aux électeurs, et comme au niveau national cela conforte la DROITE qui n'est plus la DROITE la plus bête du monde...

Socialistes serrsez les rangs, refondez, rénovez dans la discussion, mais non dans les insultes et les perfidies.

Ne désespérez pas vos électeurs.

NICE a besoin de changer d'air, l'air Peyrat, l'ère Peyrat doit se finir!

Que l'ère Estrosi ou Ciotti ne pollue pas à nouveau l'air niçois !

CIVISME, SOLIDARITE, HUMANISME, PROPRETE, MODERNITE, CLARTE ...

26 août 2007

Discours intégral de Ségolène à Melle le 25 août 2007


"Une nouvelle étape dans la façon de penser et d’agir"

Merci pour ces retrouvailles, pour votre confiance, votre fidélité, votre engagement intact.

Certains se demandent pourquoi je prends la parole aujourd’hui à quelques jours de l’université d’été du parti socialiste.
J’ai lu certains commentaires : lorsque que les socialistes se taisent, ils n’ont rien à dire, lorsqu’ils parlent, ils sont en compétition. Je vais vous faire une confidence : j’ai quelque chose à vous dire et je ne suis en compétition avec personne et ne recherche rien d’autre que d’assumer mes responsabilités dans le débat d’idées. De toute façon, c’est un travail collectif de longue haleine qui commence. Et, même, ce que je vais vous dire aujourd’hui est le fruit d’un travail collectif, c’est le début d’un processus au long cours.Comme je m’y étais engagée et forte ce que j’ai compris durant cette campagne, je commence aujourd’hui, comme viennent de le faire tous les amis qui se sont exprimés, à mettre ce que j’ai appris au service de tous les socialistes, simplement et sérieusement et, au-delà, de l’action au service de la France. Je souhaite aussi faire monter les nouvelles générations, renouveler celles et ceux qui participent au débat.
Je ne vais pas vous faire un grand discours grandiloquent, un discours de campagne, mais vous présenter quelques idées fortes en complément de ce qui a été dit tout à l’heure. J’ai retrouvé ici une ambiance de travail propice à la réflexion.
Cette réflexion devra déboucher sur une rénovation profonde de nos méthodes et de certaines de nos idées dans la fidélité à nos valeurs.
Je me sens entièrement mobilisée et animée d’une volonté très solide et du bonheur qui nous rassemble.
Contrairement à ce que je lis ici ou là, je n’ai aucun esprit de rancune, de revanche, aucune amertume, y compris envers ceux dont la chaude affection littéraire m’entoure dans cette rentrée. Je ne suis animée que par une énergie positive, plus renforcée par les épreuves et les bonheurs vécus au cours de cette année écoulée.
Le renouveau, ce sera aussi une nouvelle manière pour nous les socialistes de travailler ensemble entre nous et une nouvelle manière de dialoguer avec les autres forces politiques parce que les besoins sont urgents et que les solutions ne peuvent pas attendre, que les Français sont impatients.
Nous sommes aujourd’hui dans l’opposition mais ce qu’attendent de nous des millions de gens c’est que nous nous comportions comme si nous étions en responsabilité pour nous mettre, là où nous sommes, parti, parlement, syndicats, laboratoires, entreprises, associations, régions, départements communes, au service de la nécessaire transformation des structures économiques et sociales du pays en agissant pour que ces mutations indispensables et difficiles ne se fassent pas au profit de quelques-uns uns et aux dépends du plus grand nombre.

Nous devons avoir la même attitude intellectuelle que celle d’un chercheur devant un problème nouveau : modestie mais obstination, esprit de curiosité et d’inventivité, rassemblement des intelligences, invention de nouvelles façons de faire, de se parler et de réfléchir.

Quelques leçons de l’élection présidentielle

L’élection présidentielle nous a fourni des leçons précieuses. Je ne serai pas exhaustive ici, bien sûr, ce serait trop long.Tout d’abord, quelle année riche d’expériences, de rencontres, d’espérances, avec ses joies et bien sûr ses peines, sa déception dans le résultat mais quelle année formatrice pour les prochaines batailles et nos prochaines victoires !

Qu’avons-nous fait ensemble ?A la fin de ces campagnes présidentielle et législative, nous avons commencé à inventer le socialisme du 21ème siècle, nous avons fait vivre à une échelle inédite et avec intensité, cette démocratie qui rend aux Français la parole et, avec elle, le pouvoir de proposer et de peser.

Nous avons redonné à nos concitoyens le goût de la chose publique et du débat politique, et notamment aux jeunes.

Nous n’avons abandonné à la droite aucun terrain, car il n’y a pas des sujets de gauche et des sujets de droite mais des problèmes que vivent les Français, notamment la baisse du pouvoir d’achat en cette rentrée. Par contre, il y a des manières de gauche et des manières de droite d’apporter des réponses à ces problèmes et aussi des dépassements et des convergences au-delà de l’affrontement bloc contre bloc.

Nous avons rencontré tant de gens dans tout le pays qui ont soif de progrès.
Tant de gens qui refusent l’assistanat mais veulent des solidarités vraies, efficaces, respectueuses de la dignité due à chacun.

Et pourtant, nous avons perdu.

Pourquoi ?

Il y a, en effet, parmi d’autres raisons, deux chantiers essentiels que nous n’avons pas eu le temps de conduire à leur terme et pour lesquels il faut reprendre l’ouvrage :

* actualiser complètement nos réponses, nos propositions pour qu’elles soient en prise directe sur la société et les attentes d’aujourd’hui. Il nous faut voir le monde tel qu’il est et moi-même je l’avoue, j’ai parfois improvisé à cause du temps qui était compté.Mais regarder les choses en face ne suffit pas : il nous faut aussi être inventifs, créatifs, ne pas déplorer ce qui n’est plus : repérer et comprendre les prémisses d’autres possibles, penser les menaces mais aussi les opportunités nouvelles du monde d’aujourd’hui, pour mieux protéger de ses risques et se saisir de ses chances.

* le temps nous a aussi manqué collectivement pour nous organiser en un grand parti moderne, portes et fenêtres largement ouvertes sur la société, efficace, tirant dans le même sens, mobilisant au mieux les réserves d’intelligence collective et d’engagement de ses militants et de ses sympathisants dont j’ai pris la mesure pendant cette campagne. Un grand parti moderne qui prenne pleinement appui sur cette force de propositions dont les milliers de contributions ont montré la richesse, de l’entreprise à l’école en passant par l’excellence écologique, le logement, les retraites et tous ces grands chantiers que nous allons prendre à bras le corps en partant d’une analyse sans œillères des choses telles qu’elles sont et des attentes fondamentales que partagent les Français quels qu’aient été leurs votes.

La bonne nouvelle : ce temps qui nous a manqué, nous allons le prendre.

Je vous en fais la promesse.

Et nous achèverons le travail.

Collectivement. Fraternellement. Obstinément.

Et surtout, tous ensemble.

Mais ce que nous avons été nombreux, dans les étapes, à voir c’est qu’il faut se méfier des faux débats qui déconcertent nos électeurs. Je prendrai deux exemples. Le marché et la place de l’individu dans notre société.

* Est-on pour ou contre le marché ?
Question singulière pour un parti qui ne professe plus depuis bien longtemps l’étatisation des moyens de production.
Le marché nous est aussi naturel que l’air que l’on respire ou que l’eau que l’on boit. Il s’agit là d’un jeu d’enfoncement de portes ouvertes. Mais l’eau peut être polluée et l’air vicié et c’est là que le débat politique trouve sa pertinence.

Nous inscrivons bien évidement notre action dans le cadre des économies de marché et s’il faut l’écrire, écrivons-le une fois pour toutes.

Mais nous ne faisons pas confiance au marché pour assurer la justice sociale et la cohésion démocratique des sociétés, et s’il faut le dire disons-le.

Le marché se dirige spontanément vers là où il y a du pouvoir d’achat.
Il n’est pas, contrairement à une gentille comptine des théoriciens libéraux, lucides sur les nouvelles demandes sociales, les souffrances, les carences. Il s’y engouffrera quand l’action politique et les évolutions de la société auront créé le mouvement et le mouvement, le besoin.

Par exemple, l’industrie pharmaceutique et l’industrie du tourisme ont connu hier un boom grâce aux lois sur les congés payés et la sécurité sociale. Cette même logique se vérifiera demain avec la sécurité environnementale. Le marché doit avoir sa place, toute sa place, rien que sa place. Les socialistes allemands ont une devise, le marché chaque fois que cela est possible, l’Etat chaque fois que cela est nécessaire.
Nous, socialistes français, nous pouvons y ajouter la juste place des services publics.

Je suis convaincue qu’un Etat et des collectivités locales en symbiose avec la société sont la canne d’aveugle du marché. Ce qui veut dire des pouvoirs publics performants et une société agissante, participative, et par-dessus le marché une économie dynamique.

* Seconde leçon et autre faux débat,l’individualisme.

Nous, socialistes, ne serions pas au clair quant à la place de l’individu.

Je suis assez sidérée que nous ayons peur de l’affirmation de l’individu qui est dans nos textes juridiques fondateurs celle de la personne humaine.

Depuis l’Habeas corpus, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la convention européenne des droits de l’homme, la liberté de conscience et d’expression de chaque être humain, et je n’oublie pas les droits de la femme et de l’enfant, tout le progrès de la civilisation fut d’attribuer des droits nouveaux à chaque humain : le droit à un travail, à une famille à un logement, au savoir, à la santé.

Le rôle éminent de l’individu a commencé là et soyons en fiers d’y avoir contribué.

Notre objectif est donc de favoriser le plein épanouissement de chacun et nous sommes de gauche précisément en ce que nous affirmons que chacun recèle des talents propres et que chaque être humain est singulier dans l’humanité plurielle.

La confusion réside ailleurs.
Cette charge contre l’individualisme révèle notre difficulté à élaborer des formes nouvelles et adaptées de délibération collective.
Nos concitoyens sont informés et ils demandent encore plus d’information, ils cherchent les lieux de confrontation, comment prétendre le contraire après ce que nous avons vécu durant la campagne présidentielle ?

Le Parti Socialiste du 21ème siècle doit être à la fois un lieu de connaissance, un lieu de délibération, d’élaboration, enfin un outil de combat collectif. Il ne peut l’être que s’il vit en osmose avec les citoyens dont il est une des représentations.

Ses réunions doivent être ouvertes, les mouvements de société doivent lui être associés, les forums doivent nourrir ses propositions en amont, l’usage d’Internet doivent lui permettre d’être en contact quotidien avec ses millions d’électeurs.

Nos congrès doivent obéir à cette nouvelle logique.

Plutôt que d’être le camp clos d’affrontements parfois obscurs, les positions des uns et des autres doivent avoir été validées par des débats qui leur donneront leur légitimité. Il faut que notre fonctionnement favorise les vrais débats et pas la prolifération des motions qui donnent souvent lieu à des règlements de compte inutilement brutaux suivis de synthèse parfaitement illisibles.
Les Français se détournent de cette manière de faire de la politique. Ils sont au-delà et pas en deçà, Ne nous y trompons pas ce malentendu sera fatal au Ps s’il n’est pas levé, et vite.

Enfin, si nous sommes ensemble, c’est pour ne pas se désunir à la première contrariété d’ambitions. Notre nouveau fonctionnement devra être clair là dessus aussi.

Ceci signifie que la vie interne doit tenir compte des échéances institutionnelles. Le programme ne doit pas être un programme de tactique interne mais un programme pour convaincre et gagner et pour faire progresser notre pays en réhabilitant justice et efficacité.

Le Parti socialiste est un grand parti, mais c’est aussi aujourd’hui un parti qui doute.

C’est fructueux, le doute, c’est se poser des questions sur ce que l’on est, sur ce que l’on pense. C’est un mouvement nécessaire, je dirai même salutaire : car j’y vois la marque de ceux qui savent se mettre en question pour avancer.

On nous dit que la gauche dans son ensemble est aujourd’hui affaiblie par une accusation à laquelle elle n’a pas répondu avec suffisamment de force.

La gauche est suspectée de faire du collectif la mesure de toute chose.
Accusée de faire des situations individuelles le seul résultat d’inerties sociales, de reproductions.
Suspectée de déresponsabiliser nos concitoyens, aussi, et de ne parler que de droits, quand il faudrait parler de devoirs et de contreparties.
Accusée d’oublier la flamme qui anime tous ceux qui, chaque matin, se rendent à leur travail pour nourrir leur famille et se bâtir une vie digne.

Nous ne devons pas seulement répondre à cette suspicion, mais reprendre l’offensive parce que c’est seule une bonne articulation de l’individuel et du collectif qui permettra d’affronter les mutations du monde et les légitimes aspirations à la réussite individuelle.

Etre socialiste, c’est penser en effet que le collectif vient en soutien de chaque foyer, de chaque personne insuffisamment armée pour affronter les difficultés de la vie.

Etre socialiste, ce n’est donc pas nier le potentiel de l’individu mais comprendre que l’individu isolé est faible, que sa volonté, aussi forte soit-elle est parfois insuffisante.

Etre socialiste, c’est faire en sorte que chacun bénéficie de garanties collectives pour retremper ses ambitions et se créer de nouvelles opportunités.

Etre socialiste, finalement, c’est penser la complémentarité profonde qui existe entre l’individu et la société et refuser l’opposition caricaturale que certains en font.

Une sécurité sociale efficace, des services collectifs dans tous les territoires, une école et une formation dignes de ce nom, un accompagnement personnalisé vers l’emploi, c’est cela qui, pour nous à gauche, permet aux individus d’affirmer leurs choix et leur liberté, de s’affranchir d’un destin tracé d’avance.

Aujourd’hui, c’est l’idéal socialiste qui est au service du progrès de chaque personne, de toutes les femmes et de tous les hommes de ce pays. Et c’est la droite, qui tout en mettant en avant la responsabilité et la liberté de chacun, dissimule son engagement au côté des réseaux, des rentiers, des gens de pouvoir et d’influence.

La complémentarité entre le collectif et l’individuel me permet de dire avec force qu’il n’y a pas de droits sans devoirs.
Parce que chacun d’entre nous est comptable des moyens collectifs mis à sa disposition. Cet équilibre, la gauche a donné le sentiment qu’elle l’oubliait. Cela ne doit plus jamais arriver.

Je pense également que la notion de responsabilité est fondamentale. Et nous autres, socialistes, ne devons pas avoir peur de le dire car cette éthique de la responsabilité est ancrée au plus profond de notre patrimoine, chez Jean Jaurès comme chez Léon Blum.

La responsabilité de chacun vient du fait que nous vivons dans une communauté de citoyens. Lorsque je suis soigné, d’autres contribuent aux soins que je reçois. Alors il est normal que je rende des comptes, il est normal que je ne dise pas simplement « c’est mon droit ».

C’est cette conviction aussi qui nous conduit à souhaiter un Etat performant, capable de faire une juste utilisation des deniers publics.
L’Etat ne peut pas se permettre de dilapider l’argent des impôts de manière inconsidérée ; l’Etat a le devoir à chaque instant d’évaluer son action.

Vous l’avez compris, équilibre des droits et des devoirs, éthique de la responsabilité, efficacité de l’action publique, autant de valeurs que la gauche et le Parti socialiste doivent à nouveau faire entendre, approfondir, et accompagner de propositions innovantes. Cette liste n’est pas exhaustive, car il y aurait plein d’autres sujets à évoquer à l’échelle nationale comme internationale. A commencer bien sûr par celle, majeure à mes yeux, de l’excellence écologique, que j’aborderai dans quelques jours, notamment à l’Université d’été de La Rochelle.

Et que dire aujourd’hui de la politique conduite dans le pays sans caricaturer le pouvoir.

Je crois que la nouvelle politique à gauche doit reconnaître qu’il y a dans ce nouveau pouvoir une sincère volonté de réforme, un mouvement même frénétique, une réactivité du chef de l’Etat et qu’aujourd’hui la majorité de nos concitoyens le reconnaissent.

Mais annoncer la réforme, ce n’est pas l’accomplir et c’est ce que là que la critique est légitime et que pour aider à faire avancer la France, nous devons dire ce qui ne va pas et proposer les réformes de bon sens, dans le parti, à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Et paradoxalement, face à ce mouvement perpétuel, ce qui menace la France aujourd’hui, en plus des injustices fiscales, du nouvel impôt en préparation, c’est l’immobilisme.
De vieilles méthodes ressurgissent : empilement de lois, mis en place de commissions tous azimuts.
La dernière en date, la commission Attali sur les freins à la croissance, fait suite à une commission Camdessus sur le même sujet de 2004 qui proposait au ministre des finances de l’époque Nicolas Sarkozy, 110 propositions pour lever les freins à la croissance.
Ce n’est pas une bonne gouvernance. Notre pays prend du retard.

Prenons trois exemples :

sur la justice on aggrave les peines sur les récidives. On froisse au passage quelques principes mais surtout on ne donne pas plus de moyens au juge pour suivre l’application des peines et surtout on n’a pas les moyens d’augmenter la place et les conditions de dignité humaine dans les prisons. Le nombre de personnels soignants est notoirement insuffisant en prison.

Nous en sommes au moins à six lois, peu ou pas évaluées. Et toutes vouées à l’échec par défaut de moyens.

Il est temps de rompre avec ce cycle infernal de lois sans moyens qui ne protègent pas les victimes et qui à la fin décrédibilise et ignore tous les rapports déjà rendus sur ce sujet dont le dernier en acte, celui de la commission Robert, recommande des moyens humains nouveaux et surtout pas de lois nouvelles.

Autre exemple, un premier pas a été fait sur l’autonomie des universités qui est une bonne chose en soi. Seulement cette autonomie ne peut marcher qu’à deux conditions. Première condition c’est que les décisions des présidents d’universités ne soient pas discrétionnaires.Mais surtout, l’autonomie ne conduit à l’excellence que si elle en a des moyens. La loi est muette sur ce point. Le problème des 40% d’échec en premier cycle n’a pas été pris à bras le corps. On est au milieu du gué.

Autre exemple encore, au lieu de polémiquer sur la question du service minimum, il faudrait s’occuper des retards dans les transports qui constituent les principales nuisances pour le quotidien des usagers et des familles.
Au lieu de faire, allons, disons-le, une loi sans effet pour faire plaisir à son électorat, on aurait pu utilement s’inspirer de la RATP où les syndicats et la direction ont trouvé une forme tout à fait moderne et adapté d’anticipation des conflits.Se trouve posée la question de la morale de l’action politique : ne plus faire croire par des annonces ou des lois que les problèmes sont réglés, car l’exaspération populaire pourrait venir plus vite que prévu.

La croissance ne sera pas au rendez-vous sans les réformes indispensables qui permettraient de muscler notre appareil productif. Sans ces réformes, les facilités fiscales d’aujourd’hui seront lourdement compensées demain. Et les plus fragiles d’aujourd’hui seront plus exposés demain et les familles à revenu moyen seront ceux qui paieront la facture de la croissance non retrouvée.

Nos inquiétudes sur la mauvaise utilisation des fonds publics sont attisées par la crise boursière et les mauvaises performances de croissance du mois dernier.
D’ailleurs le gouvernement est en train d’étudier la création d’un nouvel impôt, qui n’était pas au programme la TVA sociale.

Finalement ce paquet fiscal, qui est déjà incompris de nos partenaires européens, le sera encore moins demain des Français. Je demande, et c’est bien le minimum, que le gouvernement procède à une évaluation loyale et transparente devant les Français, du double impact de la crise financière et du paquet fiscal.

Quel est le bilan aujourd’hui de la politique conduite ?
On donne beaucoup à ceux qui ont beaucoup, un peu à ceux qui ont un peu et rien à ceux qui n’ont rien. Surtout, c'est une politique qui, pour l’instant, ne prépare pas la France et les Français à relever le défi de la croissance et de la mondialisation.

- Quelle est la réalité de notre situation économique? Nous sommes lourdement endettés: plus de 20 000€ par Français. Et en même temps nous devrions investir dans l'avenir, justement pour générer la croissance qui nous permettra entre autre de rétablir l'équilibre de nos comptes.

La France doit investir en priorité dans l'enseignement supérieur et la recherche. En dépit de nombreux atouts (un excellent système de formation primaire et secondaire, une sécurité sociale que le monde nous envie), la France est en effet mal préparée pour affronter les défis de l'économie de la connaissance et de la mondialisation.
Un chiffre seulement résume tout: nous investissons chaque année moins de 1% du PIB dans l'enseignement supérieur, alors que les pays d'Europe du Nord et les Etats-Unis investissent près de trois points de PIB, soit trois fois plus!
Ensuite, la France doit investir dans les réformes structurelles : ouvrir les professions fermées, libéraliser le secteur de la distribution, établir un véritable « Small business act » pour les PME, mettre en place une véritable flexsécurité à la française avec un service de l'emploi efficace disposant des moyens nécessaires en matière de formation professionnelle: ces réformes sont coûteuses dans le court terme, on le sait, et pourtant indispensables pour générer une croissance forte et durable.
- Dans ces conditions, les responsables politiques doivent fixer des priorités, et expliquer aux Français qu'il n'est pas possible de tout faire en même temps.
En tant que femme politique responsable, je veux dire qu'il n'est pas raisonnable de promettre aujourd'hui des baisses massives de prélèvements obligatoires. Tant qu’on n’a pas dit comment on allait régler le problème de la dette et surtout quand on sait que le gouvernement met à l’étude un nouvel impôt, la TVA sociale.

Surtout, on le sait, il faut affecter l'intégralité des ressources à ce qui relance la croissance en dynamisant tous les secteurs de l'économie.
Croissance par l'investissement dans l'enseignement supérieur, la formation professionnelle, la recherche et l'innovation. Pour préparer les salariés et les nouvelles générations à relever les défis de la mondialisation, je veux que les salariés français soient les mieux formés et les plus productifs du monde. Et pour cela il faut tenir au pays un discours de vérité.

La croissance, comme le disent tous les économistes, les experts et les chefs d’entreprises, cela nécessite le pilotage sérieux de réformes sérieuses.
Il faut préparer un véritable agenda des reformes, avec un calendrier précis des dépenses sur les différents secteurs.
Il faut être très clair sur ce qu'on peut et ce qu'on ne peut pas financer à chaque étape. C'est cela qui redonnera à la France sa crédibilité économique auprès de ses partenaires européens, crédibilité qui nous fait cruellement défaut. C’est cela aussi respecter les Français.

- Or, le pouvoir actuel n’a t-il pas fait tout le contraire d'une politique sérieuse ?
Il a distribué sans compter des cadeaux fiscaux pour des montants considérables: au total plus de 15 milliards d'euros en année pleine pour le paquet fiscal, soit l'équivalent d'une hausse de deux points de TVA sans avouer qu'en l'absence de croissance forte ces décisions vont conduire inexorablement à des dépenses injustes : de nouvelles franchises médicales, le projet de création d’une TVA dite sociale, un alourdissement de la dette, et l'impossibilité de financer des réformes de croissance véritables, celles que plusieurs de nos voisins européens ont entreprises.
Un système dangereux est à l’œuvre pour notre économie.
Surtout, les nouvelles dépenses de 15 milliards ne sont pas des investissements d’avenir. Croit-on vraiment préparer les Français à relever les défis de la mondialisation en dépensant des sommes importantes uniquement sur les heures supplémentaires ?

En revanche, et comme nous l’avions proposé, le renforcement du crédit d’impôt recherche annoncé hier va dans la bonne direction.

La politique étrangère soulève aujourd’hui beaucoup de questions.

La France se distinguait par une certaine cohérence de sa diplomatie.
Quel spectacle donne-t-elle depuis deux mois ?
En Afrique celle d’un président qui donne au Sénégal des leçons de gouvernance à l’Afrique et qui ose tenir des propos humiliants « l’homme africain qui aurait manqué son rendez-vous avec l’histoire » et qui, le lendemain, s’affiche au Gabon avec un chef d’Etat, archétype d’une vieille histoire. Où est la cohérence, où est le message, où est la dignité ?

Les Etats-Unis. Voilà un pays qui est touché par une crise d’identité, qui se cherche un rôle dans l’après guerre froide.
L’Amérique est impliquée dans une remise en cause profonde de sa politique étrangère et nul ne peut ignorer le remarquable rapport James Baker, qui prône une nouvelle approche basée sur le dialogue plutôt que sur le rapport de force militaire.
Le doute traverse le parti républicain lui-même et le peuple américain a validé cette nouvelle approche lors des élections au congrès et la présidence de Nancy Pelosi dont chacun se souvient des positions fermes et courageuses.
A contre-courant de ce formidable mouvement, pourquoi le président de la République française s’est-il cru obligé de rencontrer le seul Georges bush et ensuite de dépêcher son ministre des affaires Etrangères dans une visite en Irak, si peu préparée, qu’elle n’a été saluée que par George Bush et que la proposition de conférence a été sèchement refusée par le gouvernement irakien.
Où est la cohérence, où est le message, où est la dignité ?

Au même moment, nous constatons que Gordon Brown se démarque habilement et sans esbroufe de la politique néo-conservatrice de l’administration Bush.

Le monde attend autre chose de la France et je suis sûre que tôt ou tard les Français demanderont autre chose à leurs gouvernants.
Cela m’amène naturellement à parler du renouveau de la gauche et de notre idéal socialiste.

Nous avons un travail politique passionnant à accomplir, parce que nous croyons à notre mission et que nous devons comprendre la France et le monde.

Le parti socialiste est à la fois un lieu de connaissance, de délibération, un laboratoire d’idées, enfin un outil de combats collectifs.
Il le sera complètement s’il vit en osmose avec les citoyens dont il procède. Ses réunions doivent être ouvertes, les mouvements de société doivent être associés aux solutions qu’il élabore, les débats doivent nourrir ses propositions en amont, l’usage d’internet doivent lui permettre d’être au contact quotidien avec des millions de citoyens, pour faire partager son travail et ses valeurs.

La participation massive de jeunes citoyens à l’élection présidentielle ou d’électeurs qui s’en étaient détournés constitue une injonction à changer à laquelle nous ne pouvons plus dorénavant nous dérober.
C’est par centaines de milliers que ces électeurs qui ont partagé notre espérance doivent nous rejoindre car nous avons besoin d’eux pour accomplir la transformation nécessaire.
A ceux qui y verraient une utopie, je rappellerai que des centaines de milliers d’adhérents, c’est le droit commun des grands partis socialistes et socio-démocrates en Europe. Un parti rénové devra le permettre. C’est le défi de la rénovation.

Au-delà de toutes les qualités du parti socialiste où nous nous sentons bien, de ses militants et de ses cadres, de ses dirigeants, dont je veux ici une nouvelle fois souligner avec force, l’incroyable, l’exceptionnelle, la fabuleuse mobilisation pendant la campagne.

Au-delà de toutes ces qualités, qu’est-ce qui ne peut plus durer au parti socialiste ?

* les champs clos d’affrontements obscurs

* des règlements de compte inutilement brutaux

* une violence verbale incompatible avec l’idéal socialiste

* parfois de la désinvolture alors que le vote des militants devrait être respecté par tous

* des luttes de place et de courants qui étouffent le débat d’idées et qui assèchent les sections.

On pourrait continuer longtemps la liste de ce dont nous sommes collectivement responsables. Constatons le gâchis de talent qui n’est plus possible face à une alternance.
Le renouveau du parti socialiste doit aussi conjuguer efficacité politique, éthique du débat et des comportements.
Je n’hésite pas à le dire : il faut un parti réuni, amical et discipliné.

Les phrases désobligeantes, outre leur vulgarité, font un mal terrible à l’œuvre collective.

Changer de méthode, c’est ce qui fera aussi la crédibilité des propositions des socialistes car les Français sauront sur quoi ils peuvent compter.

De la qualité de notre rénovation dépendra celle de notre inscription dans la vie politique nationale.

Je vous appelle tous et toutes à vous emparer de ces débats qui s’ouvrent.

J’appelle le plus grand nombre de citoyens à nous rejoindre et à tous les adhérents de Désirs d’Avenir à venir au PS.

Je souhaite que tous les mouvements et sensibilités de progrès y soient associés le plus tôt possible.
Les socialistes ne doivent pas rester entre eux.
Nous avons vocation par la dynamique des débats au service des problèmes des gens que nous impulseront à favoriser les convergences de toute la gauche, des communistes, des radicaux, des écologistes et, s’il le souhaite, avec le Modem.
Notre stratégie de projets municipaux doit être cohérente et éclairée par nos débats d’idées nationaux. Sinon, nos alliances seront indéchiffrables et il y aurait un risque évident de dispersion du parti.

Il y a une urgence de réforme.

Oui, à droite, il y a non seulement des injustices qui se creusent, il y a un risque d’immobilisme. Nicolas Sarkozy et son gouvernement, au-delà des annonces et des lois sans moyens, doivent maintenant prendre leurs responsabilités et réformer en profondeur pour faire revenir la croissance.
Le rôle de la gauche c’est de pousser à agir et dans le bon sens sans tarder. D’où l’urgence de définir une stratégie, de mettre en oeuvre de nouvelles formes d’organisation et d‘action et d’imposer nos idées et nos propositions dans le débat public. Elles s’imposeront par leur excellence d’autant plus naturellement qu’auront été mobilisées les plus grandes compétences et qu’elles auront été validées par le plus grand nombre.
Nous avons tous été témoins de l’immense désir d’avancer des Français.
Ce pays est prêt pour les réformes mais sans celles-ci, il régressera très rapidement à l’échelle planétaire car d’autres pays et d’autres continents vont de l’avant et nous dépassent. La mission historique de la gauche et des socialistes, c’est de moderniser la France à la lumière de la justice et du progrès et d’être la voix de ceux qui n’ont pas de voix.

C’est pour cela qu’il faut être debout, être le lieu où convergent, avec bonheur et fraternité, toutes les intelligences collectives et continuer à se battre ensemble.

20 août 2007

Carte d'identité version Pasqua

Pasqua et la carte d'identité ... 1993 1994 ça continue !

Journal Libération du jeudi 16 août 2007 !

«Ma grand-mère a sorti sa carte avec la mention "juif"»

Les témoignages de lecteurs affluent après notre article sur les déboires d’une Française, Brigitte Abitbol, pour obtenir ses papiers d’identité.Par Catherine Coroller

Les déboires avec l’administration de Brigitte Abitbol, Française juive née en Algérie en 1950, Libération du 7 août, ont passionné les lecteurs de Liberation fr.

Comme à tous les Français nés hors de l’Hexagone ou de parents étrangers, cette quinquagénaire s’est vu demander, pour le renouvellement de sa carte d’identité, un certificat de nationalité, délivré par un tribunal d’instance, en l’occurrence celui de Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Mais, comme elle porte un patronyme à «consonance israélite», le greffier lui a demandé de fournir un «acte de sa religion».

Objectif : s’assurer que Brigitte Abitbol est bien juive, ce qui laisse supposer qu’elle descend d’une famille naturalisée en 1870 grâce au décret Crémieux, comme la quasi-totalité des juifs d’Algérie.
Brigitte Abitbol a refusé de produire un tel document.
Elle n’a toujours pas de carte d’identité.Et son cas n’est pas isolé.

Médiateur.

Le grand nettoyage organisé par l’Etat depuis 1993-1994, lorsque la carte d’identité papier a été remplacée par sa version informatisée et sécurisée, en désoriente plus d’un.Ainsi Gérard à qui une greffière du tribunal d’instance du XVIIe arrondissement de Paris a demandé «un certificat de judaïcité». «Il a fallu l’intervention du médiateur de la République pour résoudre ce problème, témoigne-t-il. Un grand-père qui s’est battu en 14-18, un père mort pour la France et moi-même deux ans d’armée dans les paras… bravo pour l’égalité, la fraternité».

De même Mita : «Juive d’origine algérienne, il m’a été demandé de prouver ma nationalité française. J’ai produit le jugement de nationalité de mon père ainsi que le livret de famille. Il m’a été demandé, malgré ce premier jugement, de prouver ma judaïté, comme si le décret Crémieux prévoyait que les descendants des juifs algériens devaient rester juifs jusqu’a la nuit des temps. Il se trouve que je suis restée juive et que j’ai produit le certificat demandé, mais si j’en avais eu le temps et les moyens, j’aurais saisi le Conseil d’Etat».

Mamwe raconte que sa mère a vécu la même mésaventure que Brigitte Abitbol : «Il lui est arrivé la même chose à la mairie de Massy (Essonne). En effet, elle est née en 1953 à Bône en Algérie. Son nom de jeune fille à consonance israélite , y est peut-être pour quelque chose. Mais elle a fait un tel scandale que c’est passé».
Que l’administration ose réclamer un «certificat de religion» choque les internautes.
«On n’a pas à demander un acte religieux, s’insurge Warp. A quand une demande de baptême pour les inscriptions dans les maternelles ? Lamentable».«Et si cette dame était de famille juive athée ? questionne un autre. Comment avoir un acte religieux ? On fait quoi, on lui paie un charter ? Pour aller où ?»

«Dégradant».
Les non-juifs nés à l’étranger ou de parents étrangers sont censés avoir hérité de la nationalité française par le sang et non grâce au décret Crémieux.
Ils ne sont pas astreints à la fourniture d’un certificat religieux. Mais beaucoup jugent humiliant de devoir produire un certificat de nationalité. «Je témoigne en tant que pied-noir. C’est dégradant de se voir considéré comme non-français», écrit un homme. *
«Née en Algérie d’un père réfugié espagnol, naturalisé français et d’une mère née en Algérie, j’ai dû moi aussi prouver ma nationalité, rapporte Caroline. Fonctionnaire depuis 38 ans, j’aurais pu en rire mais je me suis sentie furieuse et surtout… en danger. J’imagine si j’avais été juive, ou noire ou beur…»
Ce lecteur raconte l’histoire de sa grand-mère : «Elle est née en 1919 dans un shtetl en Pologne à 30 km de Dachau, et a été naturalisée française en 1921 après que sa famille a émigré suite aux premiers pogroms.En 2001, elle s’est vu demander un certificat de nationalité pour le renouvellement de sa carte d’identité. Elle a expliqué que son village avait été détruit et brûlé et qu’il n’existait plus de documents.
On lui a rétorqué qu’alors elle serait renvoyée dans son pays .
Elle a sorti sa carte nationale de Français éditée en 1943 et barrée de la mention JUIF et m’a téléphoné en larmes…
J’ai demandé à voir le sous-préfet et celui-ci a fini par s’excuser et ma grand-mère a eu sa carte.»Autre catégorie de population qui vit particulièrement mal l’obligation de fournir un certificat de nationalité, les Français descendants de personnes nées en Alsace-Lorraine entre 1870 et 1918 alors que cette province était allemande.
«J’ai dû renouveler mes papiers et ceux de mes enfants, raconte Isabelle. L’administration a exigé un certificat de nationalité car un de mes parents est né en Alsace. On m’a demandé le livret militaire de mes deux grands-pères (morts depuis longtemps), ne les ayant pas, il y a eu enquête approfondie. Manifestant mon mécontentement devant cette procédure basée sur le délit de sale origine , on m’a gentiment répondu que je n’étais française que par réintégration.»
Indépendance.
L’inquisition administrative atteint son maximum pour les Français originaires d’anciennes colonies descendants, non pas de colons, mais d’indigènes.
L’administration zélée s’attache alors à vérifier si eux - ou leurs parents - ont fait toutes les démarches nécessaires pour conserver la nationalité française lors de l’indépendance.L’enquête aboutit parfois à un retrait de la nationalité.
«Pour les Français nés à l’étranger et notamment ceux nés au Maghreb, s’insurge Mathkara, il est assez déroutant, pour ne pas dire vexant ou humiliant, à 50, 60 ans et plus, de voir de jeunes freluquets venir demander à des individus, français depuis des années, de justifier de leur francité .Le pire étant lorsque après avoir été français pendant plusieurs décennies, on vient vous dire : ha, mais en fait, non vous n’êtes pas français, vous allez devoir retourner dans votre pays car vous êtes en plus sans-papiers ! »

Il me semble qu'il y a une erreur sur Dachau situé en Pologne c'est en Bavière, mis à part cela ces témoignages sont épouvantables ...

Triste, kafkaien...

Ca dure et depuis 1994 la gauche a été au pouvoir !

Et avec Sarko on nous joue l'identité nationale !

10 août 2007

Idées, pensées en vrac

"... La chasse aux sans-papiers n'a pas cessé, même avec le précédent gouvernement. La situation est tout de même pire aujourd'hui car la logique détestable de la répression est accolée à une politique d'identité nationale. Et la politique d'aujourd'hui considère que les sans-papiers portent atteinte à cette fameuse identité nationale. Nous sommes aujourd'hui dans une situation de xénophobie d'Etat...."

Michel Tubiana,président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme

*************************************************************************************

Un Blog incroyable celui d'une niçoise : Cendra !

Très riche, de la politique, des photos, de la poésie à découvrir !

http://leblogdecendra2.blogspot.com/

Allez-y vraiment cela vaut le détour !

**************************************************************************************

Sarko superstar depuis son élection, partout, omniprésident qui fait un aller/retour pour assister aux funérailles de Mgr Lustiger ...

Un mec bien ce président !

Qui paie ? lui, ses amis ou l'Etat ?

*************************************************************************************

Un krach en août 2007 ?

C'est beau la spéculation !

30 juillet 2007

Michel, ciao l'ami !

Des années, des années que je t'admire.

Du rire aux larmes.

Tu as déteint sur moi, mon humour, mes fous rires font dire aux amis que je te ressemble.

Parti ce 29 juillet, tu l'as fait le jour anniversaire de naissance de mon père.

Aujourd'hui tu nous as quitté, je suis triste.

Mais je sais qu'en catholique, tu es maintenant au Paradis avec ta fille et tous ceux que tu aimais.

Merci M. Serrault

26 juillet 2007

Coup de gueule sur Nice ! rien ne change !










Nice est une ville sale et incivique.


Je l'ai déjà dit en 2006 mais nous sommes excédés de voir une situation se dégrader à ce point.
"NOUS": ce sont des habitants de Nice respectueux des autres, qui ne comprennent pas l'inactivité de la majorité municipale face à cet incivisme.



Un belle Place Masséna (!) oui ... et le reste ?

Comment peut on laisser sales les abords du Théatre, du Musée, d'Acropolis, les abords de la Place Ile de Beauté : odeurs, grafittis, canettes, détritus, déjection canine...

Beaucoup d' habitants de Nice sont inciviques, jettent leurs déchets dans la rue, sur les rails du futur tramway, les tags recouvrent une partie des murs du Vieux Nice ...

L 'Avenue de la République est à nouveau ouverte aux automobiles (!) , et est devenue un vaste parking et il faut être prudent, vélos, motocyclettes, automobiles circulent dans tous les sens !

Les sens interdits ?

Smolett régulièrement des voitures, des scooters la prennent à contre sens, rue Delille pareil, rue Defly des voitures ne peuvent l emprunter du sens Gioffredo vers le Mamac, elles le font !

Une autre aberration, l'arrêt de bus face à la tête au Carré, quand deux ou 3 bus s'arrêtent, ils bloquent la circulation et empêchent les piétons d'emprunter les passages protégés, idem pour ceux qui tournent au Pont Barla !

Dans la nuit du 7 au 8 juilet deux containers de la ville ont pris feu, et ce n'est pas la première fois dans le quartier de NICE TNL.

Pourquoi la municipalité n'est pas plus sévère avec ces délinquants, le maire n'est pourtant pas de gauche, réputée à tort pour son laxisme, et M. Peyrat n'est pas connu comme ça !

Bien sûr il n'est pas au courant de tout, même des agissements de ses conseillers, de son entourage, des affaires !

Pourtant la ville de Nice est une ville touristique !

A ce propos pourquoi en août 2007, l' avenue Jean Médecin est encore un véritable calvaire pour les piétons ? pour dégouter les visiteurs, les touristes ?

Et que dire des feux rouges grillés systématiquement par une, deux ou trois voitures... idem pour les bus ! On se sent obligé de dire merci lorsqu'un automobiliste vous laisse passer et que c'est à nous piétons de traverser...

Et les cyclomoteurs pétaradant... plus ça fait de bruit, plus on en voit !

Les travaux du tramway, l'incivisme, la saleté des rues ...

Ah oui il fait bon vivre à NICE . . .

16 juillet 2007

Incarcérer ne sert plus à rien,lu dans le Nouvel Obs...

Le point de vue de Sébastian Roché

Incarcérer plus ne sert à rien
L'opposition est prompte, en matière de sécurité, à accuser la majorité de populisme. a réalité du mal est bien pire que cela: la culture de l'ignorance prévaut au sein de l'Etat central français, sous la gauche comme sous la droite.
Dans notre pays, on étudie avec plus d'attention l'effet du shampoing antipelliculaire sur le cuir chevelu que celui du recours à la sanction par la privation de liberté sur la sécurité de notre nation.
En dépit de trente années de polarisation des débats publics sur la délinquance des mineurs, aucune étude scientifique n'a jamais été commandée afin de valider des méthodes efficaces pour prévenir la récidive.
Lorsque de telles approches furent proposées, elles se virent écartées par le pouvoir.Certes, la droite a mieux compris que la gauche que la violence physique est un vrai problème et qu'on ne peut pas attendre d'avoir corrigé les effets pervers de la mondialisation pour s'en occuper. Elle a mieux compris qu'il existe des noyaux durs de délinquance.
Elle a su faire fructifier électoralement cette approche. Mais pour en faire quoi?Les dispositions prévues par le projet de loi portant sur la récidive des mineurs visent à une chose: incarcérer plus.
Il y a un fondement supposé à ce choix: la croyance qu'une plus grande sévérité de la loi et de son application dissuade d'agir, et aussi de recommencer si on a été pris la main dans le sac. Est-ce vérifié dans les faits?
Depuis 1978, de nombreux Etats américains ont modifié les lois pour juger les mineurs comme des majeurs soit en abaissant l'âge de la majorité pénale, soit en les jugeant dans des juridictions pour majeurs, soit en fixant des peines planchers (c'est-à-dire des condamnations minimales obligatoires).
Des études rigoureuses ont été conduites et publiées dans les revues scientifiques les plus prestigieuses. La première porte sur les effets des transferts à la suite du vote d'une loi emblématique en 1978 à New York (New York Juvenile Offender Law) qui abaisse l'âge de jugement dans une juridiction pour adultes à 14 ans lors de violences graves. En comparant les niveaux de délinquance violente quatre ans avant et quatre ans après le vote de la loi, et en comparant la ville de New York à celle de Philadelphie (qui n'a pas voté de nouvelle loi), on découvre que la menace de sanction ne sert à rien et que l'invocation de la dissuasion est inopérante. Les études ultérieures le confirment.


D'autres travaux portent sur le suivi des adolescents violents qui ont été transférés dans une cour pour adultes.
Toujours à New York, les jeunes auteurs de délits violents jugés comme des majeurs sont plus souvent récidivistes et ont commis un nouveau délit plus rapidement après la fin de leur peine que ceux qui sont restés dans les juridictions pour mineurs.
C'est la même chose en Floride, l'Etat champion de ce tour de passe-passe. En fait, ce dispositif accroît la récidive! Dans les 22 Etats américains où les mineurs sont jugés comme des majeurs, les chiffres sont clairs et confirment ces effets indésirables. Supprimer ce que nous appelons l'«excuse de minorité» n'est donc pas une mesure efficace contre la récidive.
Enfin, des peines planchers ont été introduites aux Etats-Unis en 1986 et en 1988 pour lutter contre le trafic de drogue. Malgré l'explosion des incarcérations (1 détenu sur 4 l'est pour ce motif), cela ne marche pas. Le trafic de drogue est toujours aussi florissant.

Pourquoi incarcérer plus ne fait-il pas baisser la récidive? Les délinquants impliqués dans le trafic de drogue n'ont pas peur des risques: dotés d'un profil à forte impulsivité, ils les recherchent!
Pour les mineurs, le sentiment d'avoir été traités injustement renforce le discrédit vis-à-vis de la police et de la justice, et par conséquent le non-respect des lois. Les peines planchers qui augmentent le nombre de détenus n'ont pas d'efficacité sur la réinsertion. Or c'est le travail fait avec l'adolescent qui peut lui permettre de s'amender, pas le cadre pénitentiaire en lui-même.


Au fond, quelle est la mission de Mme Dati?
Etre fidèle à un engagement du président de la République, être efficace. Ce qu'elle propose va dans le sens inverse et n'a jamais fait ses preuves.
Pourquoi donc aller chercher les «recettes» chez le plus mauvais élèves des pays occidentaux, les Etats-Unis, celui dont à population égale le taux de meurtres est le plus élevé (3 fois plus), le trafic de drogue le plus important (6 fois plus), le tout avec une population carcérale 7 fois plus nombreuse?
C'est d'autant plus aberrant que, confrontés au coût de la prison et voyant l'inefficacité de ce choix, de plus en plus d'Etats américains se détournent du recours croissant à l'incarcération. Répondre à la récidive est un réel défi.
Mais on ne le fera pas en recourant à la gesticulation.
Faute de savoir comment agir efficacement et croyant faire plaisir à l'opinion, ce gouvernement va ajouter un désordre supplémentaire à celui qu'il prétend combattre.Directeur de recherche au CNRS, Sébastian Roché est également membre de la commission d'Analyse et de Suivi de la Récidive. Il est l'auteur de «la Délinquance des jeunes» (Seuil).

Sébastien RochéLe Nouvel Observateur

06 juillet 2007

Immigration un texte inacceptable !

Immigration : un projet inacceptable

Le conseil des ministres a adopté, mercredi 4 juillet, le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration, l’intégration et le droit d’asile.

Ce texte est injuste car, en durcissant les conditions du regroupement familial, il remet en cause le droit inaliénable des travailleurs étrangers présents en France à mener une vie familiale normale. Il est aussi en total décalage avec les réalités des pays d’émigration en proposant une « formation de deux mois dans leur pays» aux demandeurs de regroupement familial.

De plus, en prévoyant des sanctions telles que « la mise sous tutelle des allocations familiales », ce texte véhicule des stéréotypes inacceptables sur les immigrés légalement installés et leurs enfants.

Enfin, ce texte est mal préparé et contribue à un empilement incohérent de règles juridiques. Nicolas Sarkozy fait preuve depuis plusieurs années d’une hyperactivité législative qui ne sert qu’à dissimuler son mauvais bilan en matière d’immigration. Il s’agit de la troisième loi sur l’immigration en 4 ans, fait inédit sous la Ve République.

Ce projet est avant tout une manipulation politicienne, fondée sur la stigmatisation des immigrés et de leurs familles. Cette rupture dans la tradition républicaine fait peser une réelle menace sur notre cohésion sociale et un risque grave de dégradation de l’image de la France à l’étranger.

Communiqué de
Faouzi Lamdaoui , Secrétaire national PS à l’Egalité et au Partenariat équitable